Association médicale canadienne

Victoria (C.-B.); Université de Toronto, 1947; obstétrique et gynécologie; Ordre du Canada. Décédé le 29 mai 2021 à l’âge de 97 ans. Il laisse dans le deuil 4 enfants, 7 petits-enfants et un arrière-petit-enfant. « Alors qu’il était jeune étudiant en médecine, Murray a développé une passion pour l’art de l’accouchement, ce qui l’a poussé à transformer les soins de maternité au Canada et à influer sur les soins et l’épidémiologie dans le monde entier. En 1955, la famille s’est installée à Hamilton, où Murray est finalement devenu chef du service d’obstétrique à l’Hôpital St. Joseph. Lorsque l’Université McMaster a ouvert sa faculté de médecine novatrice, Murray s’est joint au corps professoral et a commencé sa transition vers l’étude universitaire de l’obstétrique en appui aux soins de maternité axés sur la famille. “Les éléments probants constituent la meilleure des rhétoriques”, se plaisait à répéter Murray. Il a été l’un des premiers à adopter des pratiques alors controversées comme la préparation à l’accouchement, l’accouchement dans la salle de travail, la présence des pères à la naissance et la cohabitation de la mère et de son nouveau-né. Il a également participé à des mouvements internationaux de préparation à l’accouchement et a été nommé “sage-femme honoraire” par les sages-femmes, qu’il a soutenues dans leurs efforts pour faire reconnaître leur profession au Canada. Murray était un pionnier de la médecine factuelle, mais il était aussi un éternel iconoclaste, ce qui l’a poussé à remettre en question la prédominance des preuves statistiques par rapport aux récits personnels. Il s’est intéressé de plus en plus à la mort et au fait de mourir, allant même jusqu’à inventer le mot “tokothanatologie”, soit l’étude des similitudes entre la naissance et la mort. L’une des phrases préférées de Murray était une citation de George Santayana : “Il n’y a aucun remède contre la naissance et la mort, sinon de profiter de la période qui les sépare.” »

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