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Les résidents reçoivent de l'aide à la recherche d'emploi dans un marché du travail qui se resserre

La préoccupation croissante de certains médecins nouvellement formés au sujet de leurs perspectives d'emploi a donné lieu à la création d'un service de recherche d'emploi conçu spécifiquement à l'intention des résidents.

L'Association canadienne des médecins résidents affirme que son service Transition into practice ou TIPS est maintenant entièrement opérationnel et qu'il compte déjà plus de 130 résidents inscrits. Dans le cadre du programme, TIPS communique directement avec des recruteurs au nom des résidents afin d'aider ceux-ci à déterminer quels postes sont disponibles ou pourraient devenir disponibles.

Le nouveau service a été lancé en raison de la préoccupation grandissante des nouveaux médecins quant aux offres d'emploi qui se font rares dans plusieurs domaines, particulièrement dans certaines spécialités en milieu hospitalier.

Le 12 mars, par exemple, le centre des carrières en ligne de l'AMC proposait 56 offres d'emploi pour les médecins. Il n'y avait qu'un poste de chirurgien orthopédique - et cet emploi était à Singapour - mais plus de 20 postes de médecin de famille un peu partout au Canada. (Le 13 mars, le gouvernement de la Saskatchewan offrait une prime de 120 000 $ aux médecins pour s'établir dans des communautés de moins de 10 000 habitants. Le programme vise les médecins de famille.)

Bryan MacLean, gestionnaire du programme TIPS, explique qu'il ne fait guère de doute que les perspectives d'emploi inquiètent les résidents qui approchent de la fin de leur formation, mais il croit que la situation « n'est pas aussi désastreuse » que certains le pensent.

M. MacLean, qui recrute des médecins depuis 1999, dit que le marché de l'emploi « s'est resserré » en médecine mais qu'en fait, « il n'y a pas beaucoup de médecins au chômage ».

Dans un article récent paru dans le bulletin de la Canadian Association of Staff Physician Recruiters, M. MacLean écrivait : « Il y a trop de médecins dans certaines régions du pays alors que d'autres régions en réclament à grands cris. Les nouveaux médecins ne trouvent pas d'emploi, alors que les médecins plus âgés ne peuvent pas prendre leur retraite parce qu'il n'y a personne pour les remplacer. Il existe un nombre presque infini de raisons qui expliquent cette situation. »

M. MacLean dit que le message qu'il lance à certains nouveaux spécialistes est simplement que « de nos jours, il ne faut pas être trop difficile ».

Il croit que le marché de l'emploi s'est resserré dans tous les domaines sauf en médecine familiale et psychiatrie. Il explique que la chirurgie orthopédique a été la plus durement touchée, ce qui a forcé certains médecins nouvellement diplômés à travailler à temps partiel ou à faire des suppléances.

« Mais ces situations finissent toujours par se corriger », a-t-il dit, en notant qu'une cohorte importante de médecins baby-boomers approche rapidement de l'âge de la retraite. « D'ici cinq ans, dix tout au plus, nous n'aurons pas assez de chirurgiens orthopédiques pour répondre aux besoins. »

La suggestion de M. MacLean pour résoudre le problème actuel concorde avec l'appel récent de l'AMC en faveur de la production de plus de données sur les tendances du marché de l'emploi et de l'ajout de ressources en planification de carrière pour les résidents. « Nous devons être en mesure de dire aux résidents de façon plus précise où se trouvent les emplois », affirme M. MacLean. « Cela leur donnerait une certaine sécurité. »

Anna Reid, la présidente de l'AMC, explique que l'Association réclame depuis des décennies une démarche nationale en planification des effectifs médicaux.

« Nous avons soulevé la question encore une fois l'été dernier en recommandant à Ottawa de collaborer avec les associations médicales pour diriger une étude de référence sur la répartition actuelle des spécialités au Canada », a-t-elle dit. « Nous avons aussi besoin de projections fondées sur l'offre et la demande afin de soutenir la planification des ressources humaines en santé. »

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