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« Notre travail est loin d’être terminé » : l’AMC maintient son rôle de leadership sur la question des soins de fin de vie

L’Association médicale canadienne (AMC) continuera à jouer un rôle de leadership suite à la décision de la Cour suprême abolissant du Code criminel l’interdiction de l’aide médicale à mourir.

Lors de sa dernière réunion, le Conseil d’administration de l’AMC a souscrit à une vaste stratégie de communication et de consultation du public, des membres et d’autres intervenants.

Selon Chris Simpson, président de l’AMC, « nos membres et nos patients attendent de l’AMC qu’elle continue à jouer un rôle actif dans les discussions portant sur cet enjeu important; beaucoup a déjà été accompli, mais notre travail est loin d’être terminé pour garantir la protection des personnes vulnérables et éclairer les médecins du Canada sur la question. »

La prochaine étape du travail de l’AMC se fondera sur plusieurs principes fondamentaux également adoptés par le Conseil :

  • respect de l’autonomie des patients
  • équité – tous les Canadiens qui satisfont aux critères doivent avoir accès à l’aide à mourir comme à toute autre intervention médicalement approuvée
  • consentement – toutes les exigences relatives au consentement du patient doivent être clairement satisfaites et les patients doivent pouvoir prendre une décision éclairée sans subir de pressions indues
  • clarté — il ne doit pas y avoir de « zones grises » dans la législation ou la réglementation; les questions du processus à suivre et des patients admissibles à l’aide à mourir doivent être claires pour tout le monde
  • dignité — les patients et leurs familles doivent être traités avec respect et dignité
  • imputabilité – un mécanisme de déclaration et de supervision doit être mis en place
  • respect de l’objection de conscience des médecins et des autres fournisseurs de soins; aucun médecin ou fournisseur de soins ne doit être obligé de participer contre son gré à un quelconque aspect du processus d’aide à mourir contre son gré

Le Comité d’éthique de l’AMC se réunira en avril afin d’examiner un cadre réglementaire provisoire basé sur ces principes, dont l’AMC pourrait se servir pour travailler avec le gouvernement fédéral ou d’autres groupes à l’ébauche d’une législation et de règlements.

L’AMC entreprendra, en juin et en juillet, des consultations ciblées auprès de ses membres et d’intervenants au sujet de ce cadre de travail; le résultat constituera le préambule d’une discussion qui se déroulera à Halifax lors du Conseil général, en août.

L’AMC avait récemment applaudi le débat autour de la motion de l’opposition portant sur cette question à la Chambre des communes.

Dans une déclaration, le Dr Simpson a expliqué que l’AMC reconnaît le rôle de leadership important que doit jouer le gouvernement fédéral concernant l’aide médicale à mourir. Il a précisé que toute nouvelle loi doit respecter les besoins des patients et tenir compte du point de vue des médecins.

Le Dr Simpson a également réitéré l’importance d’avoir accès à de meilleurs soins palliatifs au Canada. Malgré le caractère historique de la décision de la Cour suprême, il a dit que « de bons soins palliatifs constitueront toujours la pierre angulaire de soins de fin de vie de qualité ».

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