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Lauréats des prix de l’AMC de 2017

Ron Sapsord

Ron Sapsford
Prix d’honneur Owen-Adams

Ron Sapsford a consacré toute sa carrière à l’avancement de l’organisation des soins de santé et à la hausse des normes de prestation de soins de santé au Canada et, plus récemment, à offrir un service exceptionnel aux médecins de l’Ontario.

En 2010, après une longue carrière en gestion des services de santé, M. Sapsford s’est joint à l’Association médicale de l’Ontario (AMO), dont il est devenu chef de la direction en 2011. Avant de se joindre à l’AMO, il avait été sous-ministre de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario, de 2005 à 2009. Il a également occupé le poste de chef des opérations de l’Association des hôpitaux de l’Ontario et celui de vice-président directeur et chef des opérations de la Hamilton Health Sciences Corporation.

Au cours du mandat de M. Sapsford à la direction de l’AMO, de 2011 à 2015, l’association a traversé une période mouvementée où les relations avec le gouvernement provincial ont été durement mises à l’épreuve en raison de compressions unilatérales imposées aux honoraires des médecins. M. Sapsford a grandement aidé l’AMO à conclure un accord-cadre garantissant les droits de représentation des membres de l’association et comportant un mécanisme de résolution des conflits. Durant cette même période, il a également encouragé l’AMO à élargir son rôle de représentation à l’échelle provinciale et nationale.

M. Sapsford a siégé aux conseils d’administration de l’Institut canadien d’information sur la santé, d’Inforoute Santé du Canada, du Conseil consultatif national de l’Armée du Salut pour le Canada et les Bermudes et de l’organisme The Change Foundation. Il siège actuellement au conseil d’administration de l’Hôpital Michael Garron, de Schlegel Health Inc. et de l’organisme Associated Medical Services Inc. M. Sapsford détient un baccalauréat en sciences de l’Université de Toronto et une maîtrise en administration des affaires de l’Université d’Ottawa.


D<sup>r</sup> Jean-Claude Forest

Dr Jean-Claude Forest
Médaille de service de l’AMC

Durant ses quelque 40 années de carrière, le Dr Jean-Claude Forest a rehaussé les normes de pratique de la profession médicale au Canada et ailleurs dans le monde. Il a aussi contribué à l’amélioration des soins directs dispensés aux femmes enceintes dans le cadre de programmes de dépistage prénatal au Canada.

Parmi ses contributions importantes aux améliorations organisationnelles en médecine, mentionnons notamment le rôle fondamental qu’il a joué dans l’élaboration du programme de résidence en biochimie médicale au Québec, qui est devenu un réseau provincial couvrant toutes les facultés de médecine de la province. Il a créé le Centre de recherche de l’Hôpital Saint-François d’Assise et est devenu le premier directeur du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval. Alors qu’il occupait ces fonctions, le centre de recherche est devenu l’un des dix plus grands centres de recherche en milieu hospitalier au Canada. Son équipe et lui ont grandement contribué à la mise au point de biomarqueurs pour le dépistage prénatal des aneuploïdies fœtales et la détection précoce des complications de grossesse comme la prééclampsie et le diabète gestationnel. Il a également coordonné l’établissement du programme de dépistage prénatal de la trisomie 21 au Québec.

Spécialiste de renommée mondiale de la standardisation en médecine de laboratoire, le Dr Forest a travaillé à l’amélioration de la qualité et de la fiabilité des essais cliniques en laboratoire dans le monde entier. Il a cofondé et présidé le Comité mixte international sur la traçabilité en médecine de laboratoire et a représenté la Fédération internationale de chimie clinique et de médecine de laboratoire (IFCC) auprès du Comité d’experts sur la standardisation biologique de l’Organisation mondiale de la Santé.

Le Dr Forest est actuellement professeur de médecine de laboratoire à l’Université Laval. Il a reçu un grand nombre de prix et de distinctions tout au long de sa carrière et demeure un éminent conseiller en organisation des soins de santé, un mentor estimé en recherche clinique et une source d’inspiration pour ses collègues. Le Dr Forest est le 47e récipiendaire de la Médaille de service de l’AMC.


D<sup>r</sup> Donald Lalonde

Dr Donald Lalonde
Prix F. N. G.-Starr

Au cours de ses nombreuses missions chirurgicales bénévoles – plus de 30 missions dans 20 pays différents – le Dr Don Lalonde a pu voir que bon nombre d’habitants des pays en développement étaient incapables de se payer des opérations comme la correction du bec-de-lièvre ou la reconstruction de la main suite à une blessure. Dans ces pays, en raison du coût élevé de l’anesthésie générale et de l’aseptisation du bloc opératoire principal, il est financièrement impossible pour certaines personnes de recevoir les soins dont elles ont besoin.

Cette constatation a poussé le Dr Lalonde à rédiger de nombreuses publications de recherche sur des techniques d’aseptisation factuelles, sur la chirurgie de la main sans tourniquet et sur les techniques d’injection d’anesthésie locale pour minimiser la douleur. Avec son livre sur la chirurgie de la main sous anesthésie locale et plus de 1000 présentations dans 35 pays sur ces sujets, il a joué un rôle fondamental dans l’intégration de ces innovations canadiennes partout dans le monde.

Le travail passionné du Dr Lalonde a permis aux chirurgiens de pays en développement de procéder à la correction de becs-de-lièvre et à des chirurgies de la main à l’extérieur du bloc opératoire principal, avec un minimum d’inconfort pour les patients. Pour ces personnes qui peuvent maintenant obtenir des soins chirurgicaux, l’impact est énorme. Elles peuvent retourner travailler et prendre soin de leur famille.

Son travail a également lancé une nouvelle ère de chirurgie de la main sous anesthésie locale. Les patients n’ont qu’à s’asseoir dans une clinique et à remonter leur manche, comme s’ils allaient chez le dentiste pour une obturation.

Le Dr Lalonde est professeur de chirurgie à l’Université Dalhousie à Saint John, au Nouveau-Brunswick. Il est le premier Canadien à avoir présidé l’American Board of Plastic Surgery. Il a également présidé la Société canadienne des chirurgiens plasticiens et l’American Association for Hand Surgery.


D<sup>r</sup> Gillian Hawker

Dre Gillian Hawker
Le Prix May-Cohen de l’AMC pour les femmes mentors

En plus d’avoir brillé dans un rôle de mentorat personnel auprès de bon nombre de ses collègues féminines tout au long de sa carrière, la Dre Gillian Hawker a grandement contribué à faire du mentorat une priorité facultaire à l’Université de Toronto.

Après avoir obtenu son diplôme de la Faculté de médecine de l’Université de Toronto en 1984, la Dre Hawker a entrepris une carrière en rhumatologie et s’est jointe en 1993 à la Faculté de médecine en qualité de clinicienne-chercheuse rattachée à l’Hôpital Women’s College de Toronto. Durant la période mouvementée qui a suivi la désunion de l’Hôpital Women’s College et des hôpitaux Sunnybrook, elle est devenue médecin-chef à l’Hôpital Women’s College, qui a connu sous sa gouverne une période de rajeunissement et de croissance soutenue. En juillet 2014, après avoir rempli deux mandats de cinq ans à titre de médecin-chef du Département de médecine et de titulaire de la chaire F.M. Hill en médecine universitaire pour les femmes à l’Hôpital Women’s College, la Dre Hawker a été nommée professeure Sir John and Lady Eaton et directrice du Département de médecine de l’Université de Toronto.

En cette qualité, la Dre Hawker a fait du mentorat une priorité stratégique départementale tout au long de la formation universitaire et a créé le premier poste de vice-président, Médecine (mentorat, équité et diversité). Seul ce département de l’Université de Toronto disposait d’un tel poste. Sous la direction de la Dre Hawker, le Département a également créé un comité sur le mentorat, l’équité et la diversité ainsi qu’une trousse à outils sur le mentorat.

La Dre Hawker a été reconnue deux fois à l’échelle locale pour ses activités de mentorat, surtout auprès des femmes. En 2010, l’Institut de recherche du Women’s College lui a remis son prix d’excellence en mentorat (Distinguished Senior Mentor Award) et le Département de médecine lui a décerné en 2013 le prix d’excellence Robert Hyland en mentorat.


D<sup>r</sup> Peter Kuling

Dr Peter Kuling
Prix Sir-Charles-Tupper d’action politique de l’AMC

On décrit le Dr Peter Kuling comme l’incarnation même du médecin lobbyiste. Pendant une vingtaine d’années, il a joué un rôle de leadership aussi bien à l’échelle nationale que provinciale où il a été l’un des principaux défenseurs des médecins. Le Dr Kuling s’est lancé en politique médicale en 1985, alors qu’il siégeait au conseil d’administration de l’Association médicale de la Saskatchewan, dont il est devenu le président six ans plus tard. Durant la même période, il est devenu membre, puis président du Comité d’action politique (CAP) de l’Association médicale canadienne.

Pendant son mandat au CAP, il est devenu évident que le Dr Kuling avait un don pour organiser les activités de représentation de l’AMC sur la scène locale. Membre actif du Programme de contact médecins-députés de l’AMC, qui jumelle des médecins à leurs députés à des fins de représentation, le Dr Kuling a joué un rôle déterminant dans la modernisation et la revitalisation de cet effort de rayonnement durant les années 1990.

Il a également contribué activement à de nombreuses autres activités de représentation de l’AMC, notamment à titre de président du comité directeur de lutte contre le tabagisme de l’AMC et du comité directeur du Groupe d’intervention action santé de l’AMC et de participant à de nombreuses présentations de l’AMC devant des organismes gouvernementaux. Il a en outre offert pendant de nombreuses années, par l’intermédiaire de l’Institut de leadership des médecins de l’AMC, des ateliers et des séances d’éducation à des médecins en exercice ou en formation qui devaient acquérir des compétences de représentation et composer avec la nécessité, sur le plan professionnel, de participer de façon proactive à des activités de lobbying locales.

Le Dr Peter Kuling est professeur adjoint de médecine familiale à l’Université d’Ottawa, en plus d’être le médecin-chef de l’Équipe universitaire de santé familiale de l’Hôpital d’Ottawa (TOHAFHT). Il est aussi directeur d’unité au sein de la TOHAFHT.


La Société du sport pour la vie

La Société du sport pour la vie
Le Prix d’Excellence de l'AMC en promotion de la santé

La Société du sport pour la vie a adopté une approche unique pour promouvoir l’activité physique auprès des Canadiens, en proposant l’idée de « littératie physique » dans les communautés canadiennes.

Comme l’a observé un médecin, le rôle de leadership de la Société du sport pour la vie est important dans le domaine de la promotion de la santé puisque la plupart des Canadiens ne font pas assez d’exercice, même s’il est bien connu que l’activité physique est essentielle pour demeurer en bonne santé.

La littératie physique se définit par « la motivation, la confiance, la compétence physique, le savoir et la compréhension qu’une personne possède et qui lui permettent de valoriser et de prendre en charge son engagement envers l’activité physique pour toute sa vie ». La Société du sport pour la vie a non seulement dirigé l’Alliance nationale pour la littératie physique, qui a élaboré un cadre directeur pour la littératie physique au Canada, mais elle a aussi formé plus de 5000 leaders à la façon de créer des activités sportives de qualité.

La Société du sport pour la vie, dont le siège social se trouve à Victoria, a également favorisé une approche du « sport pour tous » en abordant des enjeux comme le sexe, la situation socioéconomique et la diversité culturelle.

Comme l’a fait remarquer l’un des partisans de l’organisation, la Société du sport pour la vie s’efforce de réduire l’écart entre les sexes dans le développement de la littératie physique et de lutter contre l’idée selon laquelle les femmes ont moins de compétences physiques et sont moins actives que leurs homologues masculins. Cette même personne a déclaré ce qui suit : « La Société du sport pour la vie est un modèle de créativité et d’initiative dans ses efforts pour accroître la capacité des communautés canadiennes à offrir des activités physiques de qualité à ses citoyens, tant dans le contexte actuel que pour les années à venir. »


Bing Yu Chen

Bing Yu Chen
Prix des jeunes chefs de file de l’AMC (catégorie étudiant)

Bien des gens s’inquiètent de la pénurie de dons d’organes. Cet enjeu a incité Bing Yu Chen à organiser la campagne « Bonbons et bons dons ». À la dernière fête d’Halloween, l’événement a attiré plus de 200 étudiants en médecine et dans d’autres professions de la santé, tous déguisés en zombies, qui ont distribué plus de 4000 autocollants de consentement au don d’organes dans cinq grandes villes du Québec.

Le leadership et la créativité de M. Chen dans ce dossier d’importance se reflètent également dans les documents de position sur le don d’organes qu’il a écrit à l’intention des associations d’étudiants et d’étudiantes en médecine du Québec et de l’Ontario. Il a en outre soulevé cette question sur la scène nationale en produisant un énoncé de politique pour la Fédération des étudiants et des étudiantes en médecine du Canada (FEMC) et grâce à l’élaboration d’un cours sur le don d’organes qui est actuellement offert dans six facultés de médecine.

M. Chen s’est également rendu à l’Assemblée nationale du Québec afin de sensibiliser le milieu politique à la nécessité de financer davantage le centre de don d’organes Transplant Québec. À l’extérieur du Canada, il a assumé les fonctions de coordonnateur de programme de la Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine sur le don d’organes, de tissus et de moelle. En raison de ces initiatives, M. Chen est considéré comme un « leader très influent » dans le domaine.

M. Chen, étudiant de premier cycle à l’Université McGill, a également collaboré avec d’autres étudiants en médecine à la production du Match Book de la FEMC. Cette publication, lue chaque année par des milliers d’étudiants canadiens en médecine qui espèrent trouver la bonne stratégie dans le cadre du processus de jumelage annuel des résidents, présente des scénarios détaillés et des illustrations, dans un format clair et simple.


Amy Li

Amy Li
Prix des jeunes chefs de file de l’AMC (catégorie étudiant)

Lorsque la famille d’Amy Li, qui avait alors dix ans, est partie de la Chine pour s’installer au Canada, elle ne pouvait compter sur aucun système de soutien social et Amy a dû travailler fort pour suivre les autres sur le plan scolaire et social. Des années plus tard, la résilience dont a fait preuve Mme Li dès son plus jeune âge l’a menée à entreprendre des études de premier cycle en neurosciences et à être admise par la suite à la l’École de médecine Cumming de l’Université de Calgary. Cette résilience l’a également incitée à prendre part aux efforts liés à l’égalité des chances.

Cette volonté se manifeste dans son intérêt continu pour les problèmes de santé mentale. D’abord bénévole au Distress Centre Calgary, Mme Li a fondé le Distress Centre on Campus Club pour que les étudiants aient accès aux ressources dont ils ont besoin. En 2013, elle a fondé avec une amie l’événement Outrun the Stigma Calgary, une course à laquelle ont participé plus de 1600 étudiants, membres de la communauté et bénévoles et qui a permis d’amasser plus de 44 000 $ au profit du Distress Centre Calgary.

Mme Li espère maintenant étendre cette initiative partout au Canada; des efforts en ce sens sont déjà déployés à Edmonton et à Toronto. Chaque course est accompagnée de présentations de membres de la communauté locale qui sont invités à parler de leur expérience avec la santé mentale.

Dans ce même esprit d’altruisme, Mme Li a personnellement accompagné cinq étudiants tout au long de leur transition vers l’université. Elle a aussi travaillé avec le Dr Bharwani à la mise sur pied d’un groupe de consultation entre pairs à l’École de médecine Cumming et a cofondé un programme de mentorat au sein de la Faculté des sciences qui a aidé plus de 300 étudiants et est maintenant offert dans deux autres facultés.


D<sup>r</sup> Aravind Ganesh

Dr Aravind Ganesh
Prix de leadership pour jeunes chefs de file de l’AMC (résident)

Ce sont là les caractéristiques énumérées par le Dr Aravind Ganesh lorsqu’on lui a demandé ce qu’il fallait pour obtenir le titre de boursier Rhodes. Ces caractéristiques constituent en effet une description tout à fait juste de ses propres traits de personnalité.

Le Dr Ganesh, qui a reçu une bourse d’études Rhodes en 2014, a pour l’heure interrompu temporairement sa résidence en neurologie à l’Université de Calgary pour passer son doctorat en philosophie avec spécialisation en neurosciences cliniques à l’Université d’Oxford, en Angleterre.

En plus de son travail de thèse sur les répercussions à long terme d’un accident vasculaire cérébral et sur la conception d’essais cliniques à Oxford, le Dr Ganesh occupe les fonctions de doyen des étudiants de première année (Junior Dean) au St. John’s College, de professeur clinique associé, de membre affilié du Centre for Prevention of Stroke and Dementia (Oxford) et de rédacteur et réviseur pour la section de la revue Neurology destinée aux médecins résidents et aux membres affiliés. Il collabore également avec l’Université McGill à l’identification de biomarqueurs du plasma dans la maladie d’Alzheimer.

Cette énergie et cette volonté n’ont rien de nouveau puisque c’est ce qui le démarque depuis qu’il a obtenu son diplôme de médecine à l’Université de Calgary en 2012.

Le Dr Ganesh a déjà reçu de nombreux honneurs, notamment des prix partagés en 2013-2014 pour la création de la série d’applications SnapDx, qui permet d’adapter des lignes directrices sur les pratiques exemplaires pour générer des plans de traitement axés sur les patients directement à leur chevet. Il continue de s’appuyer sur l’utilisation efficace des technologies modernes pour améliorer les soins, par exemple en élaborant un système de surveillance mobile des symptômes et des complications associés aux maladies cardiovasculaires et neurologiques.

Le Dr Ganesh a aussi fait partie du groupe de travail sur les soins de santé mobiles de l’Organisation mondiale de la santé, qui travaille à la mise au point d’un cadre pour des plateformes numériques nationales en santé destinées à la prise en charge des maladies chroniques.


D<sup>r</sup> Colm McCarthy

Dr Colm McCarthy
Prix de leadership pour jeunes chefs de file de l’AMC (résident)

Avant d’entreprendre ses études en médecine, le Dr Colm McCarthy a vécu des événements parmi les plus désastreux de la nature, alors qu’il occupait les fonctions de chef d’équipe d’intervention d’urgence face à des cataclysmes partout aux États-Unis, notamment l’ouragan Katrina et de multiples feux de forêts et tornades. Alors qu’il luttait contre ces catastrophes naturelles, le Dr McCarthy a pris conscience des inégalités dans l’accès aux services médicaux, ce qui a dès lors orienté ses choix de vie et suscité son intérêt pour la santé mondiale.

Après un retour aux études et l’obtention de trois diplômes de premier cycle en quatre ans, le Dr McCarthy a reçu une bourse d’admission à la Faculté de médecine de l’Université McGill. Après avoir obtenu son diplôme en 2013, il a commencé une résidence en chirurgie orthopédique à l’Université McMaster, où il a depuis assumé de nombreux rôles de leadership et de mentorat. Ses pairs l’ont en outre nommé jeune citoyen résident de l’année et il a occupé durant sa troisième année de résidence les fonctions de résident en chef, tâche normalement réservée aux résidents de cinquième année.

En plus d’occuper les fonctions de secrétaire exécutif de l’Association professionnelle des résidents de l’Ontario, le Dr McCarthy siège au comité exécutif de la section des résidents de l’Association médicale de l’Ontario et au conseil d’administration de Médecins résidents du Canada, en plus de présider le comité de formation de ce dernier organisme. Il est actuellement inscrit au programme de maîtrise en sciences de la santé à l’Université McMaster, où il travaille à un projet de recherche sur l’élaboration, la mise en œuvre et la validation d’un outil d’évaluation axé sur les compétences en chirurgie orthopédique. L’éducation médicale est devenue la passion du Dr McCarthy et il lui tarde d’appliquer plus largement les travaux de recherche et de développement qu’il a élaborés au sein du programme de résidence en médecine orthopédique.


D<sup>r</sup> Farhan Asrar

Dr Farhan Asrar
Prix des jeunes chefs de file de l’AMC (médecin en début de carrière)

Décrit par les auteurs de sa candidature comme « un médecin primé, un chercheur et une étoile montante des jeunes leaders en médecine au Canada », le Dr Asrar est professeur adjoint au Département de médecine familiale et communautaire de l’Université de Toronto et titulaire d’une nomination conjointe à la Division de la santé publique clinique de la Faculté Dalla Lana de santé publique.

Le Dr Asrar exerce actuellement à Mississauga et à la plus grande région de Toronto, en Ontario. En plus d’enseigner aux nouveaux résidents et apprenants de partout en Ontario, il est membre associé du corps enseignant de l’Université spatiale internationale, en France, et il est fréquemment invité à enseigner à des participants de plus de 30 pays. Il a créé un bulletin d’information provincial sur la santé environnementale en collaboration avec le Collège des médecins de famille de l’Ontario et il a été le rédacteur en chef de Community Calling, un magazine national destiné aux médecins en santé publique du Canada, qu’il a également fondé.

Parmi ses nombreuses réalisations, mentionnons la publication d’articles dans des revues médicales comme The Lancet Infectious Diseases, sa participation à des projets locaux et internationaux avec des experts des Nations Unies, de la NASA, de l’Agence spatiale canadienne et de l’Agence de la santé publique du Canada, sa participation à un atelier des Nations Unies à titre de conférencier et la reconnaissance de son leadership par de nombreux prix décernés par des organisations comme le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, l’Association médicale de l’Ontario et Médecins résidents du Canada. Il a également reçu le Prix du Gouverneur général pour l’entraide.

Passionné d’histoire de la médecine, le Dr Asrar possède une collection personnelle de lettres et de documents originaux et rares de pionniers de la médecine, dont les Drs Osler, Banting et Best.

Comme l’a fait remarquer un collègue, « avoir déjà tant de réalisations à son actif durant sa courte carrière, voilà la marque d’un vrai leader ».


D<sup>r</sup> Paul Dhillon

Dr Paul Dhillon
Prix des jeunes chefs de file de l’AMC (médecin en début de carrière)

À voir la longue liste de réalisations du Dr Paul Dhillon à ce jour, il est difficile de croire qu’il en est encore aux premières années de sa carrière en médecine. Parmi ces réalisations, mentionnons notamment la publication d’un livre, The Surprising Lives of Small-Town Doctors, dont tous les produits ont été versés à des œuvres de bienfaisance. Il a aussi occupé les fonctions de médecin militaire au sein de la 16e Ambulance de campagne (Regina) des Forces armées canadiennes et agi à titre d’autorité médicale supérieure pour l’Exercice Arctic Ram et l’Exercice Arctic Bison.

La liste de ses réalisations ne s’arrête pas là : le Dr Dhillon a travaillé avec l’organisme Aide à l’enfance dans un hôpital de la Sierra Leone traitant les patients atteints du virus Ebola où, comme l’a observé un collègue, il « devait résoudre des casse-tête éthiques et prendre des décisions difficiles dans un environnement hostile ».

Le Dr Dhillon, omnipraticien « à tout faire » travaillant dans les milieux ruraux de la Saskatchewan, est également professeur adjoint de clinique à l’Université de la Saskatchewan et cofondateur du programme « The Review Course in Family Medicine », qui aide les médecins résidents et les diplômés de facultés de médecine étrangères à se préparer à leur examen d’agrément en médecine familiale.

Sur le plan du leadership, il a présidé l’Association professionnelle des médecins résidents de la Saskatchewan et a mené l’équipe du Canada à la quatorzième place lors du World Medical Football Championship de 2016 qui s’est tenu à Barcelone, en Espagne. En outre, le Collège des médecins de famille du Canada lui a décerné le Prix Murray Stalker qui reconnaît les résidents canadiens en médecine familiale les plus susceptibles de devenir de futurs dirigeants dans ce domaine.

Malgré qu’il soit relativement jeune, il est déjà « un formidable ambassadeur pour les médecins de famille canadiens », comme l’a souligné l’un de ses collègues.


D<sup>r</sup> James Silvius

Dr James Silvius
Prix Dr-William-Marsden d’éthique médicale de l’AMC

En Alberta, le nom du Dr James Silvius est automatiquement associé au dossier de l’aide médicale à mourir en raison du rôle clé qu’il a joué pour préparer la province à la législation fédérale portant sur ce sujet controversé. En effet, en 2015, après la décision de la Cour suprême du Canada qui annulait les dispositions du Code criminel interdisant l’aide médicale à mourir, les Services de santé de l’Alberta ont nommé le Dr Silvius pour diriger la préparation de l’organisation dans ce dossier. Conscient du fait que le travail ne se limitait pas aux Services de santé de l’Alberta, il a passé des centaines d’heures à travailler avec le Collège des médecins et chirurgiens de la province et d’autres organisations afin de recueillir divers points de vue sur la question et à consulter d’autres médecins.

Pour citer l’un de ses collègues, « il a regroupé un large éventail de connaissances et de perspectives de partout en Alberta, du Canada et du monde entier pour mettre sur pied le meilleur programme qui soit. En très peu de temps, il a dirigé un processus visant à préparer toute l’organisation à l’un des changements les plus importants observés dans la pratique médicale depuis des décennies ». Il a également joué un rôle fondamental dans l’élaboration d’un cadre de soins palliatifs et de soins de fin de vie en Alberta.

Le Dr Silvius est le directeur médical provincial du service de soins de santé aux aînés et le directeur médical principal du Réseau clinique stratégique pour la santé des aînés au sein des Services de santé de l’Alberta. Le rôle majeur qu’il a joué dans le débat sur l’aide médicale à mourir en Alberta s’appuyait sur sa participation et son expertise de longue date dans de nombreux dossiers relatifs aux soins offerts aux personnes âgées, notamment les soins aux personnes atteintes de démence, la maltraitance envers les personnes âgées et la gestion des médicaments auprès des aînés.


D<sup>r</sup> Réjean Thomas

Dr Réjean Thomas
Prix Misericordia des médecins de l’AMC

Le Dr Réjean Thomas, fondateur et président-directeur général de la clinique médicale l’Actuel depuis 1984, est un pionnier de la prise en charge des infections transmissibles sexuellement et de la diffusion des connaissances sur le traitement des patients atteints du VIH.

Il a intensifié ses efforts dans ces domaines en 2011 en ouvrant une deuxième clinique à Montréal, la Clinique A, qui se spécialise en santé sexuelle. En plus de son travail de clinicien, il est un ancien conseiller spécial du gouvernement du Québec dans le domaine de l’action humanitaire internationale. Il agit également à titre de médecin associé au Centre sur le sida de l’Université McGill.

À partir de Montréal, le Dr Thomas a diffusé son message de médecine humaniste dans le monde entier en participant à des missions humanitaires en Afghanistan, en Haïti, au Zimbabwe, au Malawi et au Vietnam.

« Son sens aigu de la réalité des populations vulnérables a poussé le Dr Thomas à développer et à mettre en œuvre une approche holistique et multidisciplinaire du soin des patients », a observé l’un de ses collègues. « Il ne traite jamais une pathologie de manière isolée; il tient compte de la réalité des personnes et de leurs caractéristiques individuelles. »

Ses contributions se sont également étendues à la recherche médicale : il a participé à la publication de quelque 60 articles de revues et siège à plusieurs comités scientifiques liés au financement de la recherche sur le VIH.

Ce Prix Misericordia des médecins de l’AMC s’ajoute aux nombreuses distinctions décernées au Dr Thomas, notamment l’Ordre du Canada et deux doctorats honorifiques. Il a aussi reçu récemment le prix Prestige, la plus haute distinction conférée par l’Association médicale du Québec. 


Captain Raymond Kao

Captaine Raymond Kao
Médaille commémorative John-McCrae

Bien que le capitaine de vaisseau Raymond Kao ait obtenu son diplôme de médecine en 1990, on peut dire sans se tromper que son éducation médicale s’est toujours poursuivie.

Durant une brillante carrière amorcée lorsqu’il a obtenu un diplôme en génie du Collège militaire royal du Canada, il a participé à trois déploiements au sein de l’unité médicale multinationale de rôle 3 de l’OTAN à Kandahar, en Afghanistan.

Comme l’a fait remarquer un collègue plus tard, « son expertise en soins intensifs a contribué au taux de survie sans précédent de 98 % dans cet établissement chez les victimes blessées au combat, mais toujours en vie à leur arrivée : l’un des taux les plus élevés jamais enregistrés ». Il est retourné en Afghanistan en 2012 pour conseiller des médecins militaires afghans et les aider à mettre sur pied un programme d’éducation en soins intensifs.

Il a participé à un nouveau déploiement en 2014, mais pour un autre type de combat cette fois. Il faisait partie d’une équipe médicale militaire envoyée en Sierra Leone pour contribuer à la lutte contre l’épidémie d’Ebola, qui a causé la mort de plus de 11 000 personnes en Afrique de l’Ouest. Le capitaine Kao a prodigué « des soins de la plus grande qualité » aux travailleurs de la santé touchés par le fléau, en plus d’étudier les facteurs pronostiques en vue de contribuer à l’amélioration des soins lors de futures épidémies.

Le capitaine Kao, qui est spécialisé en médecine des soins intensifs et en médecine interne, a participé à 11 projets de recherche et a publié 30 articles durant sa carrière. Ses récentes recherches ont porté sur la prestation de soins de réanimation aux patients traumatisés.

En 2013, en signe de reconnaissance de ses nombreuses réalisations professionnelles, il a été nommé tout premier titulaire de la Chaire de recherche sur les soins intensifs liés au service militaire. Aujourd’hui, après 40 ans dans les Forces canadiennes, son travail continue de profiter tant au personnel militaire qu’aux populations civiles.