Association médicale canadienne

 Calgary (Alb.); Université Queen’s, 1998; urologie. Décédé du cancer du pancréas le 30 août 2021 à l’âge de 48 ans. Il laisse dans le deuil son épouse et partenaire, la Dre Julie Hong, et deux enfants. La Dre Hong affirme que son mari a laissé derrière lui d’« innombrables leçons de vie » durant sa carrière. « Il savait que la personne la plus importante dans la salle d’opération, c’était le patient. Quand il apprenait de nouvelles compétences et techniques, il trouvait cela extrêmement frustrant, allant même jusqu’à vouloir tout abandonner plus d’une fois. Il devait sortir de sa zone de confort avec chaque nouvelle technique, mais il savait que la croissance vient avec l’inconfort. Il essayait constamment de travailler sur des cas difficiles, même si cela lui demandait de vivre une certaine forme d’inconfort. Toutefois, il ne s’éloignait jamais trop de sa zone d’expertise puisqu’il savait que cela pourrait avoir un impact négatif sur la vie de ses patients. Lorsqu’il a commencé ses traitements de chimiothérapie, il a arrêté d’exercer. Tel était son discours : “La salle d’opération, ce n’est pas une partie de plaisir. La vie des gens est en jeu. Je ne voudrais surtout pas causer de tort à autrui en raison de mes problèmes de santé.” Il conseillait aux nouveaux urologues de prendre des cas plus simples au départ, de se familiariser avec la profession, puis d’aller de plus en plus loin, tranquillement. Il s’efforçait toujours de devenir un meilleur chirurgien et n’a jamais cessé d’apprendre. Il a passé d’innombrables heures à revoir ses propres interventions sur vidéo, à prendre des notes et à trouver des moyens de s’améliorer. Il étudiait les dossiers plusieurs jours avant l’intervention, informant les anesthésistes et le personnel infirmier de toute difficulté potentielle. Puisqu’il était préparé et qu’il communiquait avec tout le monde à l’avance, il réussissait la plupart de ses interventions. Lorsqu’un incident survenait, il en assumait toute la responsabilité. Il se sentait coupable, sans être paralysé. Il avait compris que son malaise importait peu; tout ce qui comptait, c’était le patient. Il mettait de côté son ego et faisait tout ce qu’il pouvait pour réparer ses erreurs. Chaque fois que se présentait une situation de crise dans la salle d’opération, il assumait son rôle de chef d’équipe et s’efforçait de changer l’ambiance dans la pièce. Il savait que la colère et la panique ne pouvaient que nuire à tout le monde. Il demeurait calme en temps de crise parce qu’il savait que son attitude aurait une incidence directe sur le résultat de l’intervention. Ce n’était jamais le chaos quand on travaillait avec lui. La première chose qu’il faisait après une intervention, c’était d’appeler les proches de chaque patient. Il savait à quel point ils seraient inquiets. Il appelait même après une simple circoncision. Dans les moments difficiles, il demandait toujours de l’aide. Il ne s’en faisait pas pour son ego ou sa réputation – il savait qu’il ne s’agissait pas de lui. Il savait à quel point il pouvait être utile de demander de l’aide. Il savait qu’il s’était entouré de gens formidables sur lesquels il pouvait compter. Il disait toujours ce qu’il avait à l’esprit et prenait la défense des causes qu’il estimait justes. Il le faisait par respect pour tout le monde avec qui il travaillait. Il respectait suffisamment les gens pour leur donner une chance de grandir en leur disant : “Hé, ce que vous faites n’est pas bien. Faites un choix différent, faites le choix de la guérison.” Ce faisant, il s’était entouré de gens qu’il admirait, respectait et aimait profondément, en qui il avait confiance. Il voulait que les gens sachent qu’en tant qu’ami, collègue et médecin, on pouvait toujours compter sur lui pour venir à la rescousse. Voilà la véritable personnalité du Dr Kawakami, et voilà son héritage. Il nous dit comment se comporter, comment vivre et comment aimer. »

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