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Alors que les préoccupations grandissent au sujet des commotions cérébrales, l'AMC lance un nouveau module d'EMC

En réponse aux préoccupations croissantes que suscite « l'épidémie silencieuse » de commotions cérébrales, l'AMC a lancé un module agréé d'éducation médicale continue (EMC) pour aider les médecins à diagnostiquer et prendre en charge les patients atteints de ce type de traumatisme crânien léger (TCL).

Un document de fond souligne que les répercussions des commotions cérébrales se font sentir dans tous les groupes d'âges. En effet, on a estimé que parmi les quelque 100 000 Canadiens qui ont subi une blessure à la tête en 2009-2010, les personnes âgées comptent pour près de 20 % du total et les adolescents, pour un autre 23 %, les commotions cérébrales dans ce dernier groupe étant souvent le résultat d'une blessure sportive.

« La commotion cérébrale est un grave problème de santé publique », peut-on lire dans le résumé du cours. Avant d'atteindre l'âge de 10 ans, 16 % des enfants auront subi au moins une blessure à la tête nécessitant une consultation médicale. "

Le nouveau cours, agréé par le Collège des médecins de famille du Canada et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, comporte cinq objectifs d'apprentissage :

  • expliquer comment administrer un outil standardisé d'évaluation de la commotion cérébrale;
  • discuter de la façon de diagnostiquer la commotion cérébrale;
  • décrire un plan pour la prise en charge hâtive des symptômes;
  • utiliser les lignes directrices afin de décrire un plan de prise en charge des symptômes persistants tels que les céphalées et les étourdissements;
  • énumérer les éléments essentiels pour un retour sécuritaire au jeu ou à l'école.

Le cours, qui est offert en anglais, dure 1.5 heures et donne droit à 1.5 crédits.

La politique de l'AMC intitulée Les traumatismes crâniens et le sport, adoptée en 2011, souligne que les médecins doivent être vigilants en ce qui concerne les symptômes de traumatisme cérébral : « Il importe de signaler que n'importe quelle activité qui cause un choc à la tête, au visage ou à la mâchoire, ou l'application d'une autre force au crâne, peut causer une commotion cérébrale. »

Le nouveau cours est issu d'une collaboration entre la Fondation ontarienne de neurotraumatologie, le Service de conférences et de développement professionnel de l'Université Memorial de Terre-Neuve et l'AMC.

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