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Les membres de l’ACPM demandent du soutien en matière de soins de fin de vie

Les soins de fin de vie ont été au cœur des débats lors de la récente assemblée annuelle de l’Association canadienne de protection médicale (ACPM) à Halifax.

Tout comme le Conseil général de l’Association médicale canadienne qui la précédait, l’assemblée de l’ACPM a été le théâtre d’un long débat passionné sur le rôle des médecins dans l’aide médicale à mourir, les discussions portant principalement sur les droits et les responsabilités de chaque médecin en la matière.

Une motion présentée par un membre, le Dr Todd Howlett, médecin-chef à l’Hôpital Dartmouth General, en Nouvelle-Écosse, portait sur l’obligation de l’Association de se porter à la défense de ses membres face aux enjeux allant à l’encontre de leur « liberté de conscience, de religion et de jugement professionnel ».

Dans une deuxième motion, on a demandé à l’ACPM de « s’associer à d’autres intervenants pour exprimer les préoccupations des membres en regard d’obligations qui interfèrent avec ces libertés ».

Les deux motions ont été adoptées, en dépit de la résistance de certains membres présents.

Même si les deux recommandations s’appliquent à un éventail d’interventions médicales et de situations en soins de santé, les discussions de l’assemblée portaient principalement sur l’aide médicale à mourir.

Certains ont exprimé des préoccupations personnelles au sujet de la référence de patients pour une aide à mourir, alors que d’autres ont souligné l’importance pour les médecins d’agir au nom du patient et de ne pas faire passer leurs propres convictions avant les demandes de leurs patients.

Une table ronde sur les soins de fin de vie animée par le chroniqueur André Picard du Globe and Mail a suivi cette discussion. Quatre experts médicaux ont dirigé la conversation, proposant des solutions pour améliorer les soins de fin de vie au Canada.

Selon un des panélistes, le Dr James Downar, médecin en soins palliatifs à Toronto, tous les médecins présents et futurs devraient recevoir une formation en soins de fin de vie. Il a ajouté qu’il faut aussi changer le discours sur l’aide à mourir afin de faire tomber les tabous à ce sujet et d’en parler plus naturellement.

Le Dr Douglas Grant, registraire du Collège des médecins et chirurgiens de la Nouvelle-Écosse, a rappelé aux membres qu’indépendamment de leurs propres opinions et préoccupations, ils doivent respecter les dispositions de la loi énoncées par la Cour suprême du Canada lorsqu’ils se trouvent devant un patient qui demande une aide à mourir.

Pour rassurer les membres, le Dr Hartley Stern, directeur général de l’ACPM, leur a rappelé la mission centrale de l’Association, qui est de protéger et d’appuyer ses membres, tout en établissant des lignes directrices claires pour la pratique médicale.

Il a expliqué que l’ACPM a participé à des discussions stratégiques visant à obtenir des précisions sur l’aide à mourir, depuis la terminologie jusqu’au processus de référence, car cela sera sûrement l’un des enjeux les plus importants auxquels les médecins de partout au pays devront faire face dans les mois à venir.

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