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L’AMC demande le dévoilement des travaux du Comité fédéral sur l’aide à mourir

Alors que la légalisation imminente (en février prochain) de l’aide à mourir reste très importante pour les Canadiens, l’Association médicale canadienne (AMC) veut que les conclusions d’un comité fédéral chargé d’étudier la question soient rendues publiques une fois les travaux terminés.

Une résolution adoptée à l’assemblée annuelle du Conseil général (CG) de l’AMC la semaine dernière demande le « dévoilement public sans condition » du Rapport final du Comité externe chargé d’examiner des options pour une réponse législative à l’affaire Carter c. Canada.

Le comité a été formé à la mi-juillet, mais a suspendu ses consultations directes jusqu’à la fin de la campagne électorale fédérale. Cependant, il continue à recueillir des commentaires en ligne par l’intermédiaire d’un sondage détaillé — en insistant particulièrement sur la protection des droits des groupes défavorisés.

Parallèlement, sous le leadership du gouvernement de l’Ontario, des gouvernements provinciaux et territoriaux (à l’exception du Québec et de la Colombie-Britannique, qui est un observateur) ont aussi formé un panel afin de recueillir des commentaires sur les enjeux entourant la décision de la Cour suprême du Canada. Plus tôt cette année, la Cour suprême a déclaré à l’unanimité que les dispositions du Code criminel interdisant l’aide à mourir étaient inconstitutionnelles. Ce panel mène un autre sondage en ligne afin de connaître l’attitude des Canadiens à l’égard de l’aide à mourir et des soins de fin de vie.

« L’AMC veut travailler avec ces deux groupes afin de donner le point de vue des médecins sur ces questions importantes, et d’assurer que les droits de tous les Canadiens sont respectés et protégés », a dit la présidente de l’AMC, Cindy Forbes.

« Alors que ces comités étudient également d’autres questions liées aux soins de fin de vie, l’AMC veut profiter de cette occasion pour lancer de nouveau un appel en faveur d’une stratégie nationale exhaustive sur les soins palliatifs et rappeler la nécessité de se concentrer sur la disponibilité de services de soins palliatifs pour tous les Canadiens. »

La Dre Forbes a dit que les discussions à la rencontre du CG ont permis à l’AMC de travailler avec les organismes de réglementation, les gouvernements et d’autres parties prenantes afin de trouver une solution qui n’oblige pas les médecins à participer à l’aide à mourir si cela va à l’encontre de leurs croyances morales ou religieuses, tout en assurant que le service sera offert aux patients admissibles. Les présidents et des membres du personnel des deux comités ont assisté à l’assemblée du CG et ont écouté les débats sur l’aide à mourir.

Les sondages menés par les deux comités portent sur des sujets qui ont dominé les débats au CG, soit l’objection de conscience des médecins et la référence des patients dans ces cas, mais n’explorent pas ces enjeux en profondeur.

Comme on l’a précisé à l’assemblée du CG, l’AMC s’emploie à créer un module de formation de deux jours, auxquels les médecins pourront assister en personne afin d’être prêts quand la loi changera le 6 février 2016.

Ce module de formation portera sur les soins palliatifs, la maîtrise de la douleur et des symptômes, la communication, des questions juridiques, éthiques et religieuses, et les aspects techniques.

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