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Leçon à retenir d'une décision de la Cour : l'importance des directives préalables

Une des principales leçons à retenir pour les Canadiens suite à la décision rendue le 18 octobre par la Cour suprême du Canada, c'est l'importance de préciser d'avance les traitements médicaux que l'on désire recevoir en cas d'incapacité à prendre de telles décisions, explique l'AMC.

« Dans une situation tragique comme celle-ci, il n'y a pas de gagnants ou de perdants, mais on comprend bien que tous les Canadiens devraient exprimer clairement leurs souhaits en rédigeant des directives préalables pour leurs soins de fin de vie », a dit le président désigné de l'AMC, le Dr Chris Simpson.

Il citait l'affaire de M. Hassan Rasouli, de Toronto, qui a subi de graves dommages au cerveau après une opération, voilà trois ans. Ses médecins affirment que les dommages l'ont laissé à peine conscient et sans possibilité d'amélioration, et suggèrent le retrait des dispositifs de maintien de la vie. La famille de M. Rasouli s'y oppose.

Dans sa décision à 5 contre 2, la Cour suprême a dit que les médecins de M. Rasouli doivent s'adresser à la Commission du consentement et de la capacité de l'Ontario pour obtenir la permission de retirer les dispositifs de maintien de la vie.

Le Dr Simpson a expliqué qu'étant donné la capacité croissante de la médecine à prolonger la vie, il est crucial que les Canadiens aient des conversations détaillées avec les membres de leurs familles et leurs médecins au sujet du type de traitement qu'ils souhaiteraient recevoir en cas d'inaptitude à prendre eux-mêmes ces décisions.

« Il importe de noter qu'un désaccord de cette nature est rare et que les médecins s'efforcent de communiquer avec les patients et leurs familles et de travailler avec eux pour prendre ces décisions déchirantes », a ajouté le Dr Simpson, ajoutant qu'au cours de ses 21 années de médecine, il n'avait jamais vu un cas comme celui-là.

Il n'est pas étonné que la question des soins de fin de vie capte l'attention des Canadiens : « Ils s'y intéressent à juste titre. Les médecins aussi sont confrontés à ces enjeux et l'AMC est d'avis qu'il s'impose de tenir un débat de société de plus grande envergure au sujet des soins de fin de vie. Au début de l'année prochaine, nous comptons favoriser de telles discussions en lançant un dialogue public à l'échelle nationale. »

Quelles que soient les décisions, ajoute le Dr Simpson, le pays doit intensifier ses efforts pour rendre les soins palliatifs plus largement disponibles au pays. « Ces services doivent être accessibles pour tous les Canadiens lorsqu'ils en ont besoin, à l'endroit où ils en ont besoin », a-t-il dit.

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