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Les soins aux aînés : « Ce qu’il nous faut maintenant, c’est un peu d’action. »

Il est certain que les membres appuient l’appel lancé par l’AMC en faveur d’une stratégie nationale pour répondre aux besoins en soins de santé de la population croissante des aînés du Canada.

Le 24 août, les délégués au Conseil général (CG) ont approuvé presque à l’unanimité et sans grand débat, quatre motions visant à aider à préciser le rôle des médecins dans l’élaboration d’une stratégie nationale pour les aînés.

Les résultats ont réjoui le président de l’AMC, Chris Simpson. Dans son discours inaugural en 2014, il a signalé que « Lorsqu’on commence à penser à ce que nous devons faire [comme profession] et au point de départ, il devient clair que les soins aux aînés constituent l’enjeu primordial de l’heure dans le domaine de la santé… j’aurais l’audace d’affirmer que si nous pouvions améliorer notre façon de traiter nos aînés, nous améliorerions considérablement le système de santé. »

Le Dr Simpson, qui a ouvert la séance stratégique de cette année sur la question, a déclaré qu’il s’est fait beaucoup de choses depuis août dernier, notamment l’élaboration du cadre d’un plan d’action sur les soins aux aînés et le lancement d’un site Web sur le plan – exigeonsunplan.ca. Lundi, les délégués ont poussé la planification plus loin en adoptant quatre motions portant sur les soins aux aînés et en en acceptant (via l’ordre du jour des approbations) six autres – sans vote.

Les motions portaient sur un vaste éventail de sujets.

Dans une motion, les auteurs demandaient à l’AMC d’appuyer l’élaboration de lignes directrices et de normes pour encadrer l’utilisation de la technologie de télésurveillance, processus automatisé de transmission de données sur l’état de santé d’un patient à partir de chez lui.

Une autre portait sur la nécessité de pratiques hospitalières factuelles qui « répondent mieux aux besoins physiques, cognitifs et psychosociaux des aînés » tandis qu’une autre encore préconisait l’amélioration des incitations fiscales et des moyens d’aide financière mis à la disposition de ceux qui s’occupent de membres de leur famille.

En expliquant la nécessité de la dernière motion, la Dre Sarah Bates – qui a précisé qu’elle s’occupe d’un membre de sa famille aux prises avec la maladie d’Alzheimer – a déclaré que l’AMC avait déjà préconisé l’amélioration du soutien aux aidants familiaux. Elle a signalé que plus de 75 % des soins fournis aux Canadiens âgés le sont par des aidants familiaux non rémunérés, rôle qui peut être exigeant sur le plan financier.

Le Dr Simpson qualifie de « réfléchies » les motions adoptées, même si les thèmes ne sont pas nouveaux. Il a déclaré que l’on a agi sur plusieurs fronts, notamment en essayant de faire des soins aux aînés un enjeu des prochaines élections fédérales.

« Ce qu’il nous faut maintenant, c’est un peu d’action. »