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Lauréats des prix de l’AMC de 2018

Mike Gormley

Mike Gormley
Prix d’honneur Owen-Adams

Le simple fait d’être en lice pour un prix et d’obtenir l’appui de tous les présidents de l’Association médicale de l’Alberta (AMA) qui se sont succédé depuis 2001 constitue déjà certainement une reconnaissance en soi. Mais Mike Gormley, directeur général de l’AMA, peut désormais y ajouter la fierté d'être le deuxième lauréat à recevoir la nouvelle Médaille d’honneur Owen-Adams.

Occupant des postes de direction au sein de l’AMA depuis près de 24 ans et celui de directeur général depuis 15 ans, Mike Gormley a consacré toute sa carrière à la défense des médecins et à l’amélioration du système de santé.

Il a joué un rôle central dans le développement du réseau de soins primaires de l’Alberta, qui a transformé la collaboration entre les médecins et les autres professionnels de la santé en ce qui a trait à la prestation de ces soins. Il a aussi soutenu les médecins albertains lors de l’adoption des dossiers médicaux électroniques et durant des rondes de négociation délicates avec le gouvernement provincial concernant leur rémunération.

La vaste expérience de Mike Gormley transcende les frontières provinciales. Il a travaillé pour les gouvernements provinciaux de la Saskatchewan et de l'Alberta, les associations médicales provinciales de l'Ontario, de la Colombie-Britannique et de l'Alberta, et a prodigué ses services-conseils à des organismes privées au Manitoba et au Nouveau-Brunswick.

M. Gormley a longtemps travaillé en étroite collaboration avec Owen Adams; il est donc particulièrement reconnaissant d’avoir obtenu la Médaille d’honneur cette année. Toutefois, il tient à souligner le dévouement des présidents de l’AMA qui ont appuyé sa candidature et des autres membres du personnel de l’AMA et de l’AMC avec qui il a travaillé au fil des ans.

« Ça prend beaucoup de choses pour arriver à un système de santé efficace. On doit pouvoir compter sur le leadership des médecins. Mais encore faut-il que ce leadership soit organisé par les médecins eux-mêmes grâce aux associations provinciales et territoriales, ainsi qu’à l’AMC. »

https://youtu.be/8RpKl1OHcbk


Dr John Dossetor

Dr John Dossetor
Médaille de service de l’AMC

Pionnier en néphrologie et en bioéthique, le Dr John Dossetor a contribué à faire du Canada un leader dans ces deux domaines.

En 1958, il a organisé la première greffe de rein provenant d’un donneur vivant, à la suite de quoi il a créé le premier programme de transplantation rénale à l’Université McGill en 1964. Il a d’ailleurs cofondé la Fondation canadienne du rein la même année. On dit qu’il fut un mentor, un leader et un modèle à suivre pour toute une génération de néphrologues canadiens.

Le Dr Dossetor a aussi pavé la voie en matière de bioéthique au Canada. Il fut d’ailleurs le premier professeur spécialiste de ce domaine à l’Université de l’Alberta, qui a nommé son centre de bioéthique en son honneur en 2008. Il fut l’un des membres fondateurs de la Société canadienne de bioéthique et agit à titre de conseiller national en ce qui a trait à de nombreux enjeux éthiques fondamentaux de la médecine, comme l’avortement, le traitement du sida et du VIH et les soins de fin de vie.

Ses réalisations lui ont valu de nombreux prix prestigieux, y compris l’Ordre du Canada, les Médailles du jubilé d’or et de diamant de la reine Elizabeth II et le Prix d’excellence de la Société canadienne de bioéthique pour l’ensemble de ses réalisations. La Médaille de service est le deuxième prix remis par l’AMC au Dr Dossetor, qui avait été le premier à recevoir le Prix Dr-William-Marsden d’éthique médicale en 2007.

https://youtu.be/kBWuPCsdma0


Dr Andreas Laupacis

Dr Andreas Laupacis
Prix F. N. G.-Starr

La carrière du Dr Andreas Laupacis, chercheur et clinicien de premier plan, regorge de réalisations dignes de mention. Il a notamment participé à l’élaboration du concept de NST (« nombre de sujets à traiter »), une norme visant à déterminer l’efficacité des interventions en santé. De plus, il a contribué à établir l’importance de l’engagement du patient dans la prestation des soins de santé.

On dit de lui qu’il est un chercheur talentueux, un habile communicateur et un humaniste, trois traits qui transparaissent dans ses réalisations. « D’une certaine manière, je vois ma carrière comme celle d’un généraliste », estime le Dr Laupacis.

Durant sa carrière, il a élaboré plusieurs lignes directrices, outils d’aide à la prise de décision pour les patients, et approches d’évaluation des technologies et des interventions en santé — lesquels ont tous contribué à façonner la prestation des soins de santé. À titre de chef de la direction de l’Institut de recherche en services de santé, le Dr Laupacis est passé maître dans l’art d’utiliser les données administratives et les recherches des services de santé pour influencer les politiques. À son travail clinique et à ses recherches s’ajoute, depuis peu, la mise en œuvre du site Web Healthy Debate une plateforme d’influence qui vise à commenter les politiques en santé en s’appuyant sur des données probantes et un forum visant à donner de l’importance aux témoignages des patients en ce qui a trait aux problèmes de santé.

Quand on lui demande de relater l’un des moments qui ont le plus marqué sa vie professionnelle, le Dr Laupacis se souvient du début de sa carrière et de sa collaboration de recherche avec le Dr Calvin Stiller qui a permis de confirmer le rôle de la cyclosporine dans la prévention du rejet d’organe.

Quand il songe à sa carrière, il se considère très chanceux d’avoir pu, à titre de médecin et de chercheur, changer d’orientation au fil du temps.

Le Dr Laupacis est professeur à l’Université de Toronto et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la politique en matière de santé et l’engagement des citoyens. De plus, il préside le conseil d’administration de Qualité des services de santé Ontario et cherche à établir le leadership de cette organisation en matière d’intégration de l’engagement des patients dans la mise en œuvre des politiques. Jusqu’à tout récemment, il était aussi directeur général de l’Institut du savoir Li Ka Shing à l’Hôpital St. Michael de Toronto.

https://youtu.be/dZW5-D46r-U


Dre Janice Willett

Dre Janice Willett
Le Prix May-Cohen de l’AMC pour les femmes mentors

Le leadership de la Dre Janice Willett s’étend aux sphères locale, régionale, provinciale et nationale, mais c’est sans doute à l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) que son influence se fait le plus sentir. Elle s’y affaire à amplifier la voix des médecins du Nord au sein des systèmes de santé et d’éducation canadiens.

Son rôle évolutif dans le développement de l’EMNO l’a d’abord amenée à diriger l’élaboration du programme d’études de la faculté de santé des femmes. L’œuvre de la Dre Willett témoigne d’un « engagement fort à répondre aux besoins de la collectivité et à former d’excellents médecins. »

La Dre Willett est aussi encensée pour la qualité de son mentorat et pour le soin qu’elle met à favoriser le perfectionnement professionnel du corps enseignant de l’EMNO.

Elle est la première à avoir pris la tête de la division de sciences cliniques de l’EMNO et a joué un rôle essentiel dans la création d’un régime de rémunération non conventionnel pour le personnel enseignant. Elle continue de soutenir le développement de la carrière et du leadership des membres du corps enseignant clinique dans le cadre de son poste actuel de doyenne associée aux affaires facultaires et à la formation permanente.

La Dre Willett affirme que le mentorat présente une foule de difficultés propres au Nord de l’Ontario. Le réseautage des membres du corps enseignant et la promotion de la diversité à l’EMNO dépendent de l’efficacité de l’équipe et d’une stratégie de mobilisation axée sur les technologies modernes. « Fondamentalement, les gens nous appellent quand ils ont besoin de nous, et il faut leur répondre adéquatement. »

Diplômée de l’Université Western où elle a suivi une formation postdoctorale en obstétrique et gynécologie, la Dre Willett pratique la médecine à Sault-Sainte-Marie depuis 1992. Elle a été présidente de l’Association médicale de l’Ontario en 2007 et est actuellement présidente du conseil d’administration du Service canadien de jumelage des résidents (CaRMS).

https://youtu.be/dZW5-D46r-U


Dr. Albert Schumacher

Dr Albert Schumacher
Prix Sir-Charles-Tupper d’action politique de l’AMC

Le Dr Albert Schumacher n’en était qu’au début de sa carrière quand un oncle obstétricien l’a poussé à s’investir dans leur société médicale locale. S’en est suivie la grève des médecins de l’Ontario en 1986, et, tandis qu’il occupait le poste de secrétaire à la Société médicale du comté d’Essex, le Dr Schumacher a rapidement passé de la simple la défense des intérêts des médecins à un véritable engagement.

Le Dr Schumacher se souvient que c’est durant cette période qu’il a vite compris l’importance de former les médecins sur la façon de diriger une réunion, de donner une entrevue et de rencontrer des politiciens.

Il a continué de s’engager dans la formation des médecins sur le terrain en matière de leadership et de représentation, au provincial comme au fédéral. À l’Association médicale de l’Ontario, il a joué un rôle central dans la création d’un programme de formation sur le leadership et la représentation pour les médecins en exercice, les médecins résidents et les étudiants en médecine, programme qu’il a ensuite passé deux ans à peaufiner.

Le cheminement personnel du Dr Schumacher dans le système politique médical a culminé en 2004 et en 2005, quand il est devenu président de l’AMC. Il y a été la voix de la profession médicale, pressant les gouvernements d’agir en ce qui a trait à la pénurie de médecins et aux longues listes d’attentes pour les patients.

Plusieurs générations d’étudiants en médecine considèrent qu’elles doivent leurs connaissances et leurs aptitudes en matière de représentation au Dr Schumacher, qui les a aidées à intercéder en faveur de leur profession et de leurs patients. « Je me suis aperçu qu’il fallait mobiliser les gens quand ils sont jeunes pour que la mobilisation perdure. »

https://youtu.be/eH6Y7ufOFXc


Dre Aline Demirdjian Khatchikian

Aline Demirdjian Khatchikian
Prix des jeunes chefs de file de l’AMC (catégorie étudiant)

Citoyenne du monde, la Dre Aline D. Khatchikian, qui est actuellement résidente en radiologie, a placé dès le départ le leadership au cœur de sa carrière médicale.

La Dre Khatchikian, qui est étudiante à l’Université Laval, est la plus jeune personne à avoir été élue au conseil d’administration de l’Association médicale du Québec (AMQ). Elle a acquis une grande expérience à l’étranger en donnant des formations, notamment en Suisse, au Brésil, au Mexique, au Pérou, en Uruguay et en Macédoine, pour aider la prochaine génération d’étudiants en médecine à mieux promouvoir la santé.

En janvier 2015, durant sa deuxième année de médecine, la Dre Khatchikian a assisté, en Colombie, à la rencontre régionale des Amériques de la Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine. « J’y ai rencontré des centaines d’étudiants qui, comme moi, se passionnent pour la santé mondiale. Cela m’a vraiment motivée à en faire plus. »

En mai 2017, elle a organisé la rencontre jeunesse précédant l’Assemblée mondiale de la Santé à Genève, où elle a eu l’occasion de collaborer avec l’Organisation mondiale de la Santé. Ses autres activités hors programme ont toutes le même objectif : promouvoir l’importance de la responsabilité sociale en médecine.

Mais selon elle, pour tenir ce rôle à l’échelle mondiale, il importe de mieux comprendre la réalité quotidienne du monde de la santé au Québec et au Canada. C’est pourquoi elle s’investit à l’AMQ et à l’AMC. En 2015 et en 2017, la Dre Khatchikian a participé aux rencontres du Conseil général de l’AMC, où elle a pu discuter avec Jane Philpott, alors ministre de la Santé, du rôle des jeunes Canadiens dans la promotion de la santé.

« Ce que je préfère, c’est analyser les autres systèmes de santé pour voir ce qui fonctionne ou non. »

La Dre Khatchikian s’intéresse aussi au domaine clinique et à la recherche. Elle a participé à de multiples projets de recherche faisant appel à l’imagerie du sein et à des outils d’intelligence artificielle facilitant l’imagerie du foie et la tomographie par émission de positons. Elle fait actuellement sa résidence en radiologie diagnostique à l’Université McGill.

https://youtu.be/UaSaeAv_SwU


Lerly Luo

Lerly Luo
Prix des jeunes chefs de file de l’AMC (catégorie étudiant)

Pour Lerly Luo, les problèmes médicaux sont des enjeux mondiaux.

Durant sa première année d’études en médecine, elle a contribué à organiser la première édition d’un nouveau colloque sur la santé mondiale à l’Université de la Colombie-Britannique qui a réuni 150 étudiants aux bagages variés et donné lieu à des partenariats entre professionnels, ingénieurs et entrepreneurs du milieu de la santé. Lerly Luo affirme que ce colloque lui a permis de prendre conscience de quelque chose de très important : en santé, les plus grands problèmes peuvent avoir des solutions plutôt simples quand on les regarde sous un nouvel angle.

En 2015, elle a prêté son regard novateur à la Singularity University, dans le cadre d’un programme de 10 semaines intitulé Global Solutions à la NASA. En compagnie de participants de plus de 44 pays, elle a œuvré à la création de solutions technologiques adaptables aux enjeux mondiaux urgents.

En outre, elle a démontré l’importance qu’elle accorde à la santé mondiale directement sur le terrain : elle s’est rendue à Nairobi, au Kenya, pour travailler auprès d’Access Afya, une entreprise à vocation sociale qui cherche à créer un modèle de santé communautaire intégrée. Elle y a effectué de la recherche afin de trouver un moyen d’exploiter les technologies numériques pour offrir des soins de santé plus efficaces aux populations des bidonvilles et aux personnes marginalisées. Plus près de chez elle, elle s’est aussi investie dans la recherche en santé publique portant sur les jeunes sans-abri qui consomment des drogues injectables et qui travaillent dans l’industrie du sexe dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver.

En 2018, elle fait partie des 9 étudiants sélectionnés pour représenter la Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine, une organisation qui représente 1,3 million d’étudiants en médecine dans plus de 100 pays, à la rencontre du Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la Santé qui a eu lieu à Genève, en Suisse.

« Je crois que Lerly va contribuer à révolutionner le monde de la médecine », prédit un de ses conseillers à propos de son leadership novateur.

https://youtu.be/NEO8c4DTFvU


Dr Blair Bigham

Dr Blair Bigham
Prix de leadership pour jeunes chefs de file de l’AMC (résident)

Peu de médecins résidents sont plus qualifiés que le Dr Blair Bigham lui-même pour rédiger un article sur sa carrière.

En effet, ce résident en médecine d’urgence de l’Université McMaster d’Hamilton et ambulancier qualifié pour les interventions en hélicoptère est aussi journaliste médical. Il a publié des articles de fond de premier plan dans des publications nationales telles que le Globe and Mail et le Toronto Star et apparaît fréquemment à l’antenne de la CBC. L’un de ses reportages sur les lacunes des services de santé mentale pour les jeunes a poussé le gouvernement de l’Ontario à investir 14 millions de dollars dans les services de santé mentale en milieu universitaire.

« J’avais l’impression que certaines des situations vécues au service d’urgence ou durant mes interventions paramédicales étaient le symptôme de problèmes sociaux plus profonds. Je voulais raconter ces histoires », explique-t-il.

En 2017, le Dr Bigham a suivi un programme de recherche de l’École Munk des affaires internationales pour se donner les moyens de transmettre ces histoires à un plus vaste public. Il affirme d’ailleurs que son expérience et sa formation de médecin et de journaliste s’enrichissent mutuellement.

Le Dr Bigham continue aussi de défendre la cause du bien-être des médecins résidents durant leur formation en s’investissant sans relâche dans des comités provinciaux et nationaux. En entrant à la faculté de médecine, il a remarqué que de nombreux collègues avaient du mal à composer avec le type de tragédies qu’il avait déjà eu à affronter durant ses huit années en tant qu’ambulancier. Le Dr Bigham a donc saisi l’occasion de se poser en mentor, un rôle qui a évolué au fil du temps.

Le Dr Bigham est déjà un chercheur prolifique, ses articles ayant été publiés dans des revues de premier plan, comme le New England Journal of Medicine, le Journal de l’Association médicale canadienne et la base des revues systématiques Cochrane. Il est aussi rédacteur résident du Journal canadien de la médecine d’urgence.

https://youtu.be/0YB7fsjOvyc


Dr Christopher Charles

Dr Christopher Charles
Prix de leadership pour jeunes chefs de file de l’AMC (résident)

Il n’est pas exagéré de dire que le projet du « Lucky Iron Fish » du Dr Christopher Charles a révolutionné le traitement de la carence en fer au Cambodge. Le nom du projet vous intrigue? Il a été choisi tout simplement pour désigner un petit morceau de fer en forme de poisson (symbole cambodgien de bonne fortune) conçu par le Dr Charles. Les familles peuvent mettre le petit poisson dans leur casserole quand elles cuisinent : une manière pratique et peu coûteuse de traiter l’anémie. Pas étonnant que ce projet ait été décrit comme « un point de convergence fascinant entre science, innovation, service et humilité culturelle ».

Le projet « Lucky Iron Fish » a attiré l’attention des médias du monde entier et a remporté un grand prix au Festival international de la créativité des Lions de Cannes. Il s’est depuis transformé en entreprise mondiale à vocation sociale.

« J’ai toujours adoré la santé publique et l’idée d’aider les populations », explique le Dr Charles en parlant de ses activités au Cambodge et de l’élaboration de son petit poisson de fer. « [Cette passion] a certainement façonné qui je suis aujourd’hui, mais pas nécessairement ce que je fais. »

Compte tenu de cela et de ses autres réalisations, on peut dire que le Dr Charles fait preuve d’un leadership exceptionnel. Titulaire d’un doctorat en épidémiologie nutritionnelle, il termine actuellement sa résidence en anesthésiologie à l’Université de Toronto, une spécialité à laquelle il conjugue sa passion pour la santé mondiale. À titre d’administrateur de la Fondation d’éducation internationale de la Société canadienne des anesthésiologistes, il contribue à la mise en œuvre de programmes de formation locaux et durables en anesthésie afin d’accroître la sécurité périopératoire dans les milieux à faibles ressources.

« Pendant plusieurs années, le développement international était au cœur de ma vie. Maintenant que je suis de retour au Canada, je m’aperçois qu’une foule de personnes s’intéressent comme moi à la justice sociale. Je crois que j’apporte un point de vue différent et complémentaire dans certaines des organisations avec lesquelles je travaille actuellement. »

https://youtu.be/miWv7RsSBvU


Dre Cara Bablitz

Dre Cara Bablitz
Prix des jeunes chefs de file de l’AMC (médecin en début de carrière)

Sac au dos, la Dre Cara Bablitz est toujours prête à se déplacer pour prodiguer des soins aux personnes sans-abri et mourantes.

Œuvrant au sein de l’équipe de travail de proximité et de défense de droits en matière de soins palliatifs d’Edmonton, la Dre Bablitz soigne des patients en situation de vulnérabilité sociale dans toute la ville.

« Les soins palliatifs m’attirent parce qu’on y trouve beaucoup d’espoir. On a tant à apprendre des gens en fin de vie, » explique-t-elle.

La Dre Bablitz pratique aussi à la Indigenous Wellness Clinic et est chargée d’enseignement clinique à l’Université de l’Alberta, où elle a obtenu son doctorat en médecine en 2011. De plus, en 2016, la Société canadienne des médecins de soins palliatifs lui a remis un prix pour le meilleur projet de recherche soumis par une résidente en médecine palliative.

En tant que médecin métisse, la Dre Bablitz met son expertise au service des patients autochtones vulnérables à qui on refuse souvent l’accès aux soins palliatifs et aux services de fin de vie dans des délais raisonnables.

« Durant ma jeunesse, le fait d’être autochtone était source de honte pour ma famille et mon entourage. Mes patients et des aînés m’ont montré l’importance d’aider les gens à accepter leur culture et leur bagage ancestral, particulièrement en fin de vie. »

Mais les efforts de la Dre Bablitz en matière de défense de droits vont au-delà des soins palliatifs et de ses patients. L’automne dernier, en tant que présidente du comité de santé autochtone de l’Association médicale de l’Alberta (AMA), elle a rédigé et coprésenté la nouvelle politique sur la santé des Autochtones de l’AMA, qui vise à orienter l’Association en ce qui a trait à la promotion de cet enjeu.

« Des iniquités importantes persistent en santé autochtone; nous devons absolument faire mieux. La réconciliation passe par un effort commun en vue de fournir des soins équitables à tous les peuples autochtones, » conclut la Dre Bablitz.

https://youtu.be/UlA7vZ4UVTM


Dr William Cherniak

Dr William Cherniak
Prix des jeunes chefs de file de l’AMC (médecin en début de carrière)

Même s’il pratique actuellement la médecine d’urgence en périphérie de Toronto, c’est sans doute à l’autre bout du monde, en Ouganda, que le Dr William Cherniak a l’incidence la plus marquée sur les soins de santé.

Le Dr Cherniak est cofondateur et président du conseil d’administration de Bridge to Health Medical and Dental, un organisme caritatif canadien œuvrant dans le sud-ouest de l’Ouganda qui regroupe des professionnels de la santé médicale et dentaire passionnés soucieux d’offrir des soins durables et au plus bas coût possible. Bien que ses activités se concentrent actuellement dans des communautés rurales de l’Ouganda et du Kenya, l’organisme envisage de s’étendre au Rwanda et en Namibie ainsi que dans les réserves autochtones du Nord de l’Ontario.

Le Dr Cherniak se souvient du moment où il a décidé de se consacrer à l’offre de soins dans les pays en développement : il était étudiant en première année de médecine, en Tanzanie, et assistait à une intervention chirurgicale abdominale effractive pratiquée seulement sous anesthésie locale, qui, d’ailleurs, ne fonctionnait pas.

« C’était un cauchemar. Je me disais que ce n’était pas comme ça que c’était censé se passer », se souvient-il.

Mais ce n’est pas la seule forme que prend son engagement envers les soins de santé dans les pays en développement. À titre de professeur adjoint d’enseignement clinique à la Keck School of Medicine de l’Université de Californie du Sud, il a conçu et mis en œuvre trois cours de 10 jours donnés dans les régions rurales de l’Ouganda, du Rwanda et de la Tanzanie à des étudiants à la maîtrise ès sciences dans le programme de médecine mondiale. Il a aussi élaboré un cours d’entrepreneuriat en santé mondiale et un autre sur la médecine et les médias sociaux.

« Je mène en quelque sorte une double-vie. J’adore le travail clinique, particulièrement au service d’urgence, mais j’aime aussi le travail administratif et mes activités liés au programme, ce que je fais avec Bridge to Health. »

https://youtu.be/NBPsXHbTcwk


Dre Ritika Goel

Dre Ritika Goel
Prix Dr-William-Marsden d’éthique médicale de l’AMC

« Au-delà du travail de première ligne et de nos connaissances sur la santé et ses déterminants sociaux, notre statut nous confère une responsabilité sociale particulière, » affirme la Dre Ritika Goel.

En tant que présidente du Groupe de travail sur la responsabilité sociale du Collège des médecins de famille du Canada, la Dre Goel s’intéresse activement au rôle des médecins dans la mise en œuvre des politiques et la réponse aux besoins prioritaires des Canadiens au sein des collectivités et des quartiers.

En plus de son travail à l’échelle nationale, la Dre Goel se pose en leader en matière d’éthique et de responsabilité sociale, notamment à titre de coprésidente du comité sur la pauvreté et la santé du Collège des médecins de famille de l’Ontario, au sein duquel elle a participé à élaborer et à donner un atelier de perfectionnement professionnel primé sur le « traitement de la pauvreté ».

Elle a établi sa pratique au Centre de santé communautaire Queen West à Toronto, où elle traite des personnes sans abri ou mal-logées ainsi que celles aux prises avec des troubles de santé mentale et de toxicomanie complexes. Elle travaille aussi pour l’organisme Sistering, un centre sans rendez-vous pour les femmes sans-abri et marginalisées.

Selon l’un de ses collègues : « Avec les soins qu’elle prodigue aux réfugiés, la sensibilisation qu’elle fait en matière de pauvreté et de lutte contre l’oppression et l’énergie qu’elle met à défendre le système universel de soins de santé, on peut dire que la Dre Goel a toujours su faire preuve d’audace pour renforcer l’éthique et le professionnalisme de ses pairs. »

De plus, la Dre Goel est cofondatrice de la campagne OHIP for All, membre du comité directeur du Decent Work and Health Network et elle siège au conseil d’administration de Médecins canadiens pour le régime public.

https://youtu.be/hsXxCWTWFig