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Le marché du travail se resserre, mais les résidents et les étudiants manquent d'information, révèle un sondage

Selon un nouveau rapport, les étudiants en médecine et les médecins résidents auraient accès à bien peu d'information au sujet du marché du travail en médecine et de la façon de chercher un emploi.

Le rapport, publié par le Centre canadien de collaboration sur les effectifs médicaux (C3EM) de l'AMC, s'inspire des résultats du Sondage national des médecins (SNM) de 2012. Il paraît alors que sévit un climat de préoccupation croissante face au resserrement du marché du travail pour les médecins qui terminent leur formation en résidence.

« Alors qu'ils se préparent en vue de leur carrière, les futurs médecins semblent dans l'ensemble assez satisfaits de leur formation, mais ils sont moins nombreux à être satisfaits de la disponibilité des conseils en planification de carrière », peut-on lire dans le rapport.

Par exemple, le dernier SNM révélait que seulement 14 % des résidents des programmes de spécialité et 34 % des stagiaires en médecine familiale disent avoir reçu au cours de leur formation des renseignements sur la façon de faire une recherche d'emploi.

L'AMC a déjà réclamé des interventions en la matière. Au cours de son assemblée annuelle de 2011, le Conseil général a affirmé que l'AMC devait aider « en particulier les étudiants en médecine et les médecins résidents à faire des choix de carrière éclairés en leur fournissant des données sur les tendances du marché du travail et d'autres moyens de planification de carrière ».

Entre-temps, l'Association canadienne des médecins résidents a réagi en lançant le service TIPS (Transition Into Practice Service), conçu pour fournir aux résidents de l'aide et des conseils en recherche d'emploi.

Le SNM a aussi signalé une claire déficience en « counselling structuré » tenant compte de la situation de l'emploi dans les diverses spécialités. Par exemple, 30 % seulement des résidents en médecine familiale et 21 % des résidents en spécialité ont reçu de tels services. Les conseils « informels » au sujet des perspectives d'emploi ont été mentionnés beaucoup plus fréquemment, 67 % des résidents en spécialité ayant affirmé en avoir reçu.

Parmi tous les résidents, seulement 12 % avaient reçu du counselling structuré sur la façon de poser leur candidature pour un emploi dans leur domaine. Un sur quatre, soit 24 %, avait reçu du counselling structuré au sujet de la situation de l'emploi dans leur spécialité.

Les résultats du SNM indiquent que le stress lié à la situation de l'emploi se fait aussi sentir chez les étudiants en médecine de premier cycle. Les deux tiers des étudiants sondés (68 %) ont dit que la question des possibilités futures d'emploi était déjà « très » ou « assez » stressante pour eux, mais que le counselling structuré qui permettrait de soulager ce stress semblait limité. Seulement 6 % des étudiants de quatrième année recevaient du counselling structuré sur les perspectives d'emploi dans les différentes spécialités.

La présidente de l'AMC, Anna Reid, a dit que les organisations médicales accordent maintenant beaucoup plus d'attention aux questions liées à la formation postdoctorale et à l'emploi : « Le problème a été soulevé à la plupart de nos récentes assemblées annuelles et nous y consacreront une séance complète lorsque le Conseil général se réunira cette année en août. Nous nous attendons à ce que des orientations stratégiques découlent de ces discussions. »

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