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De nouveaux examens et traitements surutilisés dans la mire de Choisir avec soin

Quarante-neuf nouvelles recommandations émises par 10 sociétés de spécialité médicale ont été publiées dans le cadre de la campagne en plein essor Choisir avec soin afin de favoriser une meilleure communication entre les patients et les médecins et d’éviter ainsi des examens et des traitements qui pourraient être inutiles.

L’une des recommandations présentées porte sur l’inutilité des tomodensitométries pour un traumatisme crânien mineur, tandis qu’une autre traite de la nécessité d’éviter l’usage de psychostimulants chez les enfants d’âge préscolaire atteints de TDAH.

Avec cet ajout, Choisir avec soin offre maintenant plus de 150 recommandations aux patients et aux médecins. En tout, 29 spécialités médicales canadiennes ont participé à l’élaboration de recommandations.

« Les recommandations publiées aujourd’hui portent sur des examens, des traitements et des interventions qui ne sont pas nécessaires, dont on fait un usage abusif et que les médecins et les patients devraient éviter dans ces situations », a expliqué la Dre Wendy Levinson, présidente de Choisir avec soin. « En évitant ces examens et ces traitements quand ils ne sont pas nécessaires, on améliore les soins et on évite des effets secondaires potentiels. »

« La relation médecin-patient repose sur la communication, la confiance et le partage d’information pour assurer des soins de la meilleure qualité », a souligné Chris Simpson, président de l’Association médicale canadienne. « Le programme Choisir avec soin est un outil précieux tant pour le patient que pour le médecin. »

La recommandation au sujet des tomodensitométries, formulée par l’Association canadienne des médecins d’urgence (ACMU), reconnaît que la plupart des adultes et des enfants ayant subi un traumatisme crânien mineur ne sont pas atteints de lésions cérébrales graves nécessitant une hospitalisation ou une chirurgie. Cette recommandation a été rendue publique en même temps que les autres à l’occasion de la récente conférence annuelle de l’ACMU à Edmonton.

La recommandation concernant la nécessité d’éviter les psychostimulants comme traitement de première intention pour les enfants d’âge préscolaire atteints de TDAH reconnaît le besoin de commencer par soumettre ces enfants à une évaluation visant à détecter la présence d’autres facteurs de stress environnementaux comme la négligence, les mauvais traitements ou l’exposition à la violence familiale. Cette recommandation est le fruit d’un effort concerté de l’Association des psychiatres du Canada, de l’Académie canadienne de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et de l’Académie canadienne de gérontopsychiatrie.

Les sociétés de spécialité qui ont publié les nouvelles recommandations sont les suivantes :

  • Académie canadienne de gérontopsychiatrie
  • Académie canadienne de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent
  • Association canadienne de chirurgie pédiatrique
  • Association canadienne de médecine nucléaire
  • Association canadienne des médecins d’urgence
  • Association des psychiatres du Canada
  • Société canadienne de chirurgie vasculaire
  • Société canadienne de médecine d’hôpital
  • Société canadienne de médecine transfusionnelle (publication de cinq recommandations supplémentaires)
  • Société canadienne du rachis

L’AMC est un partenaire de premier plan de la campagne Choisir avec soin, qui vise à mettre les meilleures preuves médicales à la disposition des médecins et des patients en utilisant un langage simple et du matériel d’information adapté aux patients dans les listes et les ressources offertes.

Juste avant la publication des nouvelles recommandations, la Société médicale du Nouveau-Brunswick a annoncé publiquement son soutien à l’initiative Choisir avec soin en diffusant une série de messages promotionnels, devenant ainsi la plus récente association médicale provinciale à adhérer au programme.

Le programme, de même que la campagne américaine Choosing Wisely sur laquelle il se base, s’est attiré bien des éloges, encore récemment dans un commentaire publié dans le journal JAMA Internal Medicine, puisqu’il est à l’origine d’un dialogue sur la nécessité d’éliminer les pratiques médicales de faible valeur.

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