Connexion

L’AMC réitère la nécessité d’une approche nationale à l’égard de la planification du nombre de médecins

L’Association médicale canadienne (AMC) continue de réclamer l’élaboration d’une approche nationale coordonnée à l’égard de la planification du nombre de médecins requis au Canada, de même que la mise en place d’un système de formation des médecins adapté aux besoins de la population.

Le nouvel énoncé de politique sur la planification de l’effectif médical, approuvé au cours d’une récente réunion du conseil d’administration de l’AMC, insiste sur l’importance fondamentale d’une stratégie pancanadienne élaborée en fonction des prévisions fondées sur les besoins de la population.

Le document constitue une mise à jour de l’énoncé de politique de l’AMC sur la question, qui a été révisé pour la dernière fois en 2003. Il fait partie d’un plan d’action en 10 points sur l’effectif médical, lequel a été adopté à la fin de 2013 en réponse aux préoccupations relatives au suremploi et au sous-emploi parmi certaines spécialités et dans certaines régions du Canada.

« Les dernières prévisions du gouvernement fédéral relativement aux exigences en matière d’effectifs médicaux en fonction des besoins des Canadiens datent d’il y a presque 40 ans », a indiqué le Dr Chris Simpson, président de l’AMC. « Cependant, presque rien n’est fait sur le plan de la planification officielle de l’effectif médical. »

« Par conséquent, nous voyons des situations où des médecins fraîchement diplômés ont de la difficulté à trouver un emploi stable, tandis qu’un manque d’accès lamentable aux médecins se fait ressentir dans d’autres domaines », a-t-il ajouté. « Bon nombre de médecins résidents et d’étudiants en médecine s’inquiètent de leur avenir en raison de ce manque de planification nationale. »

La politique mise à jour reprend certains éléments de l’énoncé précédent. Par exemple, on réclame toujours une approche pancanadienne et on insiste sur la nécessité pour le Canada d’ajuster de manière autonome le nombre de diplômés issus des programmes prédoctoraux et postdoctoraux des facultés de médecine en fonction des besoins de la population canadienne en matière de services médicaux. Toutefois, la politique continue de reconnaître que les Canadiens étudiant à l’étranger et les autres diplômés de facultés de médecine étrangères doivent être pris en compte de manière explicite dans le cadre de la planification et de l’établissement de mesures de soutien visant à favoriser leur acculturation.

La politique cite une étude de 2014 qui révélait un décalage entre le nombre et le type de diplômés issus de programmes postdoctoraux au Canada et les possibilités de pratique réelles. Ce décalage, peut-on y lire, témoigne du manque de suivi et de gestion dans la composition des spécialités médicales.

Tout comme en 2003, l’AMC réclame une certaine souplesse dans l’éducation médicale et continue de recommander le rétablissement et le maintien d’un ratio de 120 postes de formation postdoctorale par tranche de 100 diplômés en médecine.

La politique mentionne également d’autres éléments dont il faut tenir compte dans la planification de l’effectif médical, notamment la nécessité d’établir un équilibre entre la volonté des gouvernements et du public d’accéder à des services médicaux 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et le risque potentiel de fragmentation des soins attribuable à la participation de plusieurs médecins aux soins d’un seul patient.

Comme le souligne la politique, les champs de pratique doivent être mieux définis parmi les médecins de première ligne et entre les médecins et les autres professionnels de la santé.

La politique comporte un addenda portant sur les technologies émergentes dans les soins de santé. On y observe qu’il existe peu de données permettant de déterminer si les nouvelles technologies augmenteront les heures de travail ou si elles les réduiront.

Envoyer des commentaires au sujet de cet article à : cmanews@cma.ca.