La volte-face sur la question des points de repère met en danger le plan sur la santé
Ottawa, le 13 octobre 2005 - L'Alliance sur les temps d'attente (ATA) est consternée et déçue d'apprendre aujourd'hui que les gouvernements, à l'échelle fédérale aussi bien que provinciale, abandonnent les patients et laissent tomber les Canadiens en choisissant de ne pas produire de points de repère sur les temps d'attente pour l'accès aux services de santé.
« Il est tout simplement inimaginable que nos dirigeants reviennent sur leur décision, dans ce premier test critique de volonté politique. Ce qu'ils disent, en réalité, c'est qu'ils sont incapables d'unir leurs efforts pour trouver une solution à la détresse de nos patients, » a déclaré le Dr Ruth Collins-Nakai, présidente de l'AMC et porte-parole de l'ATA. « Cette constatation est particulièrement troublante, puisque l'Alliance sur les temps d'attente a déjà produit les points de repère dont les gouvernements affirment qu'ils sont irréalisables. »
En septembre 2004, les premiers ministres du Canada avaient conclu avec le premier ministre Paul Martin un plan décennal de 41 milliards de dollars pour la santé, qui prévoyait notamment ce qui suit :
- « Chaque province et chaque territoire convient d'établir des indicateurs comparables de l'accès à des professionnels de la santé et à des services de diagnostic et de traitement, d'ici le 31 décembre 2005, et d'en rendre compte à ses citoyens. »
- « Des points de repère fondés sur des preuves concernant les temps d'attente médicalement acceptables, en commençant par le cancer, le cœur, l'imagerie diagnostique, les remplacements d'articulations et la restauration de la vue seront établis d'ici le 31 décembre 2005… »
« Un accord a été conclu, mais si les premiers ministres et le gouvernement fédéral n'avaient pas l'intention de respecter leur engagement, ils n'auraient pas dû signer l'entente », a déclaré Normand Laberge, vice-président exécutif de l'Association canadienne des radiologistes et un des porte-parole de l'ATA. « Or, ils se sont engagés envers les Canadiens et ils doivent respecter leur promesse en passant à l'action. À la lumière de la récente décision Chaoulli de la Cour suprême, les gouvernements font preuve d'une myopie remarquable en affirmant que les temps d'attente ne sont pas problématiques. »
Dans les cinq domaines clés de traitement et de diagnostic, l'Alliance sur les temps d'attente a produit pour le système de santé des objectifs de rendement médicalement acceptables et fondés sur les meilleures données scientifiques possibles, ainsi que des cibles de mise en œuvre, que les gouvernements pourraient utiliser dès maintenant.
« Comment se fait-il que six organisations médicales nationales et l'AMC peuvent collaborer, accepter le risque professionnel et produire les meilleurs données probantes possibles, pour se faire dire ensuite par les représentants du gouvernement que la tâche est impossible, » a demandé le Dr Collins-Nakai. « C'était la première mise à l'épreuve du plan décennal pour la santé, et nos dirigeants laissent tomber les Canadiens. »
Un récent sondage Ipsos-Reid effectué pour le compte de l'AMC a révélé que plus de huit personnes sondées sur dix (86 p. 100) jugeaient que les Canadiens devraient bénéficier des même normes en matière de temps d'attente, peu importe leur province ou territoire de résidence. Dans le même sondage, les répondants ont fortement appuyé (88 p. 100) une collaboration entre le gouvernement fédéral et les professionnels de la santé à l'exclusion des provinces, si celles-ci ne respectaient pas leurs engagements.
L'ATA reconnaît que les provinces ne sont pas toutes également prêtes à atteindre les cibles de rendement dans les cinq domaines prioritaires. C'est pourquoi l'ATA a prévu pour les provinces la souplesse nécessaire pour leur permettre de construire à partir de leurs points forts et d'obtenir de l'aide là où elles ont davantage de difficulté.
« L'ATA a offert de rencontrer les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de la santé à leur réunion de la semaine prochaine pour les aider à implanter les points de repère sur les temps d'attente pour nos patients, » a déclaré le Dr Collins-Nakai. « L'ATA, et les prestateurs de soins dans leur ensemble, sont toujours disposés à faire leur part et à travailler en collaboration avec les divers paliers de gouvernement à faire le travail nécessaire, dans l'intérêt de nos patients.
« On n'a toujours pas répondu à notre demande, et pourtant nous avons en main un plan complet, prêt à implanter. Tout ce qu'il nous faut maintenant, c'est la volonté politique de le faire. »
L'Alliance sur les temps d'attente du Canada (ATA) réunit l'Association médicale canadienne, l'Association canadienne des radiologistes, l'Association canadienne de médecine nucléaire, l'Association canadienne de radio-oncologie, la Société canadienne de cardiologie, la Société canadienne d'ophtalmologie et l'Association canadienne d'orthopédie.
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DÉCLARATION
Objet : La volte-face sur la question des points de repère met en danger le plan sur la santé
Ottawa, le 13 octobre 2005 - L'Alliance sur les temps d'attente (ATA) reconnaît que le Dr Brian Postl a précisé sa position au sujet de l'échéance du 31 décembre 2005 et a affirmé clairement qu'il y aura des points de repère fondés sur des données probantes pour les domaines prioritaires ciblés en septembre 2004 par l'Accord des premiers ministres sur la santé.L'ATA regrette de ne pas avoir inclus ce fait dans son communiqué antérieur.
