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L'AMC révise les profils des spécialités pour refléter le resserrement du marché du travail

Comme le marché du travail se resserre dans plusieurs spécialités médicales et chirurgicales, l'AMC a mis à jour les renseignements qu'elle fournit dans les profils des spécialités qu'elle a créés afin d'aider les étudiants en médecine à faire des choix de carrière.

Les 38 profils, créés par le Centre canadien de collaboration sur les effectifs médicaux (C3EM), contiennent maintenant des informations au sujet du niveau de stress auquel les résidents ont rapporté avoir dû faire face alors qu'ils se préparaient à entrer sur le marché du travail après avoir terminé leur formation.

« Nous donnons suite à l'orientation du Conseil général qui nous a demandé de fournir aux étudiants en médecine des informations détaillées qu'ils et elles pourront utiliser pour prendre des décisions de carrière. Nous pensons que les profils comblent ce besoin », a affirmé Linda Buske, directrice du C3EM. « Nous savons que ces décisions peuvent représenter un défi étant donné la situation actuelle du marché du travail et nous espérons que cette ressource élargie et affinée pourra les faciliter un peu. »

Les nouveaux profils portent sur 38 disciplines, de l'anatomopathologie à l'urologie.

« "Utilité" est le mot clé pour qualifier ces profils », explique Mme Buske. « Nous nous sommes demandé quel genre d'information nous chercherions si nous étions des étudiants en médecine, et c'est ce qui nous a servi de point de départ. »

Résultat : chaque profil comprend une description du type de travail effectué dans chaque spécialité, le nombre de spécialistes qui pratiquent dans chaque province, la répartition par sexe et par âge et le revenu possible.

Par exemple, les étudiants en médecine qui cherchent de l'information au sujet de l'urologie apprendraient que le Canada compte 675 de ces spécialistes, soit 1,9 urologue par 100 000 habitants et que la grande majorité (93 %) sont des hommes. Un tiers (32 %) des praticiens sont âgés de 44 ans ou moins, la plupart d'entre eux (65 %) travaillent en milieu hospitalier et leur semaine de travail - y compris les soins directs aux patients, l'enseignement et le développement professionnel - compte 65,3 heures, plus 39 heures par mois de soins directs aux patients lorsqu'ils sont de garde.

Au niveau du revenu, les urologues gagnaient un revenu brut moyen de 450 000 $ en 2011-2012 pour leurs activités cliniques, et les frais généraux de chirurgie s'élevaient à 28,4 % des revenus en 2010. Les deux tiers des urologues (67 %) rapportent être satisfaits ou très satisfaits de leur vie professionnelle, peut-on apprendre en lisant le profil du C3EM.

Mme Buske a expliqué que les données pour les 38 spécialités ont été compilées à partir de diverses sources, y compris le Sondage national des médecins, l'Institut canadien d'information sur la santé et le C3EM.

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