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Le CaRMS connaît son le plus important jumelage de tous les temps

Ce fut le plus important processus de jumelage de l’histoire du Service canadien de jumelage des résidents (CaRMS), et ça le restera probablement pendant un certain temps.

Pour de nombreux observateurs toutefois, le fait saillant du jumelage de cette année entre les diplômés des écoles de médecine et les programmes de résidence au Canada est l’augmentation continue du nombre de diplômés qui optent pour la médecine familiale comme premier choix. Leur nombre a atteint un record de tous les temps.

Les résultats du jumelage du CaRMS ont été présentés à Vancouver, lors de l’assemblée annuelle de la Conférence canadienne sur l’éducation médicale, par Sandra Banner, la directrice générale et chef de la direction de cette organisation sans but lucratif.

Il y avait cette année 5 285 candidats pour 909 programmes de résidence. Au total, 90 % des diplômés des écoles de médecine canadiennes ont été jumelés avec la première discipline choisie – un résultat constant depuis cinq ans.

« Nous avons inévitablement jumelé plus de Canadiens en formation postdoctorale qu’à tout autre moment parce que l’effectif total n’a jamais été aussi élevé », a expliqué Mme Banner lors d’un entretien. Elle a ajouté que ce nombre devrait maintenant plafonner alors que les effectifs de diplômés se stabilisent et qu’aucune augmentation n’est prévue.

Lors du premier des deux tours de jumelage, 2 729 diplômés canadiens ont été jumelés, alors que 133 ne l’ont pas été. Parmi les diplômés hors Canada et États-Unis (DHCEU), 351 ont été jumelés et 1 445 ne l’ont pas été.

En 2015, 38,5 % des diplômés ont opté pour la médecine familiale comme premier choix. C’est une légère hausse comparativement à 38,2 % en 2014, mais une augmentation considérable sur dix ans, alors que 24 % des diplômés avaient choisi la médecine familiale il y a une décennie. Après deux tours, 98 % des places en médecine familiale un peu partout au pays avaient été comblées et seulement 44 résidences demeuraient vacantes.

Le CaRMS souligne que le nombre de candidats qui choisissent la médecine familiale augmente en raison de l’accueil d’étudiants étrangers, de l’amélioration des frais pour les médecins de famille et du remaniement du programme d’études.

Sandra Banner, qui prend sa retraite après 30 années au sein de l’organisation, a indiqué que le nombre plus élevé de diplômés de sexe masculin qui ont choisi la médecine familiale cette année est un nouveau développement, une augmentation d’environ 5 % depuis 2013.

L’augmentation de la médecine familiale comme spécialité de premier choix est constante depuis 2004. Ce changement survient alors que d’autres spécialités, notamment la chirurgie, affichent un certain chômage.

Autre point à noter, le nombre de DHCEU qui ont fait une demande pour des programmes canadiens a diminué de 21 %, ce qui peut s’expliquer par le fait que ces diplômés doivent maintenant passer l’examen de la Collaboration nationale en matière d’évaluation avant de présenter leur candidature.

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