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CPG Infobase: Clinical Practice Guidelines

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Record Id:
14818
Title:
Ostéoporose pendant la ménopause
Fulltext:
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Also available:
English
Author
Khan A, Fortier M, et al
Publication/Review date:
2014-sept 
Producers:
Société des obstétriciens et gynécologues du Canada

Bibliographic Source

Journal Citation:
J Obstet Gynaecol Can 2014;36(9 suppl. élec. D):S1-S18.
Pages/Size:
18  Page(s)
References:
89
Notes:
Directive clinique de la SOGC clinical practice guideline No. 312

Subject Information

Specialties:
Médecine familiale, Obstétrique et gynécologie,
Conditions:
Ostéoporose; Ménopause;
Domains:
Préventif, Traitement, Diagnostic
Target Populations:
Adulte
Target Gender:
Femme
MeSH:
Modulateurs sélectifs récepteur oestrogènes; Marqueur biologique; Fractures du rachis; Densité osseuse; Traitement hormonal substitutif; Os et tissu osseux ; Compléments alimentaires; Diphosphonates; Ostéoporose postménopause; Fractures ostéoporotiques; Ligand de RANK ;

Structured Abstract:

Objective:
Offrir aux fournisseurs de soins de santé des lignes directrices quant à la prévention, au diagnostic et à la prise en charge clinique de l’ostéoporose postménopausique.
Outcomes:
Stratégies visant à identifier et à évaluer les femmes exposées à des risques élevés; utilisation de la densité minérale osseuse et des marqueurs du renouvellement des cellules osseuses pour l’évaluation du diagnostic et de la réaction à la prise en charge; et recommandations quant à la nutrition, à l’activité physique et au choix du traitement pharmacologique en vue de prévenir l’ostéoporose et d’en assurer la prise en charge.
Evidence
La littérature publiée a été récupérée par l’intermédiaire de recherches menées dans MEDLINE et The Cochrane Library le 30 août et le 18 septembre 2012, respectivement, au moyen d’un vocabulaire contrôlé (p. ex. « osteoporosis », « bone density », « menopause ») et de mots clés (p. ex. « bone health », « bone loss », « BMD ») appropriés. Les résultats ont été restreints aux analyses systématiques, aux essais comparatifs randomisés / essais cliniques comparatifs et aux études observationnelles publiés en anglais ou en français. Les résultats ont été restreints aux documents publiés à partir de 2009. Les recherches ont été mises à jour de façon régulière et intégrées à la directive clinique jusqu’en mars 2013. La littérature grise (non publiée) a été identifiée par l’intermédiaire de recherches menées dans les sites Web d’organismes s’intéressant à l’évaluation des technologies dans le domaine de la santé et d’organismes connexes, dans des collections de directives cliniques, dans des registres d’essais cliniques et auprès de sociétés de spécialité médicale nationales et internationales.
Values:
La qualité des résultats est évaluée au moyen des critères décrits dans le rapport du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs (Tableau 1).
Recommendations:
Femmes postménopausées
1. Les fournisseurs de soins de santé devraient savoir que la prise en charge de l’ostéoporose a pour objectif d’évaluer le risque de fracture et de prévenir les fractures. (I-A)
2. Les fournisseurs de soins de santé devraient comprendre que la présence d’une densité minérale osseuse stable ou croissante reflète une réaction au traitement, en l’absence d’une fracture à la suite d’un traumatisme mineur ou d’une perte de taille attribuable à une fracture de tassement vertébral. Une baisse progressive de la densité minérale osseuse (l’ampleur de la perte osseuse étant supérieure à l’erreur de fidélité de la modalité d’évaluation de la densité) indique une absence de réaction au traitement en cours. La prise en charge devrait alors être analysée et modifiée en conséquence. (I-A)
3. Les fournisseurs de soins de santé devraient identifier le risque absolu de fracture en intégrant les principaux facteurs de risque de fracture : l’âge, la densité minérale osseuse, les antécédents de fracture et l’utilisation de glucocorticoïdes. Ces facteurs de risque permettent l’estimation du risque de fracture au moyen de l’outil conçu par l’Association canadienne des radiologistes et Ostéoporose Canada. (I-A)
4. L’outil d’évaluation du risque de fracture (FRAX) d’Organisation mondiale de la santé a maintenant été validé au sein d’une population canadienne et peut également être utilisé; cet outil fait appel à des facteurs de risque supplémentaires : la présence d’un faible indice de masse corporelle, la présence d’antécédents parentaux de fracture, le tabagisme, la consommation d’alcool et la présence de causes secondaires d’ostéoporose. (I-A)
5. Les fournisseurs de soins de santé devraient savoir que la présence d’une fracture de fragilisation entraîne une hausse marquée du risque de futures fractures et qu’elle confirme le diagnostic d’ostéoporose, indépendamment des résultats de l’évaluation de la densité osseuse, (I-A) et que la présence d’une fracture vertébrale ou de la hanche à la suite d’un traumatisme mineur ou la présence de plus d’une fracture de fragilisation confirme que la patiente en question est exposée à un risque élevé de fracture, peu importe sa densité minérale osseuse. (I-A)
6. Le traitement devrait être mis en oeuvre en fonction des résultats de l’évaluation du risque absolu de fracture sur 10 ans. (I-A)

Calcium et vitamine D
7. Une supplémentation adéquate en calcium et en vitamine D est primordiale pour assurer la prévention de la perte osseuse progressive. Pour ce qui est des femmes postménopausées, un apport quotidien total de 1 200 mg de calcium élémentaire (de sources alimentaires ou sous forme de suppléments) et une supplémentation quotidienne au moyen de 800 à 2 000 UI/j de vitamine D sont recommandés. La supplémentation en calcium et en vitamine D ne suffit pas, à elle seule, pour prévenir les fractures chez les patientes qui présentent une ostéoporose; cependant, elle constitue un appoint important à l’intervention pharmacologique faisant appel à des inhibiteurs de la résorption osseuse et à des anabolisants. (I-B)

Hormonothérapie
8. Une hormonothérapie devrait être prescrite aux femmes postménopausées symptomatiques à titre d’option la plus efficace pour le soulagement des symptômes ménopausiques. (I-A) Elle constitue, pour ces femmes, un choix raisonnable pour la prévention de la perte osseuse et des fractures. (I-A)
9. Les médecins peuvent recommander une oestrogénothérapie à faible dose ou à dose ultrafaible aux femmes symptomatiques pour le soulagement des symptômes ménopausiques, (I-A) mais devraient aviser leurs patientes que, malgré que l’effet bénéfique d’un tel traitement en matière de prévention de l’ostéoporose ait été démontré, (I-A) aucune donnée n’est encore disponible en ce qui concerne la baisse du risque de fracture.

Bisphosphonates
10. L’alendronate, le risédronate et l’acide zolédronique constituent d’excellents agents de première intention pour la prise en charge de l’ostéoporose postménopausique, et leur utilisation devrait être envisagée aux fins de l’atténuation du risque de fractures vertébrales, non vertébrales et de la hanche. (I-A)
11. L’étidronate est un faible inhibiteur de la résorption osseuse et son utilisation n’est pas recommandée à titre d’agent de première intention pour la prise en charge de
l’ostéoporose. (I-D)

Inhibiteur du RANKL
12. Le denosumab est un inhibiteur de la résorption osseuse efficace dont l’efficacité a été démontrée pour ce qui est de la réduction du risque de fractures vertébrales, non vertébrales et de la hanche; (I-A) son utilisation devrait être envisagée à titre d’agent de première intention pour la prise en charge de l’ostéoporose postménopausique chez les femmes exposées à un risque élevé de fracture. (I-A)

Modulateurs sélectifs des récepteurs oestrogéniques
13. Le traitement au raloxifène pourrait être envisagé aux fins de l’atténuation du risque de fractures vertébrales, en gardant à l’esprit qu’il n’a pas été démontré que cet agent était efficace aux fins de la réduction du risque de fracture non vertébrale ou de la hanche. (I-A)

Parathormone
14. Le traitement au tériparatide devrait être envisagé aux fins de l’atténuation du risque de fractures vertébrales et non vertébrales chez les femmes postménopausées qui présentent une ostéoporose grave, (I-A) et devrait également être envisagé chez les femmes postménopausées qui connaissent une perte osseuse ou une nouvelle fracture malgré la mise en oeuvre d’un traitement faisant appel à un inhibiteur de la résorption osseuse. (I-A)

Copyright:

The copyright of this guideline and its companion documents belongs to: Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada

Disclaimer:
All content is provided for information and education and not as a substitute for the advice of a physician. Joule assumes no responsibility or liability arising from any error or omission or from the use of any information contained herein.

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