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L'AMC et la SMNB accueillent favorablement l'idée d'un débat national sur les soins de santé

L'AMC et la Société médicale du Nouveau-Brunswick (SMNB) souhaitent reprendre la suggestion d'un ministre fédéral qui a proposé de lancer un « débat national » sur les soins de santé.

Au cours d'une réunion tenue en avril avec le comité de rédaction du Telegraph-Journal de Saint John (N.-B.), Keith Ashfield, député conservateur de Fredericton et ministre des Pêches et Océans dans le Cabinet du premier ministre Stephen Harper, a affirmé qu'un tel débat s'impose. « Nous avons besoin d'un débat national, a affirmé le député de Fredericton. Je crois que nous avons là une occasion de discuter franchement les uns avec les autres des enjeux des soins de santé et de leur orientation future dans ce pays.

« Regardez les budgets de chacune des provinces, a-t-il ajouté. Au Nouveau-Brunswick, le système de santé absorbe plus de 40 % du budget total. Combien de temps une telle situation sera-t-elle viable ? »

La présidente de l'AMC, Anna Reid, a accueilli favorablement ces commentaires.

« Le gouverment fédéral cible ses efforts sur la création d'une économie vigoureuse, mais on ne peut avoir une saine économie si la population n'est pas en bonne santé : les deux vont main dans la main. Nous avons maintenant besoin de vision, de collaboration, de leadership et d'action de la part de tous les intéressés et tous les intervenants. Nous demandons aux gouvernements fédéral et provinciaux de se mobiliser. »

Le président de la SMNB, Robert Desjardins, a dit que les compressions récentes effectuées dans le budget de la province ont confronté les médecins du Nouveau-Brunswick à une dure réalité. « La demande monte en flèche de la part des patients en raison des tendances démographiques à long terme et nous n'avons vu que des réactions myopes, à court terme. Le partenariat et le dialogue seront les seuls moyens d'arriver à des solutions transformatrices. »

Le Dr Desjardins a souligné que le récent budget provincial a coupé et plafonné les paiements aux médecins pour le soin des patients et prévoit de plus une « augmentation zéro des dépenses de la santé, ce qui ne s'est pas vu dans la province depuis 20 ans ».

Il a qualifié le plafonnement des services médicaux par le Nouveau-Brunswick de mesure « impulsive » et affirmé que la province avait plutôt besoin d'un plan à long terme mettant l'accent sur une amélioration des soins primaires et des soins à domicile, sur une utilisation accrue du dossier médical électronique et sur une meilleure collaboration entre les professionnels de la santé.

« Il faut passer moins de temps à chercher des raisons de ne pas transformer les soins de santé et plus de temps à aller de l'avant avec la transformation », a conclu la Dre Reid.

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