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Le soin des aînés : le Canada peut faire mieux

Une étude comparative de la qualité des soins offerts aux aînés dans 11 pays indique que le Canada fait piètre figure, surtout en ce qui a trait à l’accès aux services.

L’étude du Fonds du Commonwealth récemment publiée dans la revue Health Affairs indique toutefois que les professionnels de la santé du Canada se démarquent quand vient le temps d’aborder la question des soins de fin de vie avec leurs patients et que, comparativement à d’autres pays, une plus grande proportion d’aînés canadiens ont un document écrit détaillé sur les soins de fin de vie et ont désigné un mandataire qui pourra prendre des décisions à leur place au besoin.

Bien qu’il soit axé sur les États-Unis, l’article présente les résultats d’une étude menée en 2014 auprès de 15 617 adultes âgés de 65 ans et plus au Canada, aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans plusieurs pays européens, dont le Royaume-Uni. L’étude ne visait pas les personnes âgées vivant dans des foyers de soins ou autres établissements.

En ce qui a trait à l’accès aux services, le Canada arrive dernier pour la capacité des aînés à obtenir un rendez-vous le jour même ou le lendemain quand ils sont malades, à avoir facilement accès à des soins en dehors des heures ouvrables ou à pouvoir consulter un spécialiste en moins de quatre semaines.

Seulement 45 % des répondants canadiens ont dit qu’ils pouvaient obtenir un rendez-vous rapidement quand ils sont malades, comparativement à 83 % dans les pays les mieux classés, soit la France et la Nouvelle-Zélande. Seulement 41 % des aînés canadiens ont dit qu’il était assez ou très facile de recevoir des soins en dehors des heures ouvrables, comparativement à 71 % au Royaume-Uni et à 77 % aux Pays-Bas. Quarante-six pour cent des aînés ont dit avoir attendu moins de quatre semaines pour voir un spécialiste, ce qui est comparable à la Norvège, mais bien loin derrière les États-Unis, avec 86 %.

« Ces résultats confirment nos préoccupations quant aux soins aux aînés et à l’accès aux services au Canada, a dit le président de l’Association médicale canadienne, Chris Simpson. Ils démontrent combien il est important d’élaborer une stratégie nationale sur les soins aux aînés. »

L’étude abordait également d’autres enjeux démographiques et problèmes liés au système de santé, toujours dans le cadre des soins aux aînés, ainsi que la question des soins de fin de vie. Sur ce plan, le Canada affiche de très bons résultats par rapport aux autres pays.

Parmi les Canadiens sondés, 66 % ont dit avoir discuté des traitements qu’ils veulent recevoir s’ils tombent malades et ne sont pas en mesure de prendre des décisions eux-mêmes. Ce pourcentage est le plus élevé de tous les autres pays étudiés, à l’exception des États-Unis.

En outre, 46 % des aînés canadiens ont dit avoir un document écrit précisant les traitements qu’ils veulent recevoir en fin de vie et 62 % ont indiqué que ce document désigne quelqu’un qui prendra les décisions s’ils sont incapable de le faire.

« Ces statistiques sont encourageantes, car elles indiquent qu’il est fréquent que les patients âgés et leurs médecins parlent de la fin de vie, a ajouté le Dr Simpson. Elles indiquent également que de nombreuses personnes âgées mettent judicieusement par écrit leurs volontés en ce qui a trait aux soins de fin de vie. »

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