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L’AMC au premier plan à la suite de la décision de la Cour suprême

Le point de vue de l’Association médicale canadienne (AMC) a été l’un des plus sollicités dans la foulée de la décision de la Cour suprême du Canada statuant que les lois existantes interdisant l’aide médicale à mourir sont inconstitutionnelles.

Le président de l’AMC, Chris Simpson, qui était dans les Territoires du Nord-Ouest au nom de l’AMC quand la décision a été rendue, a accordé des entretiens à la plupart des principaux médias nationaux, dont CBC, CTV, le Globe and Mail, la Presse canadienne, Postmedia et le magazine Maclean’s le jour de la décision et la fin de semaine qui a suivi.

Le Dr Simpson a présenté clairement les principaux arguments de l’AMC, qui veut aider à élaborer toute mesure législative sur l’aide médicale à mourir, ajoutant qu’il est important de respecter le point de vue de tous les membres de l’AMC sur cette question.

Le jour où la décision a été rendue, l’AMC a envoyé un courriel qui réitérait son point de vue à tous ses membres.

« Notre principale responsabilité pour le moment est de collaborer avec les assemblées législatives, nos patients et d’autres intervenants afin d’assurer que toute mesure législative potentielle prévoit des garanties contre les abus et protège les droits des patients tout comme ceux des médecins, que ces derniers choisissent de participer ou non. » a dit le Dr Simpson.

L’un des entretiens les plus approfondis avec le Dr Simpson a été fait par John Geddes, du Maclean’s.

« […] au cours des 12 prochains mois […] nous allons devoir établir un équilibre entre la nécessité d’offrir ce service (l’aide médicale à mourir) au petit nombre de patients qui en ont besoin et qui y sont admissibles, et la protection des médecins, pour qu’ils ne soient pas contraints de fournir ce service s’ils ne le souhaitent pas », a dit le Dr Simpson.

« Nous devons offrir les outils éducatifs et établir le cadre réglementaire qui permettront d’atteindre cet objectif en assurant que tout le monde a le sentiment que les patients vulnérables sont scrupuleusement protégés, et que ceux qui ont besoin de cette intervention y ont droit en temps opportun. »

Comme il l’a fait avec nombre d’autres publications, le Dr Simpson a profité de l’entretien accordé au Maclean’s pour réitérer la position de l’AMC, qui réclame de meilleurs soins palliatifs pour tous ceux qui ont besoin de ces services.

Le Conseil d’administration de l’AMC va déterminer quelles seront les prochaines étapes pour l’AMC sur la question des soins de fin de vie à son assemblée prévue à la fin du mois.

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