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Les micros pris d’assaut par les membres à l’assemblée annuelle de l’AMC

L’AMC a donné la parole à ses membres le 18 août, lors du sixième Forum des membres, un événement annuel qui permet à ces derniers d’interroger les dirigeants élus sur toute question importante à leurs yeux. Comme d’habitude, les questions ont fusé pendant la séance d’une heure, tenue dans le cadre de la 147e assemblée annuelle de l’Association, à Ottawa.

« L’AMC prône la transparence depuis dix ans, et ce forum est la transparence même, a dit le Dr Chris Simpson, qui a assumé les fonctions de président lors de la rencontre. Ce forum permet aux membres d’établir eux-mêmes l’ordre du jour. Non seulement c'est la chose sensée à faire, mais cela nous permet [dirigeants élus] de savoir directement quelles sont les préoccupations des membres. »

Au forum de cette année, auquel ont participé une centaine de membres, en personne et en ligne, des dirigeants comme le Dr Simpson, le président sortant Louis Hugo Francescutti et le président du Conseil d’administration Brian Brodie ont répondu à vingt questions portant sur des sujets variés, des cotisations à l’AMC à la nécessité d’agir de façon plus décisive sur la question des soins de fin de vie. Comme l’a très bien dit un médecin sur ce dernier point, « Qu’est-ce que nous
attendons? ».

Le Dr Simpson a prôné la patience sur cette question litigieuse, qui a dominé la majeure partie des discussions du Conseil général (CG) à la rencontre d’Ottawa. « Regardez tout le chemin que nous avons parcouru, a-t-il dit. Quand nous avons abordé le sujet pour la première fois en 2013, nous étions aux prises avec les questions de terminologie. Les assemblées publiques de consultation tenues par l’AMC cette année ont commencé par clarifier les définitions, éliminant toute hyperbole. »

Il a ajouté que l’AMC avait fait plus que n’importe quel parti politique pour encourager la discussion sur les soins de fin de vie. « C'est un enjeu social délicat, et l’AMC doit être présente. Nous ne sommes peut-être pas encore arrivés à un consensus, mais nous avons fait d’immenses progrès. »

Un médecin a demandé pourquoi l’AMC n’avait pas dénoncé publiquement un plan éventuel qui pénaliserait les médecins de l’Ontario qui utilisent des moyens de pression au travail. Le Dr Simpson a répondu qu’une telle mesure n’était pas nécessaire parce que la position de l’AMC sur la question est déjà bien connue. « Nous avons toujours été solidaires avec toutes les associations médicales provinciales et territoriales [AMPT] au sujet des négociations », a-t-il dit, rappelant que l’AMC a récemment soutenu fermement les médecins du Nouveau-Brunswick quand ils étaient dans une impasse avec le gouvernement provincial. « Il ne fait aucun doute que l’AMC et les AMPT font front commun. » (À son assemblée de 2014, le Conseil général a de plus adopté une motion affirmant que « les gouvernements ne doivent pas avoir recours à des mesures législatives pour renier les ententes librement négociées et signées ».)

Un autre médecin a demandé à l’AMC d’envisager une option de cotisation qui permettrait aux membres de payer uniquement pour avoir accès à l’expertise de Services aux médecins MD, une filiale de l’AMC. Le Dr Brodie a dit que l’AMC n’envisagera pas une telle option parce qu’elle s’occupe de trois domaines d’activité, et non pas seulement de gestion financière.

« Ces trois domaines sont les connaissances pour la pratique, la gestion financière et la représentation, et nous pensons qu’ils existent en tant qu’activité intégrée, a-t-il dit. L’AMC ne veut pas fragmenter son travail – quand vous adhérez à l’AMC, vous vous joignez à l’ensemble du groupe. »

Les vingt questions et les réponses seront affichées sur le site amc.ca plus tard au cours du mois.

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