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Le débat de l’AMC sur les soins de fin de vie devient virtuel

Le dialogue national sur les soins de fin de vie de l’Association médicale canadienne est passé en mode virtuel plus tôt cette semaine, alors que le président de l’AMC, le Dr Louis Hugo Francescutti, a animé une importante discussion en ligne.

Hébergée sur le site Web du magazine Maclean’s, la discussion d’une heure a abordé divers sujets et les participants ont eu l’occasion de poser de nombreuses questions et d’exprimer leur point de vue. Le Maclean’s a co-parrainé avec l’AMC une série d’assemblées publiques sur les soins de fin de vie qui ont eu lieu un peu partout au pays ce printemps.

« Les Canadiens sont prêts à avoir une discussion ouverte sur les soins de fin de vie », a dit le Dr Francescutti dans ses propos d’ouverture.

« Nous étudions cette question dans mon cours de sociologie de secondaire 5, a écrit l’un des participants. Selon vous, sur quoi les jeunes devraient-ils insister quand ils pensent à la question des soins de fin de vie ? » Le Dr Francescutti a répondu que la planification préalable des soins était un sujet de discussion idéal pour les jeunes, car les familles doivent discuter des volontés de fin de vie « sans attendre ».

Il a ajouté que les médecins de famille « jouent un rôle crucial dans la planification des soins de fin de vie. L’absence de planification préalable crée habituellement une très mauvaise dynamique familiale. Les médecins de famille peuvent vraiment aider les patients et leurs familles à franchir cette étape. »

Parmi les participants au forum de discussion en ligne, il y avait une femme de 87 ans, Betty Maryon, de Burnaby, en Colombie-Britannique, qui a fait l’objet d’un récent article du Maclean’s, dans lequel elle explique qu’elle veut avoir « une fin rapide et pacifique » au moment de son choix. Mme Maryon a rejeté l’argument selon lequel la légalisation de l’euthanasie dans certaines circonstances mènerait vers la « pente dangereuse » de l’utilisation généralisée de cette pratique, en affirmant : « Certaines personnes abusent des médicaments antidouleur, mais nous ne les interdisons pas pour autant, préférant les réglementer. »

Quand on lui a demandé quel rôle le gouvernement fédéral devrait jouer dans le débat sur les soins de fin de vie, le Dr Francescutti a répondu : « Le gouvernement fédéral peut aider à élaborer une stratégie nationale sur les soins palliatifs, dont les provinces pourraient s’inspirer. »

Pour conclure la discussion en ligne, le Dr Francescutti a invité les participants à participer avec lui à la dernière assemblée publique de la série, prévue à Mississauga, en Ontario, qui sera diffusée en direct sur le site Web du MacLean’s, le 27 mai. Après la rencontre, l’AMC rédigera un rapport sur les commentaires recueillis lors des assemblées, qui sera rendu public en juin.

Le Dr Francescutti a précisé qu’à compter de juillet, il passera un an à la Résidence de soins palliatifs de l’Ouest-de-l’Île, à Montréal, où sa mère a reçu « d’excellents soins », pour tenter de cerner les facteurs de succès de cet établissement.

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