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Résumé d’un sondage mené auprès des membres du Forum électronique

Choisir avec soin

Sommaire

L’AMC a posé aux membres du Forum électronique des questions au sujet De son soutien accordé à la campagne Choisir avec soin (CAS). Cette dernière vise à aider les professionnels de la santé et les patients à échanger au sujet des examens, des traitements et des interventions inutiles. Les résultats brossent un tableau de l’avis des membres du Forum et de leur connaissance de la campagne, de l’utilisation qu’ils font des diverses ressources de CAS et de ce qu’ils pensent de l’efficacité de ces ressources. Un résumé des résultats du sondage suit.

Sondage – novembre 2016

Le questionnaire a été envoyé à 3 864 membres du Forum électronique (il s’adressait principalement aux étudiants en médecine, aux médecins résidents et aux médecins en exercice) et les 803 qui ont répondu ont produit un taux de réponse de 20,8 %.

Résultats

Connaissance de la campagne et de la participation de l’AMC
Quelque 88,4 % des répondants (n = 710) connaissaient la campagne CAS. Si les répondants ont indiqué qu’ils la connaissaient, on leur a demandé s’ils connaissaient le rôle que l’AMC y jouait comme partenaire de premier plan : 77,3 % de ces 710 répondants le connaissaient.

Utilisation des listes et des ressources de CAS
On a demandé aux répondants en exercice s’ils utilisaient les listes de CAS dans leur pratique clinique quotidienne : 48,4 % des répondants ont indiqué qu’ils ne les utilisaient pas, 42,4 % ont indiqué qu’ils les utilisaient et 9,3 % ont répondu que la question était sans objet.

Lorsque les répondants utilisaient les listes de CAS, on leur a demandé à quelle fréquence ils le faisaient. Sur les 42 % des répondants (n = 284) qui ont déclaré utiliser les listes de CAS, 48,2 % ont affirmé les utiliser à l’occasion tandis que 31,0 % ont déclaré en faire usage souvent et 15,5 %, très souvent. Parmi les répondants qui ont déclaré utiliser les listes, 5,3 % seulement ont indiqué le faire rarement.

Parmi les répondants, 66,0 % étaient fortement en désaccord (20,2 %) ou en désaccord (45,8 %) pour dire que leurs patients avaient suffisamment d’outils et de renseignements pour prendre des décisions éclairées au sujet de l’utilisation appropriée des services. Dans l’optique des médecins, 47,7 % des répondants étaient fortement d’accord (9,0 %) ou d’accord (38,7 %) pour dire que comme médecins, il leur fallait plus de soutien ou d’outils pour les aider à décider des services qui ne convenaient pas à leurs patients.

Efficacité de la campagne CAS
Lorsqu’on leur a demandé si la campagne CAS réussissait à réduire l’utilisation inutile des services de santé, la majorité des répondants (52,0 %) n’en étaient pas certains. Environ 30 % des répondants étaient fortement d’accord (2,4 %) ou d’accord (27,6 %) pour dire que la campagne réussissait à atteindre ce but. En revanche, 18,1 % des répondants n’étaient pas d’accord (16,4 %) ou fortement en désaccord (1,6 %) au sujet de l’efficacité de la campagne à cet égard.

Nous avons demandé aux membres du Forum électronique de préciser les types d’outils et de ressources qui les aideraient à appliquer les recommandations de CAS dans leur pratique. Ils ont présenté les suggestions suivantes, notamment :

  • Administration d’un programme de pénalités ou d’incitations pour que les médecins appliquent les recommandations.
  • Sensibilisation et éducation accrue du public : dépliants et documents à distribuer, affiches dans les cliniques et les salles d’urgence, ressources et dépliants en pédiatrie
  • Campagne générale d’information des patients et des médias
  • Appli mobiles et ressources organisées selon la maladie, les spécialités, les symptômes (différentes pour les médecins et les patients)
  • Contenu électronique partageable supplémentaire (appli, outils, programmes, PDF)
  • Raisonnement factuel qui sous-tend les recommandations
  • Crédits de DPC ou exigences du Collège royal; approbation par les ordres provinciaux et les AMPT
  • Outils particuliers aux DME : formulaires personnalisés, cachet, rappels, recommandations
  • Simplification des lignes directrices et des critères régissant la prescription d’examens médicaux – plus accessibles pour les médecins et les patients, plus compréhensibles pour les patients.
  • Prescription de certains tests avec astérisque pour indiquer les recommandations de CAS associées ou les indications clés qui rendent admissibles la prescription d’un examen médical.

Prochaines étapes

En tant que partenaire fondateur de CAS, l’AMC demeurera à l’affût des possibilités de faire connaître les buts et les objectifs de la campagne, y compris les outils destinés aux patients et aux médecins (listes), afin de promouvoir le recours approprié aux examens, aux traitements et aux interventions.

Commentaires des répondants

« Bonne campagne, mais les patients ont besoin de beaucoup plus d’information, ce qui devrait se faire en dehors du cabinet du médecin. »

« Il s’agit bien plus d’informer les patients que les médecins. Beaucoup exigent des examens précis lorsque ce n’est pas absolument nécessaire. Prendre le temps de les informer à l’occasion, particulièrement dans le cas des personnes anxieuses ou moins instruites, n’a aucun effet. »

« Je pense qu’il est trop tôt pour mesurer l’effet de CAS. Il faudrait mettre davantage en évidence les documents destinés aux patients (affiches et documents à distribuer, brochures). Cette façon utile pour l’AMC de contribuer lui donnerait aussi plus de visibilité. »

« Les médecins hésitent vraiment à dire à leurs patients que certains examens d’imagerie ne sont pas indiqués à la fois pour préserver la paix d’esprit du patient et par crainte de poursuites. Il faut s’attaquer au problème. »

« Je connais l’initiative, mais non les outils ni les recommandations. Il serait utile d’avoir davantage de conseils sur a) l’endroit où les trouver et b) la façon de les utiliser. »

« La campagne Choisir avec soin a-t-elle un effet positif démontré? Par exemple, elle vise à réduire les coûts et l’utilisation inefficiente des examens… L’initiative a-t-elle fait ses preuves? »

« J’aime bien, mais j’en ai assez de sentir qu’on me blâme pour l’utilisation excessive. Oui, nous sommes les gardiens, mais nous sommes aussi à la merci de la « satisfaction » des patients et de la menace des ordres si les patients sentent que nous ne faisons pas tout ce qu’ils veulent. »

Profil des répondants

Les résumés des résultats de l'enquête

Les formulaires de tiers (décembre 2016)

Marijuana (juillet 2016)

Accord sur la santé (juillet 2016)

Hiérarchisation des enjeux (janvier 2016)

Changement climatique (novembre 2015)

Fondation médicale canadienne (novembre 2015)

Le professionnalisme medical (septembre 2015)

Santé mondiale (juin 2015)

Surveillance posthomologation des médicaments et des instruments médicaux (mars 2015)

Les aînés (fevrier 2015)

Les archives

L’établissement électronique des ordonnances (juin 2014)

D’opioïdes (mai 2014)