Connexion

« Il est temps de nous retrousser les manches » face à l’épidémie de démence, déclare l’AMC

Le Canada est-il prêt pour « l’épidémie de démence » à laquelle il fait face ? L’AMC affirme qu’il ne l’est pas, et qu’il ferait mieux de s’y préparer bientôt.

« Nos hôpitaux de soins actifs débordent de patients en attente d’une place en soins de longue durée, et les établissements de soins de longue durée actuels manquent de personnel et de places et sont insuffisamment équipés pour prendre soin de nos personnes âgées les plus vulnérables », a déclaré Chris Simpson, président désigné de l’AMC, à la veille du Sommet du G8 sur la démence, qui a eu lieu à Londres récemment.

Les coûts annuels en soins de santé directs et indirects, tels que la perte de revenu des soignants membres de la famille, sont déjà importants, se chiffrant à 33 milliards de dollars par année.

La Société Alzheimer du Canada s’attend toutefois à ce que les coûts soient multipliés par 10 d’ici 2040, pour atteindre les 293 milliards de dollars par année.

Le Dr Simpson explique que le coût humain est aussi catastrophique. « Les patients et leurs familles sont laissés à eux-mêmes alors qu’ils se débattent pour combler ces lacunes dans notre système », a-t-il ajouté. « C’est pourquoi l’AMC recommande que nous investissions dans une stratégie sur la démence, dans le cadre d’une stratégie nationale sur le soin des personnes âgées — il est temps de nous retrousser les manches. »

Les objectifs de la stratégie seraient, entre autres, d’étendre la recherche et d’accroître le soutien aux aidants naturels.

Les commentaires du Dr Simpson font suite au mémoire prébudgétaire présenté récemment par l’AMC qui demandait au gouvernement fédéral d’investir 25 millions de dollars en cinq ans dans une stratégie sur la démence.

Le Sommet sur la démence a produit quelques annonces positives lorsqu’il s’est achevé le 11 décembre dernier, alors que les ministres de la Santé du G8 se sont engagés à trouver un remède ou un traitement pour la démence d’ici les 12 prochaines années.

L’Association américaine de l’Alzheimer souligne que parmi les 10 maladies les plus mortelles, la maladie d'Alzheimer est la seule pour laquelle il n’existe aucune forme de prévention ni de traitement.

Envoyer des commentaires au sujet de cet article à : cmanews@cma.ca.