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L’AMC s’attaque aux obstacles à la vaccination

L’Association médicale canadienne (AMC) se prépare à adopter une position beaucoup plus ferme en appui aux stratégies visant à améliorer les taux de vaccination.

Lors de sa récente réunion, le Conseil d’administration de l’AMC a adopté plusieurs résolutions qui seront présentées à l’assemblée annuelle du Conseil général en août, parmi lesquelles une résolution proposant qu’une preuve de vaccination soit exigée pour tous les enfants fréquentant la garderie ou l’école, sauf en cas de contre-indication médicale.

Le Conseil d’administration a également appuyé l’élaboration d’un plan pluriannuel visant à relever les défis liés à la vaccination, notamment en ce qui a trait au rôle du médecin. Les objectifs et les résultats attendus devront lui être présentés en octobre 2015.

« Les médecins ont un rôle essentiel à jouer dans la vaccination », a affirmé Chris Simpson, président de l’AMC.

« Il s’agit d’un enjeu important à mes yeux et j’ai du mal à comprendre pourquoi une certaine partie de la population refuse de tenir compte de l’avis médical », a-t-il ajouté, faisant allusion au mouvement d’opposition à la vaccination et aux faits sur lesquels il s’appuie.

L’AMC soutient depuis longtemps les initiatives de vaccination à l’appui des recommandations du Comité consultatif national de l’immunisation. Depuis 2005, l’Association fournit des ressources aux cabinets de médecins en vue d’encourager la vaccination et appuie ouvertement l’élaboration d’une stratégie nationale de vaccination.

Le Dr Simpson souligne que la vaccination au Canada constitue un enjeu complexe. En effet, dans toutes les provinces canadiennes, à quelques rares exceptions près, le taux de couverture vaccinale est systématiquement inférieur aux objectifs nationaux pour six maladies évitables par la vaccination : la méningococcie invasive, la pneumococcie invasive, la varicelle, la coqueluche, l’influenza et la rubéole. Même les deux provinces où la vaccination infantile est obligatoire, soit l’Ontario et le Nouveau-Brunswick, présentent des taux de vaccination inférieurs aux objectifs.

En plus de réclamer une preuve de vaccination obligatoire pour les enfants, les résolutions qui feront l’objet de discussions en août portent sur des stratégies axées sur les parents qui sont réticents à la vaccination, sur l’élaboration de registres de vaccination et sur la sensibilisation au rôle important des médecins dans la vaccination.

« Bien que la vaccination ait une incidence sur la pratique de la plupart des membres de l’AMC, généralistes ou spécialistes, la communauté médicale s’est montrée plutôt discrète dans les discussions actuelles sur la vaccination », peut-on lire dans le document d’information de l’AMC sur le sujet. « L’AMC pourrait combler cette lacune en contribuant activement à la mobilisation de l’expertise nécessaire pour appuyer ses membres, augmenter le taux de vaccination et, ainsi, améliorer la santé globale de la population. »

Outre ses efforts pour surmonter les défis liés à la vaccination au sein de la population générale, l’AMC travaille en collaboration avec la Fédération des étudiants et des étudiantes en médecine du Canada en vue d’élaborer à l’intention du Conseil général une résolution sur la normalisation des protocoles de vaccination dans les facultés de médecine de l’ensemble du pays.

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