Connexion

​CaRMS : Les diplômés canadiens en médecine non jumelés sont plus nombreux que jamais

Le problème lié au nombre croissant de diplômés canadiens en médecine non jumelés gagne en urgence à la lumière des données les plus récentes du Service canadien de jumelage des résidents (CaRMS).

Au total, 169 étudiants en médecine canadiens participant au programme n’ont pas réussi à obtenir de poste de résidence après les deux tours du cycle de jumelage de cette année, ce qui représente le nombre le plus élevé d’étudiants non jumelés de l’histoire de ce service.

​Diplômés canadiens en médecine non jumelés – faits saillants de 2018
Des données sur le nombre de diplômés canadiens en médecine (DCM) qui ne pourront pas entreprendre leur programme de résidence cette année ont été récemment publiées :

  • 69 DCM de 2018 n’étaient pas jumelés après le 2e tour (par rapport à 68 en 2017);
  • 54 DCM de l’année précédente n’étaient pas jumelés après le 2e tour;
  • 46 DCM qui n’ont pas été jumelés au 1er tour n’ont pas participé au 2e tour (par rapport à 31 en 2017);
  • Le ratio du quota de postes offerts aux DCM a chuté à 1,01 (l’AMC recommandait une zone tampon de 1,2 poste de résidence pour chaque DCM).

Pour lire le rapport complet du CaRMS : Jumelage principal R-1 de 2018 : Aperçu des données


L’AMC préconise depuis longtemps un système de formation médicale postdoctorale plus flexible afin que les médecins canadiens puissent poursuivre leur carrière médicale au Canada plutôt que de se voir obligés de chercher une formation postdoctorale à l’étranger. Dans sa politique intitulée « La flexibilité de la formation en médecine », l’AMC recommande que les étudiants en médecine disposent d’un choix suffisant pour rechercher la formation qui correspond le mieux à leurs compétences et à leurs intérêts, de même qu’aux exigences sociétales.

En décembre 2017, l’AMC a écrit au ministre fédéral et aux ministres provinciaux et territoriaux de la Santé afin de les exhorter à financer des postes de formation postdoctorale supplémentaires. Bien qu’ils aient été nombreux à répondre en reconnaissant l’augmentation du nombre de diplômés des facultés de médecine canadiennes non jumelés, une seule province a pris des mesures officielles pour pallier ce problème immédiat.

Le mois dernier, le gouvernement de l’Ontario a annoncé qu’il allait financer la création ponctuelle de 53 nouveaux postes de résidence dans la province. Ces postes sont réservés aux candidats non jumelés ayant effectué leurs études de premier cycle dans une faculté de médecine de l’Ontario et étudiant dans l’une des spécialités les plus recherchées comme la médecine familiale, la médecine d’urgence et la médecine interne, de même que la pédiatrie et la psychiatrie.

Les diplômés qui obtiennent ces postes supplémentaires devront travailler pendant deux ans dans des communautés mal desservies dans l’ensemble de la province, par exemple dans des régions ciblées du nord de l’Ontario. Bien que ce financement ne soit offert qu’une seule année, le gouvernement provincial prévoit élaborer et mettre en œuvre une solution à plus long terme.

À l’avenir, l’AMC continuera de préconiser des améliorations dans le système d’éducation médicale postdoctorale du Canada, de concert avec les autres organisations médicales nationales. Dans cette optique, elle collaborera de façon continue avec le CaRMS, la Fédération des étudiants et des étudiantes en médecine du Canada et l’Association des facultés de médecine du Canada.

Envoyer des commentaires au sujet de cet article à : cmanews@cma.ca.