Connexion

Infobanque des GPCMC : Guides de pratique clinique

0 commentaire(s)

ID de l'enregistrement :
17990
Titre :
Consommation de substances psychoactives pendant la grossesse
Texte Intégral :
Voir HTML (l'accès limité aux membres de l'AMC seulement) (soin primare)
Also available:
English
Auteur
Ordean A, Wong S, Graves L
Date de publication / révision :
2017-oct 
Auteur(s) organisation :
Société des obstétriciens et gynécologues du Canada

Source bibliographique :

Citation de journal:
J Obstet Gynaecol Can 2017;39(10):938-56.
Nombre de pages/grosseur :
22  Page(s)
Bibliographie :
158
Notes :
Directive clinique de la SOGC No. 349

Information par sujet

Spécialités :
Obstétrique et gynécologie,
Conditions:
Grossesse; Troubles liés à une substance;
Domaines :
Traitement
Population cible :
F?tus, Femme enceinte ou mère allaite, Nouveau-né(e)
Genre :
Femme
MeSH:
Syndrome de sevrage néonatal; Effets différés de l'exposition prénatale aux facteurs de risque; Dépistage toxicomanie; Grossesse; Pronostic de la grossesse; Troubles liés à une substance;

Résumé structuré :

Objectif :
Accroître la sensibilisation à la consommation problématique de substances psychoactives pendant la grossesse et les connaissances à ce sujet, et formuler des recommandations factuelles relatives à la prise en charge de cet épineux problème clinique à l'intention de l'ensemble des fournisseurs de soins.
Choix :
La présente directive clinique analyse l'utilisation d'outils de dépistage, l'approche générale de soins et les recommandations pour la prise en charge clinique de la consommation problématique de substances psychoactives pendant la grossesse.
Résultats :
Recommandations factuelles pour le dépistage et la prise en charge de la consommation problématique de substances psychoactives pendant la grossesse et l'allaitement.
Données probantes :
La littérature à jour a été obtenue au moyen de recherches dans Medline, PubMed et la Bibliothèque Cochrane visant les articles publiés entre 1996 et 2016, avec les mots clés suivants : « pregnancy », « electronic cigarettes », « tobacco use cessation products », « buprenorphine » et « methadone ». Les résultats ont d'abord été restreints aux analyses systématiques, aux ECR et aux essais cliniques contrôlés. Ensuite, en raison de la rareté des ECR sur le sujet, des recherches d'études observationnelles ont également été menées. Les articles sélectionnés ont été limités aux études chez l'humain publiées en anglais, puis d'autres articles ont été trouvés manuellement, par l'analyse des listes de références.
Valeurs:
La qualité des données a été évaluée au moyen des critères énoncés dans le rapport du Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs. Les recommandations visant la pratique ont été classées conformément à la méthode décrite dans ce rapport.
Avantages, préjudices et coûts :
La présente directive clinique a pour but d'améliorer les connaissances et le degré d'aisance des fournisseurs qui dispensent des soins aux femmes enceintes ayant un trouble de l'usage d'une substance. L'amélioration de l'accès aux soins de santé et de l'aide pour obtenir un traitement adéquat de la dépendance fait diminuer les coûts de santé et les taux de morbidité et de mortalité chez la mère et l'enfant.
Recommandations :
1. Toutes les femmes enceintes et en âge de procréer devraient périodiquement répondre à des questions sur leur consommation d'alcool, de tabac, de médicaments d'ordonnance et de drogues illicites (III-A).
2. Lorsque le dépistage de substances psychoactives est indiqué, la méthode à privilégier est l'analyse d'urine (II-2A). Le consentement éclairé de la patiente devrait être obtenu avant toute demande de dépistage toxicologique maternel (III-B).
3. Les politiques et les obligations juridiques liées au dépistage toxicologique chez les nouveau-nés peuvent varier d'un territoire de compétence à l'autre, et les fournisseurs de soins devraient se familiariser avec les règlements en vigueur dans leur région (III-A).
4. Les fournisseurs de soins devraient utiliser une approche flexible de réduction des dommages dans la prise en charge des femmes enceintes consommant de l'alcool, du tabac ou de la drogue. Les femmes enceintes à risque d'avoir une consommation problématique devraient se voir offrir des interventions de courte durée ainsi que des recommandations de ressources communautaires où trouver des services psychosociaux supplémentaires (II-2B).
5. Les femmes devraient recevoir des conseils sur les risques de la consommation de substances psychoactives pendant les périodes périconceptionnelle, antepartum et postpartum (III-B).
6. Les fournisseurs de soins devraient systématiquement proposer de l'aide visant l'abandon du tabagisme aux fumeuses enceintes, et l'intervention psychosociale devrait être la première option envisagée (I-A). Le recours à la thérapie de remplacement de la nicotine et/ou à la pharmacothérapie peut être considéré lorsque le counseling échoue (I-A).
7. La norme veut que les femmes enceintes ayant un trouble de l'usage des opiacés reçoivent un traitement par agoniste des opiacés, soit à la méthadone ou à la buprénorphine. Si ces médicaments ne sont pas accessibles, d'autres préparations opiacées à libération prolongée peuvent être envisagées (I-A).
8. La désintoxication aux opiacés devrait être réservée à certaines femmes en raison du risque élevé de rechute (II-2B).
9. Les femmes dépendantes aux opiacés devraient être avisées que les nouveau-nés exposés à l'héroïne, aux opiacés d'ordonnance, à la méthadone ou à la buprénorphine pendant la grossesse font l'objet d'une étroite surveillance visant à déceler les signes et symptômes du syndrome de sevrage néonatal, ou syndrome d'abstinence néonatale (II-2B). Les hôpitaux offrant des soins obstétricaux devraient élaborer un protocole d'évaluation et de prise en charge des nouveau-nés exposés aux opiacés pendant la grossesse (III-B).
10. Les femmes qui tombent enceintes pendant un traitement de substitution à la méthadone devraient poursuivre leur traitement et ne pas passer à la buprénorphine en raison du risque de sevrage (I-A).
11. Les femmes qui tombent enceintes pendant leur traitement de buprénorphine-naloxone devraient passer à un traitement de buprénorphine seulement, mais continuer de prendre le médicament combiné jusqu'à ce qu'elles puissent commencer leur nouveau traitement. Les femmes traitées à la buprénorphine ne devraient passer à la méthadone que si elles n'ont plus accès au médicament ou sentent qu'elles ne répondent pas au traitement (II-1A).
12. Les fournisseurs de soins devraient recommander aux femmes enceintes de cesser ou de réduire leur consommation de cannabis durant la grossesse pour prévenir les problèmes cognitifs et comportementaux à long terme chez leur enfant (II-1A).
13. La planification prénatale de l'analgésie intrapartum et postpartum peut être offerte à toutes les femmes, en consultation avec les fournisseurs de soins concernés (III-B).
14. Les femmes enceintes qui reçoivent un traitement par agoniste des opiacés et qui n'ont pas de contre-indication absolue à l'allaitement devraient être incitées à allaiter, peu importe leur dose thérapeutique (II-2B). Celles qui consomment de l'alcool ou d'autres drogues devraient être encouragées à cesser toute consommation pendant la période d'allaitement, et il faudrait soupeser avec elles les risques et avantages de cette pratique par opposition au risque lié à l'exposition aux substances psychoactives dans le lait maternel (II-2B).

Droit d'auteur :

Les droits d'auteur de ce guide et les documents d'accompagnement appartiennent à : Société des obstétriciens et gynécologues du Canada

Avertissement :
Tous les éléments du contenu sont présentés à titre informatif et éducatif seulement et ne remplacent en rien les conseils d'un médecin. Joule se dégage de toute responsabilité civile ou légale découlant de toute erreur ou omission, ou de l'utilisation de tout renseignement contenu aux présentes.

Discutez de ce CPG

Partagez vos idées et vos connaissances sur ce sujet.