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Les membres sont invités à s’exprimer sur l’aide à mourir

Pour la deuxième année consécutive, les membres de l’Association médicale canadienne (AMC) ont la possibilité d’apporter une importante contribution à l’Association dans le dossier de l’aide à mourir, l’un des enjeux les plus importants auxquels est confrontée la société canadienne d’aujourd’hui.

Le 8 juin, une page Web destinée au dialogue avec les membres a été créée afin d’encourager les membres à formuler des commentaires et à échanger avec leurs collègues sur des questions fondamentales concernant la façon dont l’aide médicale à mourir devrait être mise en œuvre au Canada.

Le 6 février 2015, la Cour suprême du Canada a statué que les dispositions actuelles du Code criminel interdisant l’aide à mourir étaient inconstitutionnelles et l’AMC s’est engagée à contribuer à la préparation de nouvelles lignes directrices nationales sur l’aide à mourir. Le Comité d’éthique de l’AMC a élaboré un document de principes pour encadrer l’aide à mourir afin d’orienter la formulation des règlements lorsque les dispositions interdisant cette intervention seront levées l’an prochain.

En 2014, les membres ont réagi avec enthousiasme lorsqu’on leur a demandé de participer à un dialogue en ligne sur les soins de fin de vie, qui portait notamment sur la prestation des soins palliatifs, la planification préalable des soins et l’aide médicale à mourir. Cette année, les membres sont invités à se prononcer au sujet des enjeux fondamentaux suivants, et à en discuter :

  • Principes fondamentaux qui devraient sous-tendre toutes les lignes directrices et recommandations concernant l’aide à mourir.
  • Questions fondamentales liées à l’aide médicale à mourir : réglementation éventuelle, surveillance, droit à l’objection de conscience et ’interaction entre le médecin et le patient sur le sujet, notamment.
  • Enjeux liés à l’exercice de la profession médicale dans ce nouveau paysage.

Voici quelques-unes des questions posées :

  • Quel devrait être le processus à suivre après que le patient a demandé l’aide médicale à mourir?
  • Dans le cas des médecins qui refusent de participer à l’aide à mourir pour des raisons de conscience, comment réconcilier ce refus avec leur obligation d’assurer l’accès équitable?

« Il s’agit d’une occasion sans précédent pour les membres de contribuer à l’élaboration d’une approche nationale respectueuse à l’égard de l’aide à mourir, approche qui sera fondée sur nos valeurs et sur la compassion que nous préconisons en tant que Canadiens », a déclaré Chris Simpson, président de l’AMC.

Le dialogue est animé par le Dr Jeff Blackmer, vice-président du Professionnalisme médical à l’AMC, qui a guidé le débat public et le dialogue avec les membres sur les enjeux liés aux soins de fin de vie l’an dernier.

Le site du dialogue en ligne sera accessible jusqu’au 6 juillet 2015, tout comme le sondage en ligne connexe.

Les résultats du dialogue et du sondage en ligne seront présentés au Conseil général de l’AMC lors de séances stratégiques sur l’aide à mourir, en août. Ils serviront à étayer les discussions avec les gouvernements et les organismes de réglementation professionnelle et contribueront à orienter la mise en place de ressources pour les médecins de même que l’élaboration de stratégies de représentation sur la question de l’aide médicale à mourir.

« L’AMC est déterminée à mobiliser ses membres autour de cet enjeu d’importance. C’est pourquoi j’encourage tous les membres à se rendre sur le site Web afin de partager leur opinion », a dit le Dr Simpson.

L’AMC sollicite également les commentaires d’autres organisations médicales concernées avec qui elle collabore, comme l’Association canadienne de protection médicale, afin de proposer une approche unifiée.

Envoyer des commentaires au sujet de cet article à : cmanews@cma.ca.