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Assemblée publique sur les soins de fin de vie : « Nous sommes ici pour parler de l’un des enjeux les plus importants de notre époque »

Quand l’AMC a tenu sa dernière assemblée publique de consultation sur les soins de fin de vie à Whitehorse en avril dernier, elle a choisi une journée des plus indiquées, le 16 avril étant la Journée nationale de la planification préalable des soins.

Cette coïncidence s’est révélée appropriée, car le fait d’encourager les Canadiens à discuter avec leurs proches de leurs souhaits en fin de vie est l’un des messages clés des assemblées publiques de consultation de l’AMC pour les membres et la population en 2014.

Environ 150 résidants du Yukon ont assisté à l’assemblée de Whitehorse, et nombre d’entre eux ont partagé des histoires personnelles et ont soulevé diverses questions, des soins palliatifs à l’euthanasie, en passant par l’aide médicale à mourir.

C’était la troisième d’une série de cinq assemblées publiques que l’AMC anime conjointement avec le magazine Maclean’s, et cette rencontre a été diffusée en direct sur le web, touchant ainsi un auditoire national.

L’assemblée, qui était présidée par le chef de bureau d’Ottawa du Maclean’s, John Geddes, présentait un groupe de trois experts :

  • Wenda Bradley, aidante familiale et infirmière communautaire
  • Dre Danusia Kanachowski, médecin en soins palliatifs pratiquant à Whitehorse
  • Dr Jeff Blackmer, directeur de l’Éthique à l’AMC

Louis Hugo Francescutti, le président de l’AMC, a prononcé les mots d’ouverture et de clôture, mais a précisé que son rôle était d’écouter au nom des médecins du Canada. « Votre opinion sera incroyablement importante », a-t-il dit.

« Nous sommes ici pour parler de l’un des enjeux les plus importants de notre époque, qui est aussi l’un des plus complexes », a ajouté M. Geddes.

La complexité à laquelle M. Geddes faisait allusion a été constatée pendant l’assemblée, surtout en raison de la nature émotive de nombre des commentaires. Certains thèmes communs ont été soulevés, dont l’importance de discuter des souhaits en fin de vie, la reconnaissance qu’il faut se préparer à la mort, et la nécessité d’avoir des services de soins palliatifs exhaustifs.

Des enjeux locaux ont également été soulevés, notamment la valeur de l’hospice de Whitehorse et l’absence d’un centre de soins palliatifs distinct de l’hôpital de la ville, de même que l’absence de services palliatifs ailleurs au Yukon.

Quand les discussions ont porté sur l’euthanasie, M. Blackmer a souligné que l’AMC s’oppose à cette pratique. « Nous avons notre propre opinion, mais nous respectons le fait que c’est un débat de société », a-t-il dit, ajoutant que des discussions sont en cours à l’AMC sur les paramètres qui seront requis si jamais l’euthanasie est légalisée au Canada.

Les deux dernières assemblées publiques de consultation auront lieu à Regina le 7 mai et à Mississauga (Ontario), le 27 mai. De plus, l’AMC consulte ses membres dans le cadre de rencontres parallèles, et tient des consultations en ligne avec ses membres au www.dialogueamc.ca. Plus de mille médecins se sont déjà inscrits afin de participer aux discussions, et des rencontres ont eu lieu avec des membres à St. John’s, Edmonton, Fredericton et Vancouver.

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