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Un sondage national sur la médecine palliative fait ressortir des priorités pour améliorer l’accès aux soins

Calgary (Alb.), le 28 mai 2015 – Le tout premier sondage national réalisé auprès des médecins qui prodiguent des soins palliatifs au Canada fournit des orientations fondamentales visant à améliorer l’accès aux services de soins palliatifs pour tous les Canadiens.

Les réponses de 1114 médecins de partout au Canada qui prodiguent des soins palliatifs ont été recueillies. Le sondage a été mené par la Société canadienne des médecins de soins palliatifs (SCMSP), l’Association médicale canadienne (AMC), le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada (Collège royal), le Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) et le Technology Evaluation in the Elderly Network (TVN).

Faits saillants

  • Pour la grande majorité (84 %) des médecins qui offrent des services de soins palliatifs, il ne s’agit pas de leur domaine de pratique principal.
  • Les médecins de famille avec pratique ciblée en médecine palliative et les spécialistes du domaine (16 % des répondants) ont dit prodiguer des soins palliatifs en moyenne 36 heures par semaine. Pour leur part, les médecins qui prodiguent ces soins dans le cadre d’autres responsabilités cliniques (84 % des répondants) ont dit le faire en moyenne 7 heures par semaine.
  • Parmi les médecins en soins palliatifs, 78 % ont dit ne pas soigner d’enfants; par ailleurs, seulement 50 % des répondants ont indiqué avoir accès à des services spécialisés en soins palliatifs pédiatriques.
  • À peine 35 % des médecins en soins palliatifs de régions rurales et éloignées ont dit avoir accès à des équipes spécialisées, comparativement à 79 % des médecins en milieu urbain. En outre, 49 % des médecins en soins palliatifs des régions urbaines ont indiqué que des soins de santé à domicile sont offerts par des voies officielles aux patients qui souhaitent mourir à la maison, comparativement à 30 % des médecins des régions rurales.

Principales conclusions :

  • Le Canada a besoin d’une main-d’œuvre adéquate en médecine palliative. Les médecins qui offrent des services de soins palliatifs doivent être formés et évalués de façon appropriée afin qu’ils respectent les normes de soins les plus élevées. Ils doivent disposer de ressources pour faire le travail, y compris de l'appui des membres des professions paramédicales dans des équipes interdisciplinaires, l’accès à des lits et des services hospitaliers, des horaires en dehors des heures normales et des moyens de soutien, des appuis et des services communautaires.
  • Les fournisseurs de soins primaires ont besoin de plus de soutien en matière d’éducation et de formation sur les soins palliatifs. Les programmes de soins palliatifs ont visé avant tout les soins primaires en espérant que beaucoup de médecins de famille se chargeront de la gestion nécessaire des symptômes au jour-le-jour. Il faut accorder à ce groupe un appui adéquat, sous forme tant de ressources que de rémunération, afin qu’il puisse continuer de croître pour répondre aux besoins des patients sur le plan de la santé.
  • Il est essentiel de faire de la médecine palliative une discipline réellement distincte pour mieux répondre aux besoins complexes des patients. En effet, il faut faire progresser cette discipline : les universités et les facultés de médecine doivent y accorder de l’importance, y réserver du temps et imposer d’autres exigences afin d’encourager son expansion dans le monde universitaire et d’améliorer notre façon de prendre soin des patients atteints de maladies au stade avancé ou incurables dont le décès est inévitable.
  • Le Canada doit veiller au respect de normes minimales en médecine palliative. Il faut créer des normes nationales de pratique comportant des orientations sur les soins interdisciplinaires, les heures de présence, etc. Il faut suivre des stratégies différentes pour les milieux ruraux et urbains afin de répondre aux besoins de la population d’une façon réaliste, mais appropriée. Il importe que la planification des effectifs dans toutes les administrations tienne compte de l’effectif des soins palliatifs, y compris des médecins et des autres professionnels de la santé qui jouent un rôle dans cette discipline.

Citations

« Ce sondage n’a pas été conçu dans le but de dénombrer les médecins en soins palliatifs : il visait plutôt à caractériser les types de médecins qui prodiguent ces soins et à déterminer leurs façons de faire ainsi que la formation et le cheminement qui ont permis à chacun d’acquérir les compétences dont il dispose dans ce domaine, explique la Dre Susan MacDonald, présidente de la SCMSP. Nous voulons nous servir de ces données en vue d’améliorer la qualité des soins et, plus important encore, leur accès, qui constitue un problème de taille partout au Canada. »

« Tous les Canadiens qui en ont besoin méritent d’avoir accès à des soins palliatifs de qualité dans des délais raisonnables, confie Kevin Imrie, MD, FRCPC, président du Collège royal. La demande de soins palliatifs ne fera qu’augmenter au cours des années à venir; nous devons faire en sorte que des médecins soient disponibles pour prendre soin des patients en fin de vie et qu’ils soient formés adéquatement et disposent des ressources nécessaires pour le faire. »

« Le Collège des médecins de famille du Canada se réjouit de l’arrivée de ces précieuses données, qui étayent l’idée selon laquelle il faut accorder une attention accrue aux soins palliatifs dans la formation complète des médecins de famille, dit Garey Mazowita, MD, CCFP, FCFP, président du CMFC. Les nouveaux certificats de compétence supplémentaire permettront de reconnaître cet important domaine de compétence acquis par les médecins de famille pour répondre aux besoins croissants de leurs patients, de leurs collègues et de leur communauté. »

« Il s’agit du premier sondage national détaillé sur la médecine palliative au Canada, et nous ne voulons pas qu’il s’agisse du dernier, indique le Dr Chris Simpson, président de l’AMC. Nous devons utiliser ces nouvelles connaissances pour agir et garantir l’accès à des soins palliatifs de grande qualité pour tous les Canadiens qui en ont besoin, peu importe la région où ils habitent. »

« Nous disposons maintenant de données de référence qui nous permettront d’effectuer des analyses approfondies, d’élaborer des questions de recherche et d’orienter les politiques, la pratique et la planification de la main-d’œuvre. Le tout se traduira par une amélioration de l’accès aux soins palliatifs pour l’ensemble des Canadiens. Le vrai travail ne fait que commencer », dit le Dr John Muscedere, directeur scientifique du Technology Evaluation in the Elderly Network.

Pour obtenir plus de renseignements ou pour organiser une entrevue, veuillez communiquer avec les personnes suivantes :

Kim Taylor, directrice générale, Société canadienne des médecins de soins palliatifs
Courriel :ed@cspcp.ca
Cellulaire : 778 230-2741

Jayne Johnston, responsable des communications, Collège des médecins de famille du Canada
Téléphone : 905 629-0900, poste 303
Courriel : jjohnston@cfpc.ca

Dominique Jolicoeur, Service des communications de l’AMC
Courriel : Dominique.jolicoeur@cma.ca
Téléphone : 613 731-8610, poste 2038
Cellulaire : 613 809-5669

Tom McMillan, spécialiste principal en communications,
Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada
Téléphone : 613 730-8177, poste 474

Denis Abbott, APR
TVN – Réseau canadien pour l’amélioration des soins aux aînés fragiles
Courriel : denis@tvn-nce.ca
Téléphone : 613 549-6666, poste 6209

La Société canadienne des médecins de soins palliatifs (SCMSP) est une association qui représente plus de 350 médecins membres. Cliniciens, universitaires et chercheurs, nous sommes voués à la promotion de l’accès à des soins palliatifs de qualité pour tous les Canadiens par la représentation, les partenariats et l’éducation des médecins.

Le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada est le point d'ancrage de la médecine spécialisée au Canada. Il définit les normes en matière de formation médicale postdoctorale, appuie le développement professionnel continu de 47 000 médecins et favorise l’innovation dans le système de santé à la grandeur du pays. Pour en savoir davantage, rendez-vous à collegeroyal.ca.

Le Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) représente plus de 34 000 membres d’un bout à l’autre du pays. Il s’agit de l’organisme professionnel responsable d’établir les normes de formation et de certification des médecins de famille. Le CMFC se charge de l’examen et de l’agrément des programmes et documents de développement professionnel continu qui permettent aux médecins de famille de satisfaire aux exigences de la certification et de l’obtention du permis d’exercice, et à leur apprentissage continu. Il se charge également de l’agrément des programmes de formation postdoctorale en médecine familiale offerts dans les 17 facultés de médecine du Canada. De plus, le Collège offre des services de qualité, appuie l’enseignement et la recherche en médecine familiale et défend les intérêts des médecins de famille et de la spécialité de médecine familiale.

L’Association médicale canadienne (AMC) est le porte-parole national des médecins du Canada. Fondée en 1867, l’AMC est un organisme professionnel sans but lucratif qui représente plus de 80 000 médecins du Canada et réunit 12 associations médicales provinciales et territoriales et 60 organisations médicales nationales. L’AMC a pour mission d’aider les médecins à prendre soin des patients. L’AMC exercera son leadership pour mobiliser et servir les médecins, et elle agira en qualité de porte-parole national pour défendre les normes les plus élevées en matière de santé et de soins de santé.

TVN est le réseau canadien qui se consacre à la recherche de solutions pour les aînés fragiles. Financé en partie par le gouvernement du Canada par l’entremise des Réseaux de centres d’excellence, le TVN s’associe à des fournisseurs de soins de santé, à des universités, au secteur privé et à des organismes communautaires pour appuyer la recherche, étudier les technologies médicales, transmettre des connaissances et former des professionnels de la santé afin d’améliorer les pratiques de soins aux aînés fragiles ainsi que les résultats pour ces derniers dans l’ensemble des milieux de soins.