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Sommet : Une nouvelle commission s’impose pour s’attaquer aux problèmes d’emploi des médecins

La majorité des participants à un sommet de deux jours organisé par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada a appuyé la création d’une commission temporaire chargée de se pencher sur les problèmes d’emploi des médecins.

Dans une déclaration diffusée après la réunion, le Collège royal a affirmé que 130 représentants d’organisations médicales, des pouvoirs publics, des ordres de médecins, des formateurs en médecine, des chercheurs, des médecins, des médecins résidents et des étudiants en médecine ont amorcé l’élaboration d’un plan d’action multilatéral afin d’aider l’emploi des médecins et de mieux éclairer la planification des effectifs médicaux au Canada.

Des membres de la haute direction de l’Association médicale canadienne (AMC) étaient présents, de même que quatre étudiants et médecins résidents ambassadeurs de l’AMC.

Le sommet s’inscrit dans le sillage d’une réunion semblable qui a eu lieu il y a un an et d’une table ronde présentée au cours de l’assemblée annuelle du Conseil général de l’AMC en août dernier.

Les communications présentées au cours du sommet ont décrit en détail les données les plus récentes sur l’emploi des médecins au Canada, les tendances du système de santé et des effectifs, de même que des études de cas de l’étranger.

En introduction, le président du Collège royal, Kevin Imrie, a signalé le cycle « expansion et contraction » que le Canada a suivi sur le plan de la planification des effectifs médicaux. « Trop souvent…, cette démarche a nui aux nouveaux médecins et, ce qui est encore plus regrettable, elle l’a fait au détriment des patients qui ont besoin de soins médicaux. »

Le Dr Justin Hall, un des ambassadeurs de l’AMC présents au cours de la réunion et médecin résident à l’Université de Toronto, a signalé que l’on cherchait à définir une approche de l’emploi des médecins basée sur les données. Le système actuel est ancien, a t il déclaré, ne reflète pas l’évolution des tendances démographiques de la population et ne tient pas compte des caractéristiques démographiques de l’effectif actuel, ni des tendances du maintien en poste et des départs à la retraite d’un bout à l’autre du Canada.

Un exposé présenté par le Dr Des Gorman, professeur et ancien doyen associé de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université d’Auckland et président directeur de Health Workforce New Zealand a constitué l’un des points forts de la réunion.

Le Dr Gorman a proposé d’aborder le problème de l’emploi des médecins au Canada en établissant clairement des statistiques sur les effectifs médicaux et les besoins en main-d’œuvre et en étudiant les leçons retenues d’autres administrations comme le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande.

À la suite d’une discussion dirigée, la plupart des participants au sommet ont appuyé l’établissement d’une commission chargée d’étudier la nature et l’orientation de l’effectif actuel de la santé afin de mieux comprendre les lacunes et les pénuries lorsqu’il s’agit de répondre aux besoins des patients et de tirer des leçons d’autres administrations comparables. Le Collège royal facilitera la mise sur pied et le lancement de cette nouvelle commission.

Le conseiller principal en politiques de l’AMC, Owen Adams, qui était aussi présent, a signalé qu’on a créé en 1992 une commission semblable où il a travaillé. Le Comité coordonnateur national de la formation médicale postdoctorale a connu un certain succès – notamment en dégageant une entente sur le principe selon lequel tous les diplômés en médecine du Canada devraient avoir accès à une formation postdoctorale qui aboutit au permis d’exercer.

La Dre Elizabeth Yorke, médecin résident à l’Université de Toronto et elle aussi ambassadrice de l’AMC, a déclaré qu’un élément clé à retenir, c’est que plusieurs interventions peuvent maintenant permettre d’aider à appuyer les nouveaux diplômés en médecine. Ces mesures comprennent la création d’une base de données nationale sur l’emploi, les conseils et le mentorat en début de carrière pour les étudiants en médecine et les médecins en début de carrière, de même qu’un programme de transition pour les médecins en début et en fin de carrière. (Voir ici le résumé complet de la conférence de la Dre Yorke.)

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