Connexion

L’utilisation des DME augmente considérablement au Canada

L’utilisation des systèmes électroniques (DME) pour le dossier médical des patients est en train de devenir la norme et non plus l’exception au Canada, et ces systèmes sont de plus en plus utiles aux médecins.

On peut tirer ces conclusions des résultats de l’édition 2014 du Sondage national des médecins, selon lesquels 75 % des médecins disent utiliser des dossiers électroniques pour saisir et récupérer les notes cliniques des patients sur un ordinateur portable ou de bureau. C’est une augmentation par rapport à 2007, alors que ce taux était de 26 %.

Cette toute dernière version de la plus importante enquête visant à recueillir l’opinion de médecins, de médecins résidents et d’étudiants en médecine a porté tout particulièrement sur l’utilisation des technologies de l’information. Plus de 10 000 médecins autorisés, partout au pays, ont répondu au sondage en ligne cette année.

Depuis 2004, ce sondage est effectué en collaboration par le Collège des médecins de famille du Canada, l’Association médicale canadienne et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.

« Ces résultats devraient être déterminants pour démentir le mythe voulant que les médecins soient réfractaires à l’adoption de nouvelles technologies », a dit la présidente désignée de l’AMC, Cindy Forbes.

« Le sondage indique clairement que l’utilisation des DME est devenue usuelle et non plus réservée à quelques précurseurs. »

« On assiste à une forte augmentation de l’utilisation des technologies de l’information, partout au Canada », a reconnu le Dr Cecil Rorabeck, président du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.

Selon les résultats du SNM, les médecins de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et de l’Ontario sont les plus susceptibles d’utiliser des dossiers électroniques, à près de 81 % dans chaque province.

De nombreux médecins continuent toutefois à utiliser en même temps des dossiers électroniques et des dossiers papier, et seulement 29 % d’entre eux disent n’utiliser que des dossiers électroniques. Les médecins de famille sont les plus susceptibles d’utiliser exclusivement des dossiers électroniques, 42 % d’entre eux ayant fait ce choix.

« C’est formidable de voir que les médecins de famille adoptent de plus en plus les systèmes de dossier électronique et les outils informatiques, a dit le Dr Garey Mazowita, président du CMFC, dans un communiqué. Ces systèmes permettent un accès plus rapide aux résultats des examens et accélèrent la revue de la liste des médicaments d’un patient et des interactions médicamenteuses. Nous sommes ainsi en mesure d’offrir les soins en temps plus opportun à nos patients. »

Soixante-cinq pour cent des médecins ont dit constater une amélioration ou une grande amélioration de la qualité des soins depuis la mise en œuvre du dossier électronique, une augmentation de neuf points de pourcentage par rapport à l’an dernier.

Les médecins disent également utiliser plus souvent des outils électroniques pour d’autres aspects des soins :

  • 80 % accèdent aux résultats d’examens de laboratoire ou d’épreuves diagnostiques de façon électronique, comparativement à 38 % en 2010.
  • 58 % utilisent des outils électroniques pour savoir quels médicaments prennent les patients.
  • 45 % utilisent des outils électroniques pour vérifier les interactions médicamenteuses ou pour envoyer des demandes de consultation à d’autres médecins.

Autre point encourageant, le sondage a révélé une plus grande utilisation de la télémédecine comparativement aux sondages antérieurs.

Parmi les obstacles qui freinent l’utilisation des outils électroniques, les médecins ont cité les problèmes techniques (52 %), les problèmes de compatibilité (46 %) et les problèmes de pare-feu ou de sécurité (26 %) comme étant les plus courants.

Selon la Dre Forbes, les médecins éprouvent toujours une certaine frustration avec les systèmes existants et aimeraient avoir des systèmes interexploitables pour qu’il soit possible de faire circuler l’information aisément entre la communauté et l’hôpital — et entre les régions.

« Les gouvernements doivent toutefois faire leur part et continuer à soutenir financièrement les efforts des médecins qui souhaitent implanter les DME dans leur pratique, si nous voulons réaliser toute la promesse des systèmes numériques à l’échelle du système », a dit la Dre Forbes dans un communiqué.

Le site web du SNM 2014 présente les résultats par province et par spécialité, ainsi qu’en fonction d’un certain nombre de caractéristiques démographiques des répondants. Un examen approfondi des résultats (concernant les DME et la cybersanté) paraîtra dans le prochain numéro de La pratique de l’avenir, publication destinée aux membres de l’AMC et qui porte sur les technologies de l’information dans le secteur de la santé.

Envoyer des commentaires au sujet de cet article à : cmanews@cma.ca.