Connexion

« Le jumelage est là pour vous aider »

Les étudiants en médecine qui sont sur le point de commencer leur résidence doivent se rappeler une chose : le Service canadien de jumelage des résidents (CaRMS) est là pour les aider. Il ne s’agit pas d’une épreuve qu’ils doivent envisager avec appréhension.

C’est le conseil que donne Sandra Banner, qui supervise le jumelage depuis 30 ans à titre de directrice générale et chef de la direction du CaRMS. Elle explique que le CaRMS joue un rôle d’intermédiaire indépendant et transparent entre les candidats et les directeurs des programmes de formation postdoctorale.

« Ironiquement, comme le jumelage est le moment où leur choix de carrière est optimisé, les étudiants le considèrent souvent comme un défi », a-t-elle expliqué lors d’une récente entrevue. « Ils oublient parfois que l’objectif du jumelage est de faciliter le processus. »

« Ce n’est ni un danger ni une menace, et nous devons faire mieux pour aider nos diplômés à comprendre que nous offrons un partenariat pour que cette étape soit la plus juste et la plus transparente possible. »

Mme Banner a ajouté que les étudiants devraient s’assurer de maximiser leurs chances d’être choisis pour leur programme de premier choix en suivant la formation appropriée et en obtenant le soutien requis à l’école de médecine, par l’intermédiaire des services d’orientation professionnelle.

Elle a ajouté que les 15 à 20 dernières années démontrent que neuf diplômés sur dix obtiennent « exactement la discipline visée. Nous choisissons les meilleurs talents comme médecins potentiels, et ils se préparent pour ce point de décision (le jumelage). »

Faisant le point sur son expérience au sein de l’organisation alors qu’elle se prépare à prendre sa retraite cette année, Mme Banner a souligné l’engagement du personnel du CaRMS, de même que la façon dont le processus de jumelage a évolué au Canada.

« Je crois que nous sommes conscients aujourd’hui que nous devons bien faire les choses, ce qui n’était peut-être pas le cas auparavant, et c’est fantastique», a-t-elle dit.

Comme 800 programmes sont maintenant offerts aux résidents et que de nombreuses facultés ont un certain degré d’autonomie, il est important d’utiliser des pratiques exemplaires à toutes les étapes du processus de sélection.

Mme Banner s’est dite convaincue que le processus va continuer à être amélioré pour les futurs candidats.

« Quand j’ai commencé à travailler au CaRMS, nous étions encore très axés sur les hôpitaux, et ils avait beaucoup de latitude dans leur approche de sélection », a-t-elle ajouté, alors que le processus actuel est maintenant coordonné par des bureaux d’études postdoctorales dans les écoles de médecine.

Ce n’est qu’en 1994 que tous les programmes de résidence – à l’exception de ceux des écoles de médecine francophones du Québec – ont été inclus dans le jumelage, ce qui a permis d’imposer des normes nationales.

« C’est à ce moment que nous avons pu dire que tout le monde devait respecter certaines normes de sélection. »

Mme Banner a toutefois indiqué que certains soutiennent, en partie avec raison, que le système n’est pas suffisamment flexible pour répondre aux besoins des étudiants qui pourraient devoir réorienter leur carrière plus tard.

Elle prévoit que le passage à une formation axée sur les compétences pourra faciliter la tâche à ceux qui changent de spécialité après avoir reçu une formation dans un autre domaine.

« Je crois que nous pouvons l’espérer. »

Envoyer des commentaires au sujet de cet article à : cmanews@cma.ca.