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Le cumul d’emplois peu fréquent chez les résidents

Il semble que très peu de stagiaires des écoles de médecine du Canada cumulent plusieurs emplois et lorsqu’ils et elles le font, cette activité semble assez inoffensive, selon les résultats d’un sondage national.

Les résultats de l’enquête de 2013 indiquent que 8,5 % des répondants ont travaillé à un autre endroit au cours du mois précédant le sondage. Cette activité n’était pas expressément liée à une plus grande fatigue, à un stress accru ou à des incidents dus à l’épuisement.

« Le cumul d’emplois n’est vraiment pas aussi courant que certains peuvent le penser », a dit le Dr Kevin Imrie, président désigné du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et médecin-chef du Centre des sciences de la santé Sunnybrook, à Toronto, l’un des auteurs de l’étude menée par le Collège royal.

Les résultats de la sous-analyse du sondage de 2013 portant sur les stagiaires, les directeurs de programme et les vice-doyens de l’éducation postdoctorale et visant à évaluer les heures de service des résidents ont été présentés à la conférence de 2014 de l’Association pour l’éducation médicale en Europe (AMEE) tenue à Milan.

Cette analyse, effectuée par des chercheurs du service de l’éducation du Collège royal, a révélé que 230 (8,5 %) des 3625 stagiaires sondés avaient dit cumuler des emplois. De ce nombre, 63,9 % ont dit avoir fait un travail « parallèle » moins de 11 heures au cours du mois précédent.

Les directeurs de programme et les résidents avaient une opinion similaire de l’ampleur du cumul d’emplois, alors que les vice-doyens de l’éducation postdoctorale étaient beaucoup plus enclins à croire que les stagiaires ont plus d’un emploi.

Les principales raisons invoquées pour justifier le cumul d’emplois étaient le gain financier (59,1 %) et l’acquisition d’une expérience clinique additionnelle (50,9 %). Le cumul d’emplois n’est pas expressément associé à la fatigue, au stress ou à des incidents signalés par les résidents.

Discutant de ces résultats dans le cadre d’un entretien téléphonique, le Dr Imrie a dit que cela devrait rassurer ceux qui pensent qu’un grand nombre de stagiaires offrent des services cliniques rémunérés en dehors de leur programme de formation — et en souffrent.

En raison de la nature sensible de cette question pour les associations provinciales d’internes et de résidents comme pour les vice-doyens de l’éducation postdoctorale, diverses versions ont été préparées avant l’adoption du libellé final du sondage.

« Nous n’avions pas une bonne idée de l’ampleur de cette activité avant de connaître les résultats », a précisé le Dr Imrie, en partie à cause des différentes règles et procédures régissant le cumul d’emplois sous différentes administrations. « En fait, ce n’est pas une activité répandue. »

Compte tenu du fait que les résidents qui ont un autre travail ont tendance à être plus avancés dans leurs études et ne sont pas entièrement représentatifs de l’ensemble de leur groupe, le Dr Imrie a dit que les résultats de l’étude portent à croire que cette activité n’est pas vraiment dommageable pour la sécurité des patients ou le bien-être des résidents.

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