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La rémunération à l’acte : en baisse, mais loin d’être disparue

La rémunération à l’acte, principale forme de paiement des médecins au Canada depuis des décennies, semble reculer lentement mais sûrement devant la popularité croissante des autres modes de rétribution. La rémunération « mixte », qui combine plusieurs modes de paiement (p. ex., rémunération à l’acte, contrats de service, incitatifs) est particulièrement populaire.

D’après le Centre canadien de collaboration sur les effectifs médicaux (C3EM) de l’AMC, la proportion des médecins qui reçoivent au moins 90 % de leurs revenus professionnels sous forme de rémunération à l’acte est passée de 66 % en 1996 à 38 %
en 2013.

Après avoir analysé les données du Sondage national des médecins (SNM) de 2013, le C3EM a conclu : « L’époque de la rémunération à l’acte comme seul mode de paiement pour la plupart des médecins est révolue. »

Son analyse des résultats du SNM a aussi montré que la rémunération à l’acte demeure la plus populaire en Alberta, où 47 % des médecins disent recevoir au moins 90 % de leurs revenus sous cette forme. Elle est la moins populaire à l’Île-du-Prince-Édouard (14 %) et dans les territoires (10 %).

Par ailleurs, la rémunération mixte est la plus populaire à l’Î.-P.-É. (55 %) et au Nouveau-Brunswick (49 %).

« La rémunération à l’acte est loi d’être disparue », explique Lynda Buske, gestionnaire du C3EM. Elle fait remarquer que même les médecins qui reçoivent des paiements mixtes reçoivent typiquement la moitié de leurs revenus de la facturation à l’acte.

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