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La médecine de la Première Guerre mondiale au premier plan à l’Assemblée annuelle

Les médecins qui assistent à l’Assemblée annuelle de l’AMC tenue ce mois-ci à Ottawa pourront remonter le temps — jusqu’à la Première Guerre mondiale, durant laquelle les médecins ont joué un rôle clé pour soutenir l’effort de guerre du Canada.

Ainsi, ils pourront visiter un poste d’évacuation sanitaire (PES) qui a été spécialement conçu pour l’Assemblée de l’AMC afin de célébrer le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale. La commémoration, un effort conjoint de l’AMC et de l’Association du Service de santé royal canadien (SSRC), vise à souligner le contraste entre les soins médicaux qui existaient sur le champ de bataille lors de la guerre de 1914-1918 et les soins offerts aujourd'hui.

Pendant la Première Guerre mondiale, les PES étaient des points de rassemblement vitaux où les soldats blessés étaient stabilisés avant d’être envoyés dans des hôpitaux de la base situés plus loin derrière la ligne de front. Cela présente un contraste frappant avec les installations de traitement sur le champ de bataille d’aujourd'hui, notamment la salle d’opération et l’unité de soins intensifs que les Forces canadiennes (FC) peuvent maintenant déployer dans le cadre de missions humanitaires et militaires.

En plus de la remise de médailles spéciales visant à commémorer les liens étroits qui existent entre les médecins et les FC, la rencontre présente l’exposition d’une version 21e siècle des fragiles ambulances utilisées pendant la Première Guerre mondiale, dont le véhicule blindé Bison de 13 tonnes, qui peut transporter jusqu’à quatre soldats blessés sur des civières.

Le président de l’AMC, Louis Hugo Francescutti, qui est colonel honoraire de la Première ambulance de campagne d’Edmonton, a dit que l’exposition non seulement souligne un siècle de changements dans la médecine militaire, mais rend hommage au service des quelque 1 400 médecins canadiens qui ont soutenu l’effort de guerre en 1914-1918. Il s’agit entre autres de gens bien connus, des Drs John McCrae et Norman Bethune à l’ancien rédacteur en chef du JAMC Andrew Macphail, en passant par Sir Frederick Banting. De plus, trois médecins canadiens qui ont servi pendant la Première Guerre mondiale – les Drs F.A. Scrimger, B.S. Hutcheson et J.A. Sinton – ont reçu la Croix de Victoria, la plus haute distinction du Commonwealth britannique décernée pour acte de bravoure.

« L’AMC entretient des liens étroits avec le personnel militaire canadien depuis plus d’un siècle, et nous en sommes extrêmement fiers », a dit le Dr Francescutti, soulignant que plus d’un quart des présidents de l’AMC élus depuis 1867 avaient servi en temps de guerre. Aujourd'hui, deux anciens présidents de l’AMC – les Drs Ruth Collins-Nakai et John Haggie – sont, comme le Dr Francescutti, colonels honoraires d’unités médicales des FC.

Le Brigadier-général Jean-Robert Bernier, médecin général des FC, a précisé que les médecins militaires d’aujourd'hui sont reconnaissants du soutien de l’AMC. « Quand je pense à ce que nos collègues ont vécu par le passé, je crois à l’efficacité de la préparation aux menaces opérationnelles d’aujourd'hui, parce que nous bénéficions toujours du soutien de toute la communauté médicale canadienne, comme nos prédécesseurs en 1914. »

Ces liens étroits aident à expliquer un autre point saillant de la rencontre de 2014 — la remise à l’AMC du Médaillon des Forces canadiennes pour service distingué, « une distinction décernée pour un service de qualité exceptionnellement élevée, qui est particulièrement utile à l’ensemble des FC ».

La candidature de l’AMC a été soumise par le bgén Bernier, également commandant du Groupe des Services de santé des FC, qui tenait à remercier l’association pour « tout ce qu’elle a fait et fait encore » afin de soutenir les médecins militaires et les troupes canadiennes.

« Le SSRC ne peut pas fournir directement tout le soutien médical dont les Forces canadiennes ont besoin, a-t-il expliqué. L’AMC et ses membres ont fourni ou soutenu nombre des éléments médicaux du recrutement militaire, de l’éducation, de la formation, de la recherche et des soins cliniques qui étaient essentiels à notre état de préparation médicale en Afghanistan, et qui ont joué un rôle clé dans le taux sans précédent de 98 % de survie des blessés. »

Le Médaillon sera remis par le chef d’état-major de la défense, le général Tom Lawson, puis exposé de façon permanente au siège social de l’AMC à Ottawa. Le bgén Bernier a dit que le gén Tom Lawson a soutenu la mise en candidature de l’AMC « avec beaucoup d’enthousiasme ».

L’AMC soulignera également le 100e anniversaire de la Grande Guerre en décernant pour la première fois la Médaille commémorative Dr-John-McCrae, qui vise à rendre hommage à des membres du personnel clinique militaire actuels ou passés ayant fait preuve « d’un degré de compassion, d’abnégation ou d’innovation dépassant le devoir de leur charge ». La première personne à recevoir cette Médaille est le lieutenant-colonel Bethann Meunier, une anesthésiologiste basée à Kingston, en Ontario. Elle a décrit cet honneur comme « une formidable expression de la collaboration entre militaires et civils, qui caractérise depuis longtemps les soins de santé au Canada ».

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