Connexion

Gestion financière MD met l’accent sur la planification financière pour les femmes médecins

Les femmes médecins peuvent devenir plus responsables de leur situation financière si elles bénéficient d’une solide planification.

C’est le message clé d’un exposé fait par Bridget Paton, experte-conseil principale pour Gestion financière MD lors d’une séance très achalandée tenue à l’heure du déjeuner, avant l’assemblée du Conseil général de l’Association médicale canadienne (AMC) à Halifax.

Cette séance, une première à l’assemblée annuelle de l’AMC, a été introduite par la Dre Suzanne Strasberg, présidente du conseil d’administration de Gestion financière MD — la première femme à occuper ce poste.

Madame Paton se dit passionnée par l’éducation financière des femmes médecins « parce que j’ai vu beaucoup de femmes intelligentes et accomplies qui se sont trouvées dans une situation financière compromise à cause d’un manque de planification et parce qu’elles n’ont pas prêté l’attention nécessaire à leur propre bien-être ».

Elle a commencé par énoncer une réalité démographique : les femmes représentent le plus grand pourcentage de la population vieillissante du Canada, dont 84 % des centenaires qui sont de sexe féminin.

Elle a ajouté que le nombre de femmes médecins est à la hausse et que, d’ici 2030, leur nombre surpassera celui de leurs homologues masculins. Or, bien que les femmes médecins soient plus nombreuses dans la population, elles n’ont pas pour autant participé davantage aux décisions relatives à leur situation financière.

Les statistiques présentées montrent que les hommes sont de loin beaucoup plus susceptibles d’assumer seuls la responsabilité des finances familiales. En outre, les femmes médecins ont tendance à avoir un revenu inférieur et moins d’actifs financiers, surtout lorsqu’elles sont jeunes.

Pour combler ces lacunes, madame Paton est d’avis que les femmes médecins peuvent retenir les services d’un conseiller financier dans le but de créer une « feuille de route » qui satisfait leurs besoins et qui peut les aider à planifier le type de retraite qu’elles souhaitent avoir.

Elle a discuté des avantages de constituer sa pratique en société afin que le médecin puisse tirer parti des avantages fiscaux et bénéficier d’un revenu plus élevé après impôt. Elle a ajouté que la démarche n’est pas aussi onéreuse que l’on pense, et qu’elle procure à la fois les avantages du fractionnement de revenu et du report de l’impôt.

Parce que le taux d’imposition des entreprises est beaucoup plus bas que celui des particuliers dans bien des cas, elle précise que « si vous êtes en mesure d’économiser de l’argent… il est logique de se constituer en société ».

D’autres stratégies d’optimisation du revenu sont à la disposition des femmes médecins, ajoute madame Paton, celles-ci peuvent être bonnes ou moins bonnes, mais certaines peuvent être favorables selon la situation financière de chacune.

Elle a conclu en disant que les femmes médecins n’ont pas besoin d’être expertes en gestion financière, mais qu’une connaissance des rudiments des placements peut les aider à prendre plus aisément des décisions d’ordre financier.