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La médecine familiale savoure les résultats positifs du jumelage des résidents

Après avoir connu plusieurs années de vaches maigres, la médecine familiale semble avoir repris sa place comme l'un des choix de spécialité les plus populaires chez les nouveaux médecins canadiens.

Des données de la première ronde du jumelage des résidents canadiens de 2013, compilées par le Service canadien de jumelage des résidents (CaRMS), montrent que 36,3 % des diplômés de facultés de médecine canadiennes de cette année ont désigné la médecine familiale comme leur premier choix de discipline.

La situation était très différente il y a une décennie, lorsque la proportion de nouveaux diplômés qui avaient désigné la médecine familiale comme premier choix avait chuté à 24 %. (À voir : Rapports des jumelages.)

Ceci avait donné lieu à un avertissement du Collège des médecins de famille du Canada dans le JAMC. « Nous devons agir immédiatement », avait déclaré le Dr Cal Gutkin, qui était chef de la direction du Collège à l'époque. « Si nous acceptons 24 %, alors nous acceptons que c'est tout le système qui doit changer. Et si le nombre chute encore davantage, cela aura un impact important sur la population. » En 2013, ces préoccupations ont disparu.

« Nous sommes très es heureux des résultats de cette année », a déclaré la Dre Francine Lemire, actuelle chef de la direction du Collège, « et nous vouloir croire que nous avons joué un rôle. »

Elle a expliqué que les mesures prises par le Collège ont été notamment de créer une section pour les étudiants en médecine et le financement de groupes d'intérêt en médecine familiale au sein de chaque faculté de médecine. « Nous nous sommes mieux organisés pour susciter de l'intérêt au sujet de la médecine familiale », a-t-elle ajouté.

La Dre Lemire dit que les problèmes d'emploi auxquels font face les nouveaux diplômés dans des spécialités hospitalières telles que la chirurgie cardiaque et la chirurgie orthopédique peuvent avoir contribué à rehausser la popularité de la médecine familiale mais elle précise qu'il est « difficile de mesurer cet effet ».

Les résultats de cette année indiquent que dans toutes les facultés de médecine, à l'exception de McGill (20,7 %), plus de 30 % des diplômés ont choisi la médecine familiale comme premier choix de résidence et que dans trois facultés, la proportion a atteint plus de 40 %. L'École de médecine du Nord de l'Ontario compte la plus forte proportion de diplômés ayant choisi la médecine familiale (62,5 %), suivie de celle de l'Université d'Ottawa (45,8 %) et de l'Université Dalhousie (41,9 %).

Quatre-vingt-onze pour cent des 1247 postes de résidence en médecine familiale ont été comblés au premier tour du jumelage, comparativement à 71 % en 2003.

Lisa Turriff, agente principale des communications du CaRMS, a affirmé que les résultats de 2013 ont atteint leur plus haut niveau en 20 ans pour la médecine familiale. Elle explique que, parmi les raisons qui peuvent expliquer l'amélioration, il faut noter le mentorat par des MF pratiquants, une amélioration des frais et une réforme des programmes des facultés de médecine qui ont donné lieu à des rôles élargis pour les médecins de famille.

La présidente de l'AMC, Anna Reid, qui a complété sa formation de spécialité en médecine familiale à l'Université de la Colombie-Britannique en 1988, se réjouit des résultats de cette année. « Je crois qu'ils indiquent que les nouveaux diplômés reconnaissent clairement l'importance de la médecine générale au Canada », a-t-elle affirmé. Il y a une décennie, le pendule avait basculé en faveur de la spécialisation et de la surspécialisation. Aujourd'hui, nous assistons au retour du balancier. »

Le CaRMS publiera les résultats complets du jumelage plus tard au courant de l'été.

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