Connexion

La conférence Maîtriser les files d’attente se penche sur les enjeux démographiques

La 12e conférence annuelle Maîtriser les files d’attente, tenue récemment à Ottawa, a porté sur la prestation de soins appropriés aux aînés dans un système de santé qui n’est nullement adapté à la réalité des enjeux connexes.

« La prestation en temps opportun de soins de qualité est toujours problématique », a dit la coprésidente de la conférence, Sharon Carstairs, une ancienne politicienne provinciale du Manitoba et sénatrice canadienne, en introduction de la rencontre, qui accueillait des experts canadiens et internationaux, de même que des représentants de patients.

L’Association médicale canadienne (AMC), qui coparrainait la conférence, estime que la majeure partie de ce qui a été dit lors de cette rencontre de deux jours justifie sa décision de considérer les soins aux aînés comme étant le principal enjeu auquel le système de santé est confronté.

Dans son allocution, le président de l’AMC, Chris Simpson, a critiqué les compressions dans le financement de la santé, disant que c’était une façon de contrôler les coûts « mesquine et peu imaginative ». Selon lui, il faut plutôt se concentrer sur la prestation de soins de qualité, axés sur les patients.

Le Dr Simpson a exhorté les médecins à prendre l’initiative afin de faire les réformes nécessaires, soutenant que la profession médicale a les outils pour le faire.

La campagne menée par l’AMC en faveur de l’élaboration d’une stratégie nationale sur les aînés afin de coordonner la prestation des soins a reçu l’appui du Dr Samir Sinha, un spécialiste en gériatrie de Toronto, lors du panel de discussion qui clôturait l’événement. Le Dr Sinha est l’un des médecins qui siègent au groupe consultatif de l’AMC sur les soins aux aînés.

« Le monde change, mais les soins de santé ne suivent pas le mouvement. Notre attitude et notre culture sont dignes du 19e siècle », a affirmé le conférencier principal Sir John Oldham, président de l’Independent Commission on Whole Person Care, au Royaume-Uni.

Son point de vue a été partagé par le Dr Ross Upshur, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les soins primaires, qui a vivement critiqué l’incapacité du système actuel à relever les défis grandissants posés par les patients vieillissants qui souffrent de maladies chroniques multiples.

Le Dr Upshur s’est également montré critique des traitements axés sur des guides de pratique clinique car cette approche, a-t-il dit, se fonde sur le principe de la maladie unique et ne convient pas aux patients atteints de morbidités multiples.

L’augmentation du nombre de patients âgés frêles « requiert des soins coordonnés, axés sur l’individu, et non le traitement d’une série de maladies distinctes », a renchéri le Dr John Muscedere, directeur scientifique du réseau Technology Evaluation in the Elderly et professeur de médecine à l’Université Queen’s, à Kingston, en Ontario.

Les nombreux programmes innovateurs visant à aider les aînés à rester autonomes dans la communauté qui existent déjà au Canada ont été mis en lumière à la rencontre, mais celui qui a suscité le plus d’attention a été le projet Partners Advancing Transitions in Healthcare (PATH), réalisé à Northumberland, en Ontario, qui vise à engager les aînés et leurs soignants dans la prestation des soins.

« Le meilleur endroit, c’est chez soi. » C’est en ces termes que la Dre Carstairs a résumé ce que nombre de conférenciers ont dit sur la nécessité d’offrir des soins communautaires coordonnés.

.

D’après son examen des stratégies de réduction des temps d’attente adoptées dans les pays de l’OCDE ces 13 dernières années, M. Siciliani a dit que la mise en œuvre d’une certaine forme de garantie sur les temps d’attente maximaux a démontré son efficacité efficace.

Envoyer des commentaires au sujet de cet article à : cmanews@cma.ca.