Connexion

L'ACMR sonde les résidents au sujet de leur fatigue et de leurs inquiétudes face aux perspectives d'emploi

Les résidents en médecine et en chirurgie du Canada ont travaillé en moyenne 63,7 heures par semaine au cours de leur dernière rotation et croient être en mesure de fournir 19,2 heures consécutives de soins sécuritaires aux patients.

Dans un sondage effectué pour le compte de l'Association canadienne des médecins résidents (ACMR), plus des trois quarts des 2305 répondants (76,2 %) ont toutefois indiqué qu'ils avaient fait des erreurs au travail à cause du nombre d'heures consécutives de service et 18,5 % ont affirmé que ces erreurs avaient eu un impact sur le soin des patients.

« C'est une indication claire qu'une réduction du nombre d'heures consécutives de travail pourrait être nécessaire afin d'assurer la sécurité des patients et de leur médecins », a déclaré l'ACMR dans un communiqué de presse qui accompagnait la publication des résultats du sondage.

Le sondage a aussi révélé que plus du tiers des répondants (34 %) s'étaient assoupis momentanément au volant à cause de la fatigue liée au travail; un quart des répondants ont affirmé avoir évité de justesse une collision après un quart de travail.

Le Sondage national des résidents 2012, mené par Nanos Research, a révélé que 70,8 % des répondants étaient « certains » ou « assez certains » de leurs perspectives d'emploi, mais que plus du quart (25,7 %) étaient « incertains » ou « assez incertains ». On sait déjà que les nouveaux diplômés ont de la difficulté à se trouver un emploi dans plusieurs domaines de spécialité, tels que la chirurgie orthopédique, la chirurgie cardiaque et la radio-oncologie.

« Ce sondage montre que les résidents de certaines spécialités font face à des défis en matière d'emploi et que leurs préoccupations ont pris de l'ampleur », a affirmé le Dr Simon Moore, président de l'ACMR. « Les perspectives d'emploi sont une préoccupation grandissante pour les résidents, mais elles devraient aussi être une préoccupation pour les décideurs de politiques. »

Selon le sondeur Nick Nanos, les résultats indiquent que les résidents subissent un « stress important » à cause « des longues heures de travail et de leurs préoccupations face à leur perspectives d'emploi futures ».

Le sondage s'est aussi penché sur les conditions de formation et a révélé que près des trois quarts des répondants (72,9 %) avaient été confrontés à des « comportements inappropriés » au travail et que pour la moitié de tous les répondants, ces comportements étaient ceux de médecins ou d'infirmières membres du personnel. Les comportements inappropriés les plus communément cités étaient les cris, l'humiliation et la condescendance.

Envoyer des commentaires au sujet de cet article à : cmanews@cma.ca.