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L’AMC présente ses recommandations concernant la loi sur l’aide à mourir sur la colline du Parlement

La présidente de l’Association médicale canadienne (AMC), la Dre Cindy Forbes, était à Ottawa le 27 janvier afin de présenter l’Approche fondée sur des principes pour encadrer l’aide à mourir au Canada au Comité mixte spécial de la Chambre et du Sénat sur l’aide médicale à mourir.

La Dre Forbes, en compagnie du Dr Jeff Blackmer, vice-président du Professionnalisme médical, a informé le comité du point de vue des médecins et des patients sur la nécessité d’avoir une approche pancanadienne sur l’aide médicale à mourir, ce qui comprend une mesure législative fédérale.

En plus de présenter un résumé des consultations menées par l’AMC auprès du grand public et de ses membres, la Dre Forbes a soulevé deux enjeux importants devant être pris en considération par le comité mixte spécial.

D’abord, les parlementaires doivent veiller à ce que le cadre législatif et réglementaire assure un juste équilibre entre la liberté de conscience des médecins et le droit des patients de recourir à des soins de fin de vie, a dit la Dre Forbes.

Les médecins ont des opinions divergentes sur le sujet, et la décision de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Carter a ouvert la porte à des changements de taille dans le monde médical. L’AMC soutient les médecins qui acceptent de pratiquer l’aide à mourir ou d’y prendre part, de même que ceux qui s’y refusent.

« L’obligation conjointe des gouvernements et des intervenants consiste entre autres à assurer l’accès efficace des patients par la mise en place de ressources et de systèmes suffisants, a dit la Dre Forbes. Le cadre de l’AMC tient compte des différences de conscience en recommandant la création de ressources visant à faciliter l’accès des patients. »

Finalement, selon la Dre Forbes, il faut que la nouvelle loi comprenne un cadre uniforme à l’échelle du Canada.

« Nous devons absolument fournir des renseignements clairs aux médecins et à leurs patients, et adopter une approche uniforme à l’ensemble du pays, a dit la Dre Forbes au comité. L’AMC sait très bien que si nous ne le faisons pas, nous risquons d’assister à la naissance d’un éventail d’approches divergentes et potentiellement contradictoires, ce qui n’avantagerait personne. »

La Dre Forbes a souligné que les médecins veulent coopérer avec les législateurs afin de les aider à respecter l’échéance fixée par la Cour suprême.

« Nous nous tournons vers le Parlement pour qu’il fasse preuve de leadership et soutienne l’élaboration d’une approche pancanadienne. Le cadre de l’AMC constitue un document d’orientation critique pour les décideurs à cet égard. »

Le Comité mixte spécial a été formé afin de faire des recommandations au Parlement sur le cadre de la réponse du gouvernement fédéral sur l’aide médicale à mourir d’ici le 26 février.

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