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L’AMC adopte une nouvelle politique sur le processus de référence et de consultation

L’Association médicale canadienne (AMC) a adopté un nouvel énoncé de politique sur la rationalisation du processus de référence et de demande de consultation entre les soins primaires et les soins spécialisés.

L’énoncé a été préparé par le Forum sur les enjeux de la pratique générale et familiale de l’Association (Forum des OP) à l’aide de données de recherche recueillies dans le cadre du développement d’une boîte à outils en ligne sur le processus de référence et de consultation. Il englobe les résolutions connexes adoptées à l’assemblée du Conseil général de l’AMC de 2012.

« Alors que l’AMC concevait une boîte à outils afin d’aider à trouver des solutions aux défis posés par le processus de référence et de consultation, nous avons réalisé qu’un énoncé de politique précisant ce qui est nécessaire pour améliorer ce processus et, par le fait même, l’accès aux soins spécialisés, serait extrêmement utile », a dit le président de l’AMC, Chris Simpson.

« Nous pensons que cet énoncé de politique contribuera à l’élaboration de mécanismes plus efficaces et plus opportuns, grâce à une meilleure communication et à un meilleur échange d’information », a-t-il ajouté.

« J’ai fait partie d’un groupe de cardiologues qui a travaillé avec des médecins de famille à la création d’un formulaire de demande de consultation pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque. Je peux témoigner de la valeur des mécanismes et outils efficaces de référence », a dit le Dr Simpson.

L’énoncé de politique précise qu’il est essentiel de rationaliser le processus de référence et de consultation afin d’améliorer l’accès à des soins de qualité.

Il souligne que bien qu’il ne soit « pas possible d’avoir recours à une seule solution normalisée pour améliorer l’ensemble du processus de référence et de consultation […], la communication et les renseignements que les médecins spécialistes doivent fournir sont essentiellement les mêmes pour tous les médecins traitants »; ainsi, l’adoption de protocoles de communication normalisés contribuera à faciliter les démarches.

L’énoncé présente cinq recommandations :

  • Tous les intervenants, ce qui comprend – le cas échéant – les adjoints administratifs, les infirmières, les autres fournisseurs de soins de santé et les patients, doivent participer dès le départ et de manière significative à toute initiative visant à améliorer le processus.
  • Une combinaison d’initiatives complémentaires (p. ex., des systèmes de consultation officiels, des processus de référence normalisés combinés à des systèmes centralisés de référence ou des répertoires de médecins) doit être mise en œuvre.
  • Le médecin traitant est certes capable d’interpréter certains résultats de tests, mais lorsqu’il réfère un patient ou demande une consultation, il doit inclure des renseignements adéquats pour permettre au médecin spécialiste de bien évaluer la demande. Le médecin traitant doit être informé de ce qui constitue « une information adéquate ».
  • Le médecin traitant (et le médecin de famille, si ce n’est pas la même personne), ainsi que le patient, doivent être informés, en temps opportun, de l’état de la demande de consultation, selon des procédures normalisées précisant les renseignements minimaux requis et les délais.
  • Les médecins ou les pratiques de médecins doivent recevoir une rémunération et un soutien pour le temps et les efforts consacrés à la communication de renseignements appropriés.

L’AMC fera connaître aux intervenants visés du système de santé le nouvel énoncé de politique afin de promouvoir l’adoption d’un processus de référence et de consultation plus efficace.

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