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Priorité aux soins de santé pour les réfugiés

Il est urgent de fournir des soins de santé adéquats à tous les réfugiés au Canada et cette question ne doit pas être reportée en raison de la campagne électorale fédérale en cours.

C’est la position que défend l’Association médicale canadienne (AMC), et le Conseil d’administration de l’AMC a récemment laissé savoir que l’Association n’était pas disposée à laisser tomber ce dossier.

La présidente de l’AMC, Cindy Forbes, a écrit au ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Chris Alexander, afin d’exprimer ses préoccupations continues face à l’état de la couverture des soins de santé pour les réfugiés.

Elle a souligné qu’en dépit de la décision rendue par la Cour fédérale en 2014, obligeant le gouvernement fédéral à rétablir les services fournis à tous les réfugiés au niveau antérieur aux changements apportés en 2012 au

Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI), certains réfugiés ne reçoivent pas encore tous les services.

« Les défis et les luttes auxquels font face les réfugiés qui fuient des pays déchirés par la guerre comme la Syrie attirent l’attention sur la scène internationale et contribuent à l’intérêt accru que les Canadiens portent au parrainage des réfugiés par le secteur privé. » Or, ces réfugiés parrainés par le secteur privé ne bénéficient pas de la couverture intégrale des services de santé au Canada.

« L’AMC s’oppose vivement à une approche aussi inéquitable », a écrit la Dre Forbes.

À l’occasion de leur récente réunion, les membres du Conseil d’administration ont affirmé avec véhémence que le gouvernement fédéral doit revenir sur ses positions en ce qui concerne la santé des réfugiés.

« Nous sommes des médecins, mais nous sommes aussi des citoyens. Nous avons le devoir social d’agir », a déclaré un membre du Conseil, le Dr Pierre Harvey.

« Nous voyons tous ces gens (des patients réfugiés non admissibles) et qui les refuse? Aucun d’entre nous », a ajouté un membre du Conseil, le Dr Ewan Affleck.

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Dans sa lettre, la Dre Forbes a expliqué que l’AMC avait uni ses efforts à ceux d’autres intervenants en santé et en services sociaux à l’échelle nationale pour réclamer l’annulation des compressions apportées au PFSI depuis avril 2012.

« Nous reconnaissons que les activités du gouvernement sont limitées au cours d’une période électorale […], mais nous sommes d’avis que la situation actuelle constitue une urgence et qu’une intervention immédiate est à la fois justifiée et nécessaire », a-t-elle dit dans sa lettre.

« Les Canadiens ont montré qu’ils sont déterminés à intervenir et à collaborer avec le gouvernement pour s’attaquer à la crise en cours des réfugiés. Nous exhortons le gouvernement à se montrer à la hauteur de cet esprit de compassion en veillant à ce que tous les réfugiés, sans égard à la catégorie de parrainage, bénéficient de services appropriés et complets de soins de santé. »

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