Association médicale canadienne

Les communautés d’intérêts sont une façon pour les médecins, les apprenants en médecine, les patients et les professionnels de la santé de partout au Canada de créer des liens et d’échanger des ressources, des expériences et des pratiques exemplaires.

En 2018, l’AMC a mis sur pied un programme de subventions pour soutenir les communautés nouvelles et existantes. En juillet, cinq subventions ont été remises à des membres de l’AMC qui travaillaient à constituer des communautés d’intérêts visant les thèmes suivants : santé des Autochtones, équité en médecine, usage de substances psychotropes, aide médicale à mourir et soins médicaux aux populations vulnérables.

Voici le troisième d’une série de profils sur chacune des communautés d’intérêts subventionnées par l’AMC.

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Tout au long de sa carrière, la Dre Stefanie Green s’est fait un devoir de créer des liens et d’échanger avec d’autres médecins.

Il y a vingt ans, lorsqu’elle a commencé à travailler dans les soins à la mère et au nouveau-né, elle s’est jointe à une liste de diffusion électronique regroupant des obstétriciens de partout au Canada. Elle pouvait ainsi échanger avec des mentors et des collègues sur divers enjeux liés aux soins, par exemple le traitement de l’hypertension durant la grossesse.

En 2016, la Dre Green a de nouveau été appelée à rechercher ce genre de soutien, cette fois en tant que médecin fournissant l’aide médicale à mourir.

« C’était tout nouveau, c’était intimidant, c’était une chose qui n’avait jamais été faite auparavant et nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre, explique la Dre Green. Il était essentiel de former un petit groupe qui pouvait s’entraider. »

Ce petit groupe de médecins offrant l’aide médicale à mourir s’est rapidement agrandi pour finalement devenir une organisation nationale sans but lucratif d’évaluateurs et fournisseurs d’aide médicale à mourir, la Canadian Association of MAID Assessors and Providers (CAMAP). En deux ans seulement, le groupe cofondé par la Dre Green a attiré 300 membres venant de toutes les provinces et territoires.

Pourtant, jusqu’à tout récemment, la liste de diffusion électronique de la CAMAP n’était accessible qu’aux fournisseurs, soit les professionnels de la santé qui administrent les médicaments mettant fin à la vie des patients.

Maintenant, grâce à une subvention aux communautés d’intérêts de l’AMC, la Dre Green pourra élargir le groupe de la CAMAP afin d’offrir un soutien professionnel par les pairs à la communauté élargie de l’aide médicale à mourir : les évaluateurs chargés de voir si un patient est admissible, les infirmières, les pharmaciens, les audiologistes et orthophonistes, les administrateurs, les avocats, les travailleurs sociaux et les conseillers travaillant dans le domaine.

« Nous voulions élargir notre communauté de façon à inclure tous les membres de l’équipe de l’aide médicale à mourir, parce que tous ces intervenants ont un rôle très important à jouer et peuvent s’influencer mutuellement. »

La Dre Green utilise la subvention pour créer un « forum national en ligne » comportant divers niveaux d’accès. Tous les membres de la CAMAP auront accès à un forum général sur l’aide médicale à mourir et pourront interagir avec quiconque a accès à cet espace. En plus de ce forum, il y aura un forum sécurisé spécifiquement pour les évaluateurs, de même qu’un forum réservé aux fournisseurs.

Le financement de l’AMC est également utilisé pour former des modérateurs pour chacun des forums, pour mettre à niveau les logiciels et pour augmenter le nombre de fils de discussion afin d’aborder un large éventail d’enjeux liés à l’aide médicale à mourir.

« Les différents membres de l’équipe sont confrontés à des enjeux uniques et je crois qu’ils pourront bénéficier de leurs échanges avec des pairs de partout au pays et de leur participation à la discussion générale sur l’aide médicale à mourir avec toute l’équipe. J’espère enrichir le forum pour que tout cela soit possible », affirme la Dre Green.

La Dre Green se considère comme une professionnelle chevronnée dans la prestation de l’aide médicale à mourir puisqu’elle a assisté plus de 100 patients ayant eu recours à ce service en Colombie-Britannique au cours des deux dernières années. Puisque de plus en plus de Canadiens demandent ce type de soins de fin de vie, précisetelle, les médecins de famille sont de plus en plus nombreux à choisir d’y participer.

Elle voit la communauté d’intérêts sur l’aide médicale à mourir comme l’espace idéal pour aider ces médecins à trouver des réponses.

« Puisqu’il s’agit d’un nouveau domaine de la médecine, les médecins ont plus tendance à utiliser cette ressource pour demander conseil à leurs pairs ayant déjà de l’expérience en la matière », indique la Dre Green.

« Ce type de soutien peut aider à apaiser l’incertitude et les craintes liées à ce nouveau domaine. »

Pour en savoir plus ou pour vous joindre à la communauté d’intérêts sur l’aide médicale à mourir*, écrivez-nous à votrevoix@amc.ca

* Veuillez noter que vous devez être membre de la CAMAP pour vous joindre à cette communauté d’intérêts.

Le président désigné de l’AMC discute d’aide médicale à mourir avec des parlementaires britanniques

Le Dr Sandy Buchman, président désigné de l’AMC, s’est rendu au Royaume-Uni ce mois-ci pour discuter de l’expérience du Canada en matière d’aide médicale à mourir avec des députés de Londres et d’Écosse. Le Dr Buchman a décrit le rôle joué par l’AMC dans l’élaboration de la législation fédérale et a présenté les vastes consultations qu’elle a menées auprès de ses membres et du public. Il a également parlé de son expérience personnelle en tant que médecin et a souligné les défis d’ordre éthique et pratique liés à la mise en œuvre de l’aide médicale à mourir.


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