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L’AMC réitère sa position sur les médecines complémentaires

Les médecins devraient s’abstenir de recommander des interventions de médecines complémentaires et parallèles (MCP) qui ne sont pas étayées par des preuves scientifiquement valables.

Telle est la position énoncée par l’Association médicale canadienne (AMC) dans sa politique révisée sur les MCP, récemment approuvée par le Conseil d’administration de l’Association.

La politique mise à jour indique clairement que les médecines parallèles doivent respecter les mêmes normes fondées sur des données probantes que tous les autres éléments du système de santé.

La politique précise également que même si l’AMC appuie la mise au point de produits et de thérapies de MCP, tout nouveau traitement doit être soumis à des tests rigoureux permettant de démontrer qu’il est fondé sur des données probantes avant son adoption et son application par la profession médicale. L’intervention proposée doit offrir un avantage démontré avant d’être présentée à la population canadienne comme un traitement efficace.

« Jusqu’à maintenant », peut-on lire dans la politique, « l’information dont dispose le public sur les MCP est en grande partie anecdotique ou fondée sur des affirmations exagérées de leurs avantages qui reposent sur un petit nombre d’études ou sur des études de faible qualité. » L’AMC souligne toutefois qu’il s’effectue de plus en plus d’études bien conçues sur les MCP et qu’il faut encourager ces études.

« Les Canadiens ont le droit d’avoir de l’information fiable et exacte sur les produits et thérapies de MCP pour les aider à faire des choix de traitement éclairés », précise encore la politique. Les patients sont invités à évaluer d’un œil critique toute information sur la santé.

L’AMC recommande que les gouvernements, les fabricants, les fournisseurs de soins et autres intervenants conjuguent leurs efforts pour garantir que les Canadiens ont accès à cette information, notamment en fournissant des étiquettes comportant une liste exhaustive des ingrédients de même qu’une information facile d’accès et présentée de manière conviviale, par exemple :

  • un mode d’emploi;
  • les indications pour lesquelles le produit ou la thérapie a fait ses preuves;
  • les contre-indications, effets secondaires et interactions avec d’autres médicaments;
  • un message au consommateur l’avisant de signaler à son fournisseur de soins de santé qu’il utilise ce produit.

Afin d’aider les médecins à fournir la norme la plus élevée de traitement disponible tout en minimisant les risques, il faut encourager les patients à signaler à leur médecin tout produit de santé qu’ils utilisent.

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