Association médicale canadienne

Parlons-en! Consultations sur les soins de santé privés et publics au Canada

Des millions de Canadiens ne reçoivent pas les soins de santé dont ils ont besoin, au moment où ils en ont besoin.

Certaines provinces comblent les manques du système de santé en faisant davantage appel au secteur privé, tandis que d’autres choisissent plutôt de s’en éloigner.

Il est crucial de comprendre ce que tout cela signifie. L’Association médicale canadienne (AMC) estime que nous devons nous exprimer maintenant sur le système de santé que nous voulons, en nous fondant sur une compréhension commune de notre système actuel et des grands enjeux que sont l’accès, l’équité, la qualité et la capacité.

En 2023 et en 2024, l’AMC organisera des dialogues ciblés sur l’équilibre entre les soins de santé privés et publics au Canada avec des patients, des patientes et des médecins, et abordera la question plus largement dans le cadre d’assemblées publiques présentées par The Globe and Mail. Elle cherchera ainsi à informer la population canadienne, à la mobiliser et à s’inspirer de ce que celle-ci lui aura dit pour orienter ses politiques et ses activités de représentation à l’échelle nationale.

Regroupant des médecins exerçant en milieu urbain, rural ou éloigné de partout au Canada, l’AMC est particulièrement bien placée pour mener des discussions approfondies et constructives sur les grandes priorités en matière de santé : offrir à la patientèle un accès équitable aux soins dont elle a besoin, et au personnel de la santé, la possibilité de s’épanouir dans un environnement de travail sain.


Document d’introduction sur les soins publics-privés

Ce que nous entendons par « soins de santé publics et privés » au Canada

Transcription

La population du Canada est vieillissante, les besoins en santé sont plus complexes que jamais, et il n’y a PAS assez de travailleurs et travailleuses de la santé. Beaucoup de gens n’ont pas accès aux soins dont ils ont besoin. Des gouvernements font donc appel au secteur privé. Faut-il revoir la combinaison de soins publics et privés au Canada? L’Association médicale canadienne estime qu’il est temps d’en parler

Chaque Canadien et chaque Canadienne, peu importe sa capacité de payer, a accès aux services hospitaliers, médicaux et diagnostiques, comme les radiographies et les analyses sanguines.

Cependant, chaque province et territoire peut déterminer comment les services sont fournis et ce qui est ou non couvert par le régime public.

Il peut s’agir des services qui ne sont couverts par aucun ordre de gouvernement, comme la physiothérapie payée par une assurance collective ou la chirurgie esthétique payée par la personne elle-même. Il peut aussi s’agir de services publics fournis par des établissements ou des prestataires privés.

Par exemple : Certains gouvernements confient des interventions spécialisées comme les chirurgies de la cataracte, à des établissements privés. On peut également se faire vacciner contre la grippe dans des pharmacies à but lucratif.

Prenons l’exemple de l’IRM. Comme nous l’avons dit, au Canada, tout le monde doit avoir accès aux services diagnostiques, peu importe sa capacité de payer. Mais si ce n’est pas considéré comme urgent, on peut devoir attendre longtemps… très longtemps.

En Alberta, au Québec et au Nouveau-Brunswick, quelqu’un peut payer une clinique privée pour obtenir un examen d’IRM avant ceux et celles qui ne paient pas.

C’est aussi possible en Saskatchewan, mais les cliniques doivent, pour chaque examen payé par des fonds privés, offrir une place à une personne dont le nom figure sur la liste d’attente du système public.

La personne résidant dans une province ou un territoire n’offrant pas cette option payante peut tout de même s’en prévaloir, mais elle devra se rendre ailleurs au Canada, voire dans un autre pays.

En 2022, 72 % des soins de santé étaient payés par le gouvernement, 15 % par l’entremise d’une assurance privée, 11 % par les patientes et les patients eux-mêmes et 2 % par d’autres sources, par exemple des dons. En moyenne, les Canadiens et les Canadiennes déboursent plus de 1 000 $ par année pour des soins de santé.

En février 2023, l’Institut Angus Reid a sondé la population canadienne quant à la possibilité d’accroître la place du privé dans le financement et la prestation des soins : 28 % des personnes répondantes estiment que la privatisation est un changement nécessaire, 33 % reconnaissent les avantages à la fois des soins publics et des soins privés et 39 % sont en faveur d’un régime entièrement ou presque entièrement public.

L’AMC souhaite connaître le point de vue des patients et patientes, des médecins et des autres professionnel(le)s de la santé sur la combinaison de soins publics et privés au Canada.

Glossaire

Termes couramment utilisés dans les discussions sur les soins publics et privés

Retrait du régime public

Règles encadrant la médecine privée dans les provinces et les territoires

Situation à l’étranger

Comparaison du recours aux soins publics et aux soins privés entre le Canada et cinq autres pays membres de l’OCDE

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« Nous voulons comprendre ce qui est le plus important pour toute la population canadienne, et nous assurer que les solutions urgentes à la crise des soins de santé sont fondées sur les expériences des personnes qui ont recours aux systèmes de santé ou qui y travaillent. »

– Dre Kathleen Ross, présidente de l’AMC


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