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Les Canadiens veulent une stratégie nationale sur le soin des aînés

Les Canadiens ont exprimé leur soutien massif à l’élaboration d’une stratégie sur les aînés afin de répondre aux besoins de notre population vieillissante en matière de soins de santé.

C'est l’une des principales constations signalées dans l’édition 2014 du Bulletin national sur la santé de l’AMC, qui traite de la question des soins aux aînés et des répercussions considérables qu’une population vieillissante aura sur le pays.

« Il est impossible de ne pas constater l’énorme impact qu’ont les aînés sur le système de santé du Canada », précise le bulletin, préparé pour l’AMC par Ipsos Reid après un sondage téléphonique mené en juillet 2014 auprès de 1000 et Canadiens de 45 ans et plus.

Par exemple, l’espérance de vie au Canada a augmenté de plus de 6 ans depuis 1979. Elle se situe maintenant à 81,67 ans, au 14e rang dans le monde, et la proportion de personnes âgées est passée de 8 % de la population en 1970 à 17,3 % en 2014.

Le sondage révèle que 95 % des répondants s’entendent sur la nécessité d’une stratégie nationale pour le soin des aînés. « Alors que la génération des baby-boomers regarde vers l’avenir, elle voit clairement que le Canada a désespérément besoin d’une stratégie sur les aînés, et les politiciens devraient aborder cet enjeu aux prochaines élections. Les candidats qui ignoreront cet enjeu risque de mettre leur avenir politique en péril », a dit le président de l’AMC, Louis Hugo Francescutti.

Le sondage a aussi révélé que la majorité des Canadiens plus âgés (81 %) se préoccupent de la qualité des soins qu’ils peuvent s’attendre à recevoir à l’avenir, et que 78 % s’inquiètent de leur capacité à avoir accès à des soins à domicile et de longue durée de qualité.

Cependant, les sentiments qu’éprouvent les répondants quant à leur état de préparation à la retraite semblent ne pas cadrer avec ces préoccupations. En effet, les trois quarts d’entre eux pensent qu’ils pourront mourir dans la dignité à l’endroit de leur choix et plus des deux tiers (69 %) pensent qu’ils pourront laisser de l’argent ou d’autres biens à leurs survivants. « À la lumière des vives préoccupations soulevées lors du sondage, souligne le rapport, il est tentant de penser que ce fort degré de confiance envers la planification est illusoire. »

Le sondage a également révélé ce qui suit :

  • Le fardeau associé à la prestation de soins à des proches ou des amis âgés est vivement ressenti au Canada. Plus du quart des Canadiens (26 %) fournissent de tels soins, et le sondage indique que 64 % des répondants qui le font éprouvent un fort degré de stress. De plus, 71 % d’entre eux ont dit que cette responsabilité entre en conflit avec leur vie personnelle et professionnelle.
  • Une majorité de Canadiens plus âgés (61 %) craignent que les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée ne puissent pas répondre aux besoins des personnes âgées à l’avenir, et 60 % craignent qu’il n’y ait pas suffisamment de services pour aider les aînés à vivre plus longtemps chez eux.

« Nous ne devrions pas accepter que dans un pays aussi prospère que le Canada, une si grande part de la population vive en craignant pour son avenir, a dit le Dr Francescutti. Il faut prendre des mesures immédiates pour solutionner ce problème et la première chose à faire, alors que les élections fédérales de 2015 approchent, est de veiller à ce qu’une stratégie sur les soins aux aînés soit inscrite au programme électoral de chacun des partis. »

Les enjeux liés au soin des aînés, et en particulier aux soins de fin de vie, seront débattus à la 147e Assemblée annuelle de l’AMC, qui se déroule du 17 au 20 août à Ottawa.

Les résultats du sondage comportent une marge d’erreur de plus ou moins 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

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