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Une nouvelle politique de l'AMC entraîne une interdiction des boissons énergétiques à Ottawa

Trois mois à peine après l'adoption par le Conseil général de l'AMC d'une résolution réclamant « l'interdiction de vendre des boissons énergisantes aux Canadiens qui n'ont pas atteint l'âge légal de consommation d'alcool », un conseiller municipal de la ville d'Ottawa a suivi ce conseil en faisant retirer les boissons énergétiques de toutes les distributrices des centres récréatifs appartenant à la ville.

Le conseiller Stephen Blais a expliqué au Ottawa Citizen que l'adoption de cette mesure « allait de soi », compte tenu de la recommandation émise par l'AMC en août dernier.

« C'est dire à quel point l'AMC croit que ces boissons sont néfastes pour les jeunes », a-t-il déclaré. « Je suis heureux que la ville ait pu agir aussi rapidement dans ce dossier puisque nous préconisons de saines habitudes de vie. »

L'AMC exprime des préoccupations au sujet de la popularité croissante des boissons à haute teneur en caféine chez les jeunes Canadiens depuis 2007, lorsqu'elle a demandé l'élaboration d'une réglementation régissant « la composition et la concentration des ingrédients dans les boissons énergisantes ».

Le JAMC s'est aussi fait entendre sur la question. Dans un éditorial publié en 2010, on pouvait lire : « Bien que bon nombre d'entre nous aiment consommer régulièrement un thé, un café ou d'autres boissons caféinées, la plupart d'entre nous avons assez de bon sens pour ne pas volontairement permettre aux enfants de consommer 10 cannettes de cola en une seule fois - soit la quantité de caféine contenue dans 500 ml de certaines boissons énergétiques. »

L'éditorial réclamait des règles strictes en matière d'étiquetage de ces boissons et une publicité accompagnée d'avertissements similaires à ceux que l'on retrouve sur les emballages de comprimés de caféine. Il disait aussi qu'aucune publicité pour ces boissons ne devrait cibler les enfants.

Le président de l'AMC, Louis Hugo Francescutti, est d'accord avec le constat de M. Blais, à savoir que l'adoption de la mesure allait de soi. « J'aurais employé exactement les mêmes mots », a-t-il déclaré.

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