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Résumé d’un sondage des membres du Forum électronique

Surveillance posthomologation des médicaments et des instruments médicaux

Résumé

L’AMC a sondé les membres du Forum électronique pour en savoir davantage au sujet de leur expérience et de leur satisfaction à l’égard de la déclaration des effets indésirables des médicaments (EIM) et des problèmes relatifs à des instruments médicaux (PIM). Les résultats présentent un tableau des facteurs qui influencent la déclaration, ainsi que des façons possibles d’améliorer le processus. Nous résumons ci dessous les résultats du sondage des membres du Forum électronique.

Sondage – Mars 2015

Le questionnaire a été envoyé à 3128 membres en exercice du Forum électronique, dont 471 ont répondu, ce qui a produit un taux de réponse de 15 %.

Résultats

Les résultats du sondage indiquent que la déclaration des EIM et des PIM à Santé Canada manque d’uniformité : seulement 35 % des répondants ont déjà produit une déclaration. En outre, presque 50 % des répondants n’ont signalé à Santé Canada aucun des EIM ou des PIM qu’ils ont constatés au cours de l’année écoulée. Les répondants ont invoqué toutes sortes de raisons de ne pas effectuer de déclaration, et ils se sont prononcés sur ce qu’il serait possible de faire pour améliorer le processus.

Expérience de la déclaration d’effets indésirables des médicaments ou de problèmes relatifs à un instrument médical

En majorité (65 %), les répondants n’ont jamais déclaré d’EIM ou de PIM à Santé Canada. Parmi ceux qui en ont déclaré, le moyen le plus utilisé de le faire était le télécopieur (57 %), suivi du courrier (23 %), du courriel (12 %) et du téléphone (11 %). Les répondants étaient satisfaits en majorité de leurs dernières expériences de déclaration à Santé Canada, 18 % seulement la jugeant médiocre. Seulement 12 % des répondants ont utilisé d’autres systèmes de surveillance pour déclarer des EIM ou des PIM.

Facteurs qui influencent la probabilité de déclaration

Lorsqu’on leur demande de préciser les facteurs qui contribuent à la non-déclaration des EIM et des PIM à Santé Canada, les réponses les plus fréquentes sont les suivantes :

  • Presque impossible de déterminer si un médicament cause une réaction en particulier (45 %)
  • Peu de temps pour remplir un formulaire de déclaration (36 %)
  • Ne connaît pas les systèmes de déclaration d’EIM et de PIM (35 %)
  • Déclare seulement les réactions ou problèmes graves (31 %)
  • Déclare seulement les réactions ou problèmes inattendus (30 %)
  • Les façons possibles de déclarer sont trop lourdes (27 %)
  • Aucune idée de l’utilisation qui est faite de l’information déclarée (24 %)
  • Les EIM et les PIM sont déjà bien documentés au moment de la mise en marché d’un médicament ou d’un instrument (22 %)

Les facteurs suivants étaient cités le plus souvent comme éléments qui rendraient les répondants plus susceptibles d’effectuer une déclaration à Santé Canada :

  • Système de déclaration qui optimise l’utilisation de mon temps (35 %)
  • Rétroaction sur les cas déclarés (61 %)
  • Recevoir un accusé de réception de la déclaration (50 %)
  • Réception d’avertissements sur des effets indésirables excessifs de certains médicaments ou instruments médicaux (50 %)
  • Indication claire des médicaments et instruments médicaux nouveaux qu’il faut surveiller de plus près (p. ex., pendant 5 ans) (49 %)
  • Intégration d’une fonction EIM-PIM dans le dossier médical électronique (49 %)
  • Rémunération du temps consacré à la production de déclarations (41 %)

Processus de déclaration

Les répondants étaient divisés au sujet des modalités du processus de déclaration d’EIM et de PIM. Les résultats indiquent que 25 % croient que la déclaration devrait être volontaire, 26 % pensent qu’il devrait s’agir d’une obligation professionnelle imposée par les ordres des médecins des provinces et des territoires, plus de 25 % croient qu’il devrait s’agir d’une obligation à la fois professionnelle et imposée par la loi et moins de 6 % sont d’avis qu’il devrait s’agir d’une obligation imposée par la loi seulement.

Notification au sujet des effets indésirables des médicaments et des problèmes liés à un instrument médical

La plupart des répondants (66 %) sont prévenus au sujet des EIM et des PIM par des avis ou des bulletins de Santé Canada, tandis que d’autres sont prévenus par leur hôpital, leur pharmacien, leur société de spécialistes et la base de données en ligne de Santé Canada. Plus de 60 % des répondants reçoivent de l’information de Santé Canada sur les EIM et les PIM et la plupart (63 %) en sont satisfaits. Lorsqu’on leur demande comment ils souhaitent recevoir leur information sur les EIM et les PIM, les répondants privilégient en majorité (65 %) le courrier électronique.

Commentaires des répondants

« En plus de savoir que la plainte a été reçue, j’aurais aimé avoir d’autres commentaires. Qu’est-ce qu’on a fait à ce sujet? Y a t il quelqu’un d’autre qui a eu le même effet? »

« Système très complexe et peu d’information disponible sur le-champ au sujet de façons de produire une déclaration et aucune réaction au sujet des résultats de l’enquête sur la déclaration. Le produit a été par la suite retiré du marché. Je me retrouve à faire équipe avec un pharmacien afin d’aider à envoyer l’information et cela ne devrait pas être le cas. »

« Les systèmes de déclaration des EIM et PIM devraient être personnalisés au domaine de pratique d’un médecin; p. ex., comme pédiatre, je ne prescris pas de statines. Le fait de recevoir trop d’avis sur des médicaments que je n’utilise pas en pratique réduit ma capacité de me concentrer sur les problèmes pertinents. C’est une des raisons de l’utilité du programme de la Société canadienne de pédiatrie. Il faudrait suivre une démarche semblable pour les spécialités et la médecine familiale. »

« Je pense avoir peut-être reçu des télécopies ou des documents par la poste, mais ils aboutissent dans la pile de pourriel à cause du volume écrasant de courrier poubelle qui passe sur mon bureau tous les jours. »